Toujours le même paradoxe avec Samuel Montembeault.
Capable de te voler un match… incapable de traverser 60 minutes sans glisser une rondelle empoisonnée quelque part.
Ce n’est plus une surprise. C’est devenu une habitude. Une signature.
Parce que le problème, ce n’est pas le talent. Ce n’est pas le gabarit. Ce n’est même pas la technique.
Montembeault est un bon gardien de la Ligue nationale.
Il lit bien le jeu, il bouge bien latéralement, il a de bonnes séquences, parfois même de très bonnes.
Mais il y a ce moment. Toujours ce moment. Celui où le focus décroche. Celui où le cerveau lâche avant le corps.
Et ce but contre la Floride, derrière le filet, ce n’est pas une gaffe isolée. C’est un résumé. Une synthèse parfaite de ce qui le suit depuis trop longtemps.
Oui, Sam Bennett est derrière lui.
Oui, il y a possiblement une feinte trompeuse de sa part.
Oui, le “reverse” fait partie des automatismes modernes.
Tout allait si bien pour Montembeault...😐 pic.twitter.com/tJv8EIipZp
— TVA Sports (@TVASports) January 9, 2026
Mais à ce niveau-là, dans ce contexte-là, dans une course aux séries, avec trois gardiens dans le portrait, ce genre de décision-là ne peut pas arriver.
Pas comme ça. Pas sans regard. Pas sans lecture complète.
C’est cognitif. C’est mental. Et c’est exactement là que ça casse trop souvent chez Montembeault.
Le plus lourd dans tout ça? Même quand il gagne, même quand le Canadien sort avec deux points, il y a presque toujours un but faible dans le décor.
Un but qui laisse un malaise. Un but qui force tout le monde à ajouter un astérisque à la performance.
Souviens-toi du dernier gain contre la Floride.
Victoire au tableau. Mais un but donné à Sam Reinhart qui n’avait rien d’inévitable.
Après le match, Montembeault a donné le crédit à l’attaquant.
Classique. Professionnel. Mais à force de toujours expliquer, le constat reste le même : il y a un trou de concentration par match.
Un.
Toujours un.
Et à ce niveau-là, c’est énorme.
Ce n’est pas une question de pression.
Il a déjà prouvé qu’il pouvait absorber Montréal.
Ce n’est pas une question d’adversaire.
Les erreurs arrivent autant contre des clubs moyens que contre des équipes élites.
Ce n’est pas une question de fatigue non plus. Parfois, ça arrive tôt. Parfois tard. Parfois quand tout va bien.
C’est justement ça, le problème.
Montembeault peut être solide pendant 10 minutes.
Solide pendant 20.
Solide pendant 40.
Mais le match complet?
Toujours fragile.
Et quand une équipe joue sur un fil, quand chaque point compte, quand le Canadien se retrouve au cœur du portrait des séries, ce genre d’inconstance devient un luxe que tu ne peux plus te permettre.
Surtout quand il y a un ménage à trois devant le filet.
Surtout quand le DG a déjà dit, noir sur blanc, que trois gardiens à long terme, ce n’est pas viable.
Surtout quand chaque présence devient une audition silencieuse.
Montembeault n’est pas mauvais.
Il est imprévisible.
Et dans la LNH, pour un gardien, c’est parfois pire.
Ce but derrière le filet n’est pas un accident.
C’est un symptôme.
Un rappel brutal que, chez Samuel Montembeault, la constance n’est pas dans la solidité…
Elle est dans l’erreur qui finit toujours par arriver.
Et tant que ce détail mental-là ne sera pas réglé, peu importe le résultat du match, le doute restera planté là.
Lourd.
Persistant.
Inévitable.
Misère...
Sam Montembeault might want that one back...🫣 pic.twitter.com/Mwf6wlLWcW
— TSN (@TSN_Sports) January 9, 2026
