Pierre-Luc Dubois ne le cache plus. Il veut affronter le Canadien de Montréal en première ronde des séries éliminatoires, et il veut cette revanche plus que tout.
Après avoir été traîné dans la boue par les partisans montréalais, accusé d’avoir manipulé le marché pour obtenir son gros contrat à Los Angeles, le Québécois a été accusé de tout, du traître au cancer du vestiaire.
Tout le monde a dit qu’il avait utilisé le Canadien, qu’il avait monté les enchères pour son contrat avec les Kings, et que finalement, il avait jeté son dévolu sur Los Angeles, un plus grand marché, un plus gros contrat.
Mais aujourd’hui, Pierre-Luc Dubois, fort de son nouvel épanouissement avec les Capitals de Washington, est prêt à faire payer tout le monde.
Et ce n’est pas n’importe qui qui va être la victime de sa revanche : c’est le CH, cette organisation qui lui a tourné le dos, et les partisans qui l’ont réduit au rang de traître.
L’attaque est personnelle. Dubois n’a jamais oublié.
Ils l’ont traité comme comme un poison. Il ne va pas oublier ça”, confie-t-il avec une lueur dans les yeux.
Depuis son arrivée à Washington, la métamorphose est flagrante. Il n’est plus le même homme. Il est plus confiant, plus affûté, plus motivé que jamais.
Et il sait exactement ce qu’il veut : il veut Montréal. Il veut ce duel. Il veut les affronter en séries. Et il n’hésite pas à dire que cette série serait l’occasion pour lui de “mettre les choses au clair”.
Ce n’est pas un hasard si Pierre-Luc Dubois parle si ouvertement de son désir de croiser le fer avec le Canadien : il a le couteau entre les dents.
Ce qui a véritablement déclenché la transformation de Dubois, c’est sa rencontre avec Spencer Carbery. Ce dernier, bien plus qu’un simple entraîneur, a sauvé non seulement la carrière de Dubois, mais aussi sa vie personnelle.
À Los Angeles, Dubois était perdu. Il se trouvait dans une “zone grise” tout au long de la saison, se sentant déconnecté de l’équipe et de son rôle.
Il ne savait pas où il allait, il ne savait pas ce que l’on attendait de lui. Mais tout a changé à Washington. Carbery a pris le temps de le connaître.
Pas seulement en tant que joueur, mais en tant qu’homme.
“Jamais je n’ai eu une conversation comme ça avec un coach”, confie Dubois, ému, quand il raconte la première rencontre avec Carbery.
Ce n’était pas juste une discussion sur le hockey. Non, Carbery voulait savoir comment il allait, comment sa famille allait, s’il était heureux dans sa vie personnelle. Il lui a offert plus qu’un plan de jeu : il lui a donné un sens à sa carrière et à sa vie.
Cela a changé Dubois. Il ne le cache pas. Il a découvert un coach qui l’a pris en main, qui l’a soutenu, qui l’a guidé, bien au-delà du hockey.
“Il m’a montré que je n’étais pas un numéro, que j’étais un être humain, et ça a fait toute la différence.”
Spencer Carbery est devenu pour lui ce que Martin St-Louis représente pour le Canadien : un mentor, un guide, un coach capable de tirer le meilleur de son joueur.
Le genre d’entraîneur qui transforme non seulement la carrière d’un homme, mais aussi sa vision du monde. Dubois a trouvé en Carbery un coach qui le comprend, et avec cette confiance nouvelle, il a retrouvé le goût de la victoire. Et la revanche contre Montréal est la cerise sur le gâteau.
Mais la vengeance de Pierre-Luc Dubois ne se limitera pas à un simple match. C’est une guerre d’orgueil. Ce n’est pas un simple match de hockey pour lui, c’est un affrontement personnel, une quête de rédemption.
Après avoir été traité comme un traître à Montréal, il est désormais plus déterminé que jamais à prouver que le CH a eu tort de le laisser partir. Il veut les affronter, il veut leur prouver qu’ils ont fait une erreur monumentale en le rejetant.
Et si le Canadien réussit à se qualifier pour les séries, il sera la première cible de Dubois.
Il veut leur faire payer chaque instant de tout ce qu’ils ont dit et fait.
Les Capitals sont prêts. Ils sont en feu, portés par un Alex Ovechkin déterminé à battre le record de Wayne Gretzky. Ovechkin, comme Dubois, a une revanche personnelle à prendre.
L’histoire entre Washington et Montréal est marquée par la défaite de 2010, une défaite amère pour Ovechkin, qui rêve depuis lors de venger cette humiliation.
Et aujourd’hui, Dubois, dans l’ombre de Ovechkin, attend le moment où il pourra faire tomber le Canadien. Pour lui, un affrontement avec le CH en première ronde serait la cerise sur le gâteau. Il sait qu’il a l’équipe pour le faire. Il sait qu’il est prêt. Il est prêt à tout donner pour cette revanche.
Les Capitals de Washington sont l’équipe en forme de l’Est cette saison. Ils sont solidement installés au sommet de la conférence, avec une équipe bien huilée, dirigée par Ovechkin et alimentée par des joueurs comme Dylan Strome et Aliaksei Protas.
Le duo de gardiens Logan Thompson et Charlie Lindgren a répondu présent, et l’équipe est prête pour les séries. Mais il y a quelque chose de particulier avec les Capitals cette saison : malgré leur domination en saison régulière, ils restent vulnérables. Ils sont en quête de rédemption, certes, mais la pression d’Ovechkin pour battre le record de Gretzky pourrait devenir un fardeau.
Et dans une série contre le Canadien, qui jouera sans pression et avec l’énergie du désespoir, Washington pourrait se retrouver à être déstabilisé par l’outsider.
Le Canadien, bien que sous-estimé, possède des atouts. Leur victoire contre les Panthers et leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes de l’Est montrent qu’ils sont capables de tout.
Le seul doute qui subsiste est le gardien de but : Logan Thompson et Charlie Lindgren n’ont pas encore prouvé qu’ils pouvaient être des gardiens de longue durée en séries.
Si Samuel Montembeault se lève au bon moment, les Canadiens peuvent parfaitement voler une série. Mais Dubois ne pense pas une seconde que le CH pourra surprendre.
Dubois doit penser:
"Ils sont bons, mais on les a dans le collimateur. Et on va les détruire. Il n’y aura pas d’upset. Nous sommes prêts.”
Aujourd’hui, Pierre-Luc Dubois est un homme nouveau. Celui qui a été traîné dans la boue à Montréal, celui qui a été accusé de tout et de rien, celui qui a été rejeté par sa propre ville, revient plus fort que jamais.
Et il est prêt à tout pour affronter le Canadien de Montréal, pour prendre sa revanche, pour leur prouver que ce qu’ils ont fait est une erreur monumentale.
Les Capitals sont prêts à tout. Et Pierre-Luc Dubois, avec son couteau entre les dents, sera l’homme qui conduira cette équipe à la victoire.
Si le duel Washington-Montréal se confirme, ne vous méprenez pas : ce ne sera pas qu’un simple affrontement. Ce sera une guerre, une bataille de l’orgueil, et Pierre-Luc Dubois, transformé, est plus que jamais prêt à faire payer Montréal pour tout ce qu’ils lui ont fait.