Cette fois, ce n’est pas une impression.
Ce n’est pas un ressenti.
Ce n’est pas un “on entend que”.
Selon David Pagnotta, qui a parlé à des gens des deux côtés, les Canadiens s’attendent à échanger Patrik Laine. Et Laine, lui, s’attend à être échangé d’ici la date limite. Quand l’information vient d’une source crédible et branchée comme ça, ce n’est plus du bruit.
David Pagnotta: Re Patrik Laine: I talked to people on both sides, they expect to trade him, and I think Laine expects to be moved by the deadline - Morning Cuppa Hockey (2/26)
— NHL Rumour Report (@NHLRumourReport) February 28, 2026
C’est un signal.
Et le signal est clair.
C’est terminé.
Patrik Laine a fait ses valises.
Regardons froidement la situation.
Pour la saison 2025-2026, Laine touche 9,1 millions de dollars en salaire, en plus d’une prime à la signature de 2 millions.
En argent réel, c’est énorme.
En perception hockey, par contre, c’est devenu lourd.
Très lourd.
Parce qu’aujourd’hui, sur le marché, Laine n’a pratiquement aucune valeur positive. Les équipes ne voient plus le sniper automatique. Elles voient un contrat massif, un joueur que son entraîneur ne veut plus habiller et un dossier devenu toxique à Montréal.
Et pendant que tout le monde débat, Laine, lui, ne perd rien.
Il est payé.
Il patine.
Il s’entraîne.
Il attend.
Il est chez lui, tranquille, pendant que son agent explore les options.
Los Angeles. Caroline. Peut-être ailleurs. Peu importe.
Le téléphone va sonner.
La question n’est plus “si”. C’est “quand”.
Pendant ce temps, Kent Hughes et Jeff Gorton sont coincés. Parce qu’ils savent que Laine ne vaut plus grand-chose. Mais ils refusent de le donner pour rien. Sauf que plus tu attends, plus ta marge de manœuvre fond. Le 6 mars approche à vitesse grand V.
Moins d’une semaine.
Après ça, le camouflage administratif ne sert plus à rien.
Après ça, tout le monde verra officiellement que Laine est devenu le 23e attaquant.
Un luxe inutile.
Et c’est là que la situation devient presque ironique.
On a l’impression que la direction rit de lui en le laissant sur la passerelle, en le plaçant même à la défense en pratique parce qu’il n’y a plus de place à l’attaque. Mais en réalité, c’est peut-être Laine qui rit intérieurement. Parce que quoi qu’il arrive, il encaisse son 9,1 millions et sa prime de 2 millions.
Il ne force rien. Il n’a aucune pression financière.
Si Montréal ne trouve pas preneur, il reste. Il termine la saison payé comme une vedette. Il regarde les séries de haut.
Qui est vraiment coincé?
Pas lui.
Hughes et Gorton n’ont plus le luxe d’attendre.
Garder Laine bloque la flexibilité. Bloque les ajouts. Bloque la créativité à la date limite.
Le Canadien veut avancer, veut pousser pour les séries, veut solidifier son groupe. Impossible de le faire pleinement avec un contrat de cette taille qui ne sert à rien sur la glace.
Et le vestiaire observe.
Un joueur à 11 millions en argent réel cette année qui ne joue pas. Un entraîneur qui parle de standards et de compétition. Une chaise vide. Un message envoyé.
La vérité est brutale : Martin St-Louis ne veut plus l’habiller. Il n’entre plus dans le plan. La profondeur à l’attaque l’a dépassé. Demidov est là. Newhook est revenu. Texier a pris de l’espace. Laine, lui, a glissé hors du portrait.
Lentement.
Silencieusement.
Définitivement.
Et si Hughes refuse de bouger parce que la valeur offerte est trop basse?
Alors Laine restera. 23e attaquant.
Dossier administratif.
Peut-être même encore défenseur en pratique. Et il regardera le plafond pendant que le Canadien expliquera pourquoi un joueur à ce salaire n’est plus une option hockey.
Ce n’est plus une question d’émotion.
C’est une question d’affaires.
Garder Laine coûte en flexibilité.
L’échanger coûte en retour faible.
Mais ne rien faire coûte encore plus cher à long terme.
Hughes et Gorton doivent accepter une réalité inconfortable : la valeur d’un actif, c’est ce que le marché est prêt à payer.
Pas ce que tu espères.
Laine, lui, est prêt.
Ses valises sont faites.
Son agent travaille.
Il attend l’appel.
Le compte à rebours est lancé.
Et cette fois, il n’y a plus de retour en arrière.
Ouch...
