Kirill Marchenko prêt pour Montréal : il vient de passer un test important

Kirill Marchenko prêt pour Montréal : il vient de passer un test important

William Petit Lemay
Le 2026-09-19

Kirill Marchenko vient peut-être de passer un test qui n’a rien à voir avec la patinoire, mais qui pourrait avoir beaucoup d’importance s’il débarque un jour à Montréal.

Depuis plusieurs jours, l’attaquant des Blue Jackets est au centre de toutes les discussions concernant son avenir. Son contrat arrive à échéance, les rumeurs de transaction continuent de circuler et son nom est associé au Canadien de Montréal.

Puis, il y a eu cette conférence de presse à Columbus.

Marchenko a été bombardé de questions sur son avenir. Où veut-il jouer? Souhaite-t-il rester avec les Blue Jackets? Est-ce qu’il prévoit signer une prolongation? Que pense-t-il de sa situation?

Sa stratégie a été claire : il ne voulait parler que de hockey.

À plusieurs reprises, le Russe a évité les questions concernant son avenir. Il a notamment répondu qu’il voulait simplement jouer au hockey et qu’il laissait les questions contractuelles à son agent Dan Milstein et au directeur général Don Waddell.

Cette attitude a fait réagir.

Certains ont trouvé ses réponses arrogantes ou désinvoltes. D’autres ont plutôt vu un joueur qui refuse de se laisser entraîner dans un dossier qui ne concerne pas directement son travail sur la glace.

Pour Montréal, cette scène peut toutefois être interprétée autrement.

Le marché montréalais est reconnu pour sa couverture médiatique constante. Le Canadien est suivi quotidiennement par une importante quantité de journalistes, de médias et de partisans. Les joueurs sont questionnés sur leurs performances, leurs contrats, leurs rôles, leurs relations avec les entraîneurs et parfois même sur des décisions qui ne leur appartiennent pas.

La pression ne disparaît jamais complètement.

Marchenko vient justement de démontrer qu’il est capable de se présenter devant les médias alors que son avenir fait l’objet de nombreuses discussions, puis de garder le contrôle de son discours.

Pour une organisation comme le Canadien, cette capacité peut être intéressante.

Un joueur qui arrive à Montréal doit être capable de vivre avec les questions répétées. Une mauvaise séquence peut rapidement devenir un sujet de discussion. Une réponse maladroite peut faire le tour des réseaux sociaux. Une déclaration sur son utilisation peut alimenter plusieurs journées de couverture.

Marchenko vient de connaître cette expérience à Columbus.

Il ne s’est pas caché. Il s’est présenté devant les journalistes, il a répondu aux questions, puis il a maintenu sa ligne de conduite malgré les nombreuses tentatives pour lui faire parler de son avenir.

Le défi serait évidemment différent à Montréal, où l’attention serait encore plus importante.

Cela ne garantit absolument pas qu’il réagirait de la même manière avec le Canadien. Toutefois, cette conférence donne un premier aperçu de sa personnalité devant une forte pression médiatique.

Sur la glace, son arrivée à Montréal soulèverait aussi une question importante : où pourrait-il jouer?

Le top-6 commence déjà à être bien rempli avec Cole Caufield, Nick Suzuki, Chris Kreider, Juraj Slafkovsky et Ivan Demidov. Alex Newhook, Zachary Bolduc, Josh Anderson et Kirby Dach font également partie des options à l’attaque.

Le besoin le plus évident demeure au centre.

C’est précisément ce qui rend le dossier Marchenko aussi particulier. Le Canadien pourrait vouloir l’attaquant russe, mais son arrivée obligerait Martin St-Louis à revoir certaines combinaisons.

Une association avec Demidov ferait rêver plusieurs partisans. Les deux joueurs possèdent une créativité offensive intéressante et Marchenko apporterait du gabarit, de la vitesse et une présence devant le filet.

Mais avant de penser aux trios, Kent Hughes doit encore trouver une façon de l’obtenir.

Pour l’instant, aucune transaction n’est confirmée.

Marchenko continue de faire parler de lui à Columbus, alors que Montréal demeure au centre des spéculations. Sa conférence de presse n’a donc pas réglé son avenir.

Elle a toutefois montré une chose intéressante : lorsqu’un joueur est placé sous pression, Marchenko ne paraît pas particulièrement pressé de céder.

Pour un marché comme Montréal, ce pourrait être une qualité importante.

À suivre...