La porte de sortie pour Kirby Dach: c'est la fin

La porte de sortie pour Kirby Dach: c'est la fin

Par David Garel le 2026-03-30

Le ciel est en train de tomber sur la tête de Kirby Dach. Et cette fois, ce n’est pas une exagération médiatique, ce n’est pas une tempête passagère, ce n’est pas une mauvaise séquence qu’on peut expliquer ou excuser. C’est une réalité qui s’impose de partout, en même temps, sans coordination : le Québec est passé à autre chose.

Il y a encore quelques mois, son nom divisait. Certains y croyaient, parlaient de potentiel, de relance, de patience. Aujourd’hui, même ce débat-là a disparu. Les partisans ne s’indignent plus. Les médias traditionnels n’insistent plus. Les médias indépendants ne le défendent plus.

Le silence s’est installé, et dans le sport professionnel, ce silence-là est souvent plus violent que toutes les critiques.

Parce qu’il signifie une chose : on ne t’attend plus.

Sur la glace, la situation est encore plus cruelle. Le Canadien gagne. L’équipe enchaîne les victoires. Les trios trouvent leur chimie. Des joueurs comme Zachary Bolduc ou Joe Veleno s’imposent dans des rôles clairs. Même les joueurs de soutien répondent présents. Il n’y a plus de trou à combler, plus de place évidente à offrir.

Et pendant ce temps-là, Dach regarde ça de l’extérieur.

Oui, il patine. Oui, il s’entraîne. Oui, il pourrait revenir bientôt.

Mais revenir où, exactement? Qui tu sors, honnêtement, dans l’alignement actuel? Qui tu enlèves dans une équipe qui gagne pour faire de la place à un joueur qui, même quand il était en santé, n’a jamais réussi à s’imposer avec constance?

Surtout qu'Alexandre Texier est lui aussi à deux doigts de revenir:

C’est là que le malaise devient impossible à ignorer.

Parce que même son profil ne joue plus en sa faveur. On parle d’un joueur souvent blessé, incapable d’enchaîner les séquences, qui n’a jamais vraiment développé une identité claire. Pas un marqueur naturel. Pas un joueur physique dominant. Pas un centre élite défensivement. Toujours entre deux chaises.

Et maintenant, dépassé dans la hiérarchie.

Même symboliquement, tout s’effondre. Le concours d’habiletés, où il n’arrive même pas à toucher les cibles, a laissé une image dure.

Une image qui colle. Celle d’un joueur qui n’a pas le niveau attendu. Et dans un marché comme Montréal, ces moments-là ne s’oublient pas.

Ajoute à ça les rumeurs persistantes sur son attitude prétentieuse, ce détachement qui dérange, cette impression qu’il est narcissique, qu'il s'aime beaucoup trop, et tu comprends pourquoi la patience est épuisée.

Et là, la question devient inévitable.

Est-ce qu’il a déjà joué son dernier match avec les Canadiens de Montréal?

Parce que même en revenant en santé, rien ne garantit une place. Rien ne garantit du temps de jeu. Rien ne garantit la confiance de Martin St-Louis.

Au contraire.

Il y a aussi une réalité contractuelle qui vient sceller le dossier de Kirby Dach, et elle est impossible à contourner.

Son contrat de 3,362 millions de dollars arrive à échéance à l’été 2026. Il deviendra joueur autonome avec compensation. Et dans un monde normal, ça devrait donner un certain levier au Canadien de Montréal. Une marge de manœuvre. Une possibilité de négocier, de contrôler le processus.

Mais ici, on n’est plus dans un monde normal.

Parce que tout le monde sait que c’est terminé.

Le Canadien ne peut pas se permettre de le perdre pour rien, mais il ne peut pas non plus faire semblant qu’il fait encore partie du futur.

Il va donc falloir agir. Le qualifier, oui… mais uniquement dans l’optique de l’échanger. Parce que le garder un an de plus sans conviction, dans un rôle flou, dans un vestiaire qui a déjà tourné la page, ce serait reculer.

Cette organisation va devoir accepter qu’elle a sacrifié un prodige comme Frank Nazar dans cette transaction. À l’époque, on parlait d’un pari sur le talent, sur le potentiel, sur un joueur capable de relancer sa carrière à Montréal.

Aujourd’hui, ce pari ne tient plus.

Même à l’interne, même dans l’organigramme, même dans les discussions autour du club, il n’est plus une priorité. Il est dépassé. Remplaçable. Et surtout, il ne suscite plus rien. Ni excitation. Ni débat. Ni attachement.

Et ça, c’est le signal le plus clair.

Parce qu’un joueur peut survivre à la critique.

Un joueur peut survivre à la pression.

Mais quand il devient indifférent aux yeux de tout le monde…

La suite est déjà écrite.

Le Canadien va tourner la page.

Pas dans le bruit. Pas dans le drame. Mais dans une décision froide, logique, inévitable.

Et Kirby Dach, lui, va quitter Montréal avec ce goût amer : celui d’un projet qui n’a jamais vraiment pris vie.

Un... flop...