Kirby Dach échangé: la carte de Kent Hughes à Calgary et Vancouver

Kirby Dach échangé: la carte de Kent Hughes à Calgary et Vancouver

Par David Garel le 2026-01-09

Le Canadien n’avait pas d’entraînement officiel ce matin, mais le Complexe CN n’était pas vide pour autant. Au contraire.

Comme souvent dans ce genre de moment, ce sont les blessés qui racontent la vraie histoire. Et cette histoire-là commence à devenir lourde pour l’attaque montréalaise, coincée entre des retours imminents, une formule gagnante difficile à briser et un nom qui refuse de disparaître des rumeurs de transactions : celui de Kirby Dach.

Le cas Dach demeure franchement étrange. Officiellement, on parle désormais d’une absence qui pourrait s’étirer jusqu’à huit semaines.

Huit semaines qui nous amènent… au 11 janvier. Dans deux jours. Or, Dach n’a toujours pas reçu le feu vert. Il patine, oui, mais avec prudence. Il porte encore une botte lorsqu’il marche. Et surtout, il n’a jamais été intégré à un entraînement collectif, même partiel.

Ce matin, toutefois, selon ce qui a été observé sur la glace à Brossard, il avait davantage l’air d’un joueur régulier que d’un blessé en mode protection maximale.

Il s'est même permis quelques tasses de café double crème avec ses feintes:

Un pas de plus, peut-être. Mais pas encore une déclaration claire.

Et pendant que le Canadien joue la carte de la prudence publiquement, le nom de Dach continue de circuler sur le marché. C’est là que ça devient excitant... et inquiétant pour le clan Dach.

À Calgary, on n’a jamais cessé de le surveiller. Les Flames le regardaient avant la blessure dans les négociations pour Nazem Kadri. Ils le regardent encore maintenant.

Même chose du côté de Canucks de Vancouver, où son profil demeure intrigant dans certaines discussions secondaires, notamment dans des scénarios impliquant Kiefer Sherwood.

Qu’un joueur blessé, sans date de retour officielle, demeure aussi présent dans les conversations en dit long sur deux choses : son talent… et l’incertitude qui plane sur sa place réelle à Montréal.

Cette incertitude est accentuée par la congestion qui s’en vient à l’attaque. Parce que pendant que Dach avance lentement, d’autres se rapprochent à grands pas.

Jake Evans a patiné ce matin avec son équipement complet. Il n’est pas encore prêt, mais il est clairement sur la bonne voie, alors que sa blessure atteindra le cap des quatre semaines le 17 janvier.

Josh Anderson, lui, demeure absent et mystérieux, sans mise à jour officielle depuis le match du 1er janvier qu’il n’a pas terminé.

Quant à Patrik Laine, il n’était pas sur la glace aujourd’hui, mais son échéancier (fin janvier ou début février) approche rapidement, juste autour de la pause olympique. Difficile d’imaginer qu’il ne pousse pas pour revenir avant.

Ajoutez à ça Alex Newhook, qui est encore loin mais qui finira lui aussi par revenir, et vous obtenez un casse-tête offensif réel.

Tous ces retours vont créer de la pression. Et on l’a senti ce matin avec la présence d’Owen Beck sur la glace avec les blessés. Geste volontaire ou message subtil? Difficile à dire. Mais dans un alignement qui gagne et qui joue de la bonne façon, chaque joueur sait que sa chaise peut devenir inconfortable rapidement.

Beck sait trop bien qu'il sera rétrogradé bientôt à Laval, lui qui a joué à peine 7 minutes hier.

À la ligne bleue, Kaiden Guhle est probablement le plus près d’un retour. Il avait l’air en forme ce matin, et avec Adam Engström retourné à Laval, son retour semble imminent. La seule question est le moment… et le partenaire. Parce que replacer Guhle, c’est aussi brasser des duos qui fonctionnent.

Tout ça ramène au même point central : le Canadien approche d’un moment de vérité. Les blessés reviennent. L’alignement est congestionné. Les décisions difficiles s’en viennent. Kent Hughes veut un attaquant robuste sur le marché des transactions pour les séries.

Et dans ce contexte-là, le fait que Kirby Dach soit encore activement surveillé par Calgary et Vancouver n’est pas un simple détail. C'est un signal que le CH fait tout pour obtenir le fameux attaquant qui frappe tout ce qui bouge (Sherwood ou Blake Coleman).

Un signal que, malgré les discours rassurants, l'avenir de Dach à Montréal n’est toujours pas verrouillé. Et plus les autres reviennent en santé, plus cette réalité risque de devenir impossible à ignorer.