Le classement est en train de devenir un piège.
Pendant des semaines, le Canadien de Montréal contrôlait sa destinée. Une avance confortable, une impression que la reconstruction venait enfin d’aboutir à quelque chose de concret. Mais aujourd’hui, tout ça est en train de s’effriter… dangereusement.
Le CH est encore en séries. Techniquement.
Troisième dans l’Atlantique. 84 points en 68 matchs.
Mais derrière ce chiffre-là se cache une réalité beaucoup plus inquiétante.
Les Bruins de Boston : 84 points… en 69 matchs.
Les Red Wings de Detroit : 84 points… en 69 matchs.
Même total. Mais un match de plus.
If you had bet me $1,000,000 in October that this would be the east playoff standings in March, I would be out $1,000,000 pic.twitter.com/6VrpoiTZCH
— T (43-19-6) (@tml037) March 20, 2026
Ce qui veut dire que le Canadien tient encore sa place uniquement parce qu’il a une partie en main. Pas parce qu’il domine. Pas parce qu’il contrôle. Parce qu’il est en équilibre.
Et juste derrière?
Les Blue Jackets de Columbus : 83 points en 68 matchs.
Les Islanders de New York : 83 points en 69 matchs.
Un seul point.
Un seul.
Le Canadien de Montréal s’est réveillé à un point d’être exclu des séries.
Un point.
Et ce n’est pas juste théorique. Ce n’est pas un scénario inventé. C’est la réalité brute. Une défaite de plus. Une soirée où les autres gagnent. Et le Canadien tombe.
Complètement.
Ce qui rend la situation encore plus inquiétante, c’est le momentum. Depuis la pause, le CH joue du hockey moyen. Une fiche de 5-5-2. Pendant ce temps, Columbus est en feu. Boston tient le coup. Detroit refuse de mourir. New York pousse.
Tout le monde avance.
Sauf Montréal.
Et là, la question devient énorme.
Si le Canadien rate les séries… qu’est-ce qui arrive avec Martin St-Louis?
Parce que le débat est déjà en train de changer de ton.
Pendant la reconstruction, St-Louis était intouchable. Un enseignant. Un développeur. Un gars de culture. Parfait pour bâtir.
Mais maintenant?
C’est supposé être l’étape suivante.
Gagner.
Et si l’équipe s’écroule au moment le plus important de la saison… la conclusion va être brutale.
Ce n’est pas un coach de moments importants.
Ce n’est pas un coach “clutch”.
Ce n’est pas un gagnant.
C’est ça que le Québec va dire.
Et ce ne sera pas marginal. Ce sera massif.
Parce que tout est en place pour réussir. Le talent est là. Le classement était favorable. L’équipe avait les deux mains sur le volant.
Et malgré ça… elle est en train de glisser.
Oui, son contrat court jusqu’en 2027 à 5 millions de dollars par année. Oui, il ne sera pas congédié cet été.
Mais la vraie question, elle est ailleurs.
Est-ce qu’on va vraiment le prolonger… s’il échoue maintenant?
Parce que ce qui est en train de se passer, ce n’est plus de l’apprentissage. Ce n’est plus de la progression.
C’est un test.
Et pour Martin St-Louis, c’est peut-être le plus gros test de sa carrière derrière le banc.
Parce que s’il échoue…
Le doute va s’installer pour de bon.
Et à Montréal, quand le doute s’installe sur ton coach…
Ça ne disparaît jamais vraiment.
