Ivan Demidov remet Cutter Gauthier à sa place : la réponse est dans sa face.
Il y a quelques semaines à peine, l’histoire semblait pourtant simple.
Ivan Demidov a laissé énormément d’argent sur la table en acceptant son contrat de huit ans avec le Canadien de Montréal.
À 9,15 millions de dollars par saison, tous les recruteurs avaient immédiatement applaudi Kent Hughes. Le directeur général venait de réussir un coup de maître en s’entendant à long terme et à rabais avec l’un des jeunes joueurs les plus talentueux de la planète hockey.
Mais depuis, le marché a complètement explosé.
Et certains ont commencé à poser une question parfaitement légitime : si Ivan Demidov avait attendu quelques mois avant de signer, aurait-il réellement accepté le même contrat?
Cutter Gauthier a clamé que le Russe regrettait son contrat et que s'il pouvait revenir en arrière, il ne signerait jamais pour aussi peu.
Il faut dire que Gauthier n’en pouvait plus de se faire constamment parler d’Ivan Demidov. Le jeune joueur serait tanné qu’on lui rappelle sans arrêt la comparaison avec Demidov et avec les vedettes du Canadien qui ont accepté des contrats permettant à Kent Hughes de conserver une flexibilité financière.
Chaque fois que le sujet des négociations tendues revenait dans les médias cet été, le nom de Demidov finissait par ressortir. Et Gauthier ne veut rien savoir de la comparaison et refuse toujours d’embarquer dans la philosophie du sacrifice collectif.
Cutter Gauthier représente l’opposé complet de la philosophie de Demidov.
Selon cette logique, un joueur doit attendre.
Il doit regarder le marché.
Il doit voir les contrats exploser.
Il doit attendre de voir ce que Macklin Celebrini, Leo Carlsson, Connor Bedard et les autres jeunes vedettes vont obtenir avant de s’asseoir avec son équipe.
Dans cette logique, Demidov aurait forcément dû attendre.
Il aurait regardé son contrat de 9,15 millions de dollars aujourd’hui et se serait demandé combien d’argent il avait laissé sur la table.
Sauf que voilà.
Selon les informations qui circulent maintenant, Ivan Demidov accepterait encore exactement le même contrat aujourd’hui.
Même après la flambée spectaculaire des salaires.
Même après avoir vu le marché devenir complètement fou.
Même après avoir constaté que certains jeunes joueurs cherchent maintenant à faire exploser la banque.
Et si cette information se confirme, elle représente une réponse absolument dévastatrice pour tous ceux qui affirmaient que Demidov avait fait une erreur.
C’est directement dans les dents de Cutter Gauthier.
Car l’argument de Gauthier était clair : Ivan Demidov regrettait d'avoir signé trop vite.
Mais contrairement à lui, Demidov appartient à cette génération de joueurs montréalais qui regardent plus loin que leur prochain dépôt bancaire.
Lane Hutson, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky font passer la Coupe Stanley avant leur compte en banque.
Le Canadien est en train de construire une culture.
Une culture dans laquelle les joueurs comprennent qu’un directeur général ne peut pas construire une équipe championne si cinq ou six joueurs exigent absolument chaque dernier dollar disponible.
La masse salariale n’est pas infinie.
Et un jour, les sacrifices consentis par certains joueurs peuvent permettre à Kent Hughes d’aller chercher le morceau manquant.
Pendant ce temps, ailleurs dans la LNH, certains jeunes joueurs semblent regarder le marché avec une calculatrice dans les mains.
Et Cutter Gauthier représente parfaitement cette réalité.
Son dossier contractuel fait énormément parler, alors qu'il a refusé une offre de 5 ans et 13 M$ par année.
Pourquoi accepter moins lorsque d’autres joueurs viennent de toucher des sommes astronomiques?
Cutter Gauthier n’a aucune obligation de donner un cadeau à son équipe.
Adam Fantilli non plus.
Les joueurs ont le droit d’aller chercher le maximum.
Mais qu'il se taise quand il dit que Demidov regrette son contrat.
Dans tes dents, Cutter Gauthier.
