La vérité éclate : Kent Hughes n’a jamais vraiment choisi son capitaine

La vérité éclate : Kent Hughes n’a jamais vraiment choisi son capitaine

Par William Petit Lemay le 2026-04-09

Pendant longtemps, on a donné beaucoup de crédit à Kent Hughes pour la transformation du Canadien de Montréal.

Et avec raison.

Le DG a pris plusieurs bonnes décisions depuis son arrivée, il a ramené une certaine stabilité, une vision claire, et surtout, il a participé à remettre le club sur la bonne voie.

Mais voilà qu’une déclaration faite au micro de Tony Marinaro vient complètement changer la perception d’un dossier majeur.

Parce qu’au fond, Kent Hughes vient pratiquement d’avouer une chose énorme :

il n’a jamais vraiment choisi son capitaine.

Oui, officiellement, c’est bien le Canadien qui a nommé Nick Suzuki capitaine en septembre 2022.

Mais plus on écoute les propos de Hughes… plus on comprend que la décision la plus importante derrière ce “C” n’est peut-être jamais venue de lui.

Et c’est là que ça devient fascinant.

Dans son passage au Sick Podcast, Kent Hughes a révélé qu’un moment bien précis l’avait profondément rassuré dans le processus de sélection.

Ce moment?

La visite d’un ancien pilier du vestiaire.

Un homme immensément respecté.

Un gars reconnu à travers toute la LNH comme un leader naturel, un vrai.

Et quand ce joueur-là est venu voir Jeff Gorton et Kent Hughes pour leur dire que Nick Suzuki avait tout ce qu’il fallait pour devenir capitaine du Canadien… ça a tout changé.

Tout.

Autrement dit, Hughes n’a pas “créé” Nick Suzuki capitaine de toutes pièces.

Il n’a pas inventé ce leadership-là.

Il n’a pas bâti cette identité à lui seul.

Il a surtout reçu une confirmation extrêmement puissante de l’intérieur même de l’ancienne culture du Canadien.

Et ce détail-là est loin d’être banal.

Parce que ce que ça nous dit, au fond, c’est que le Canadien d’aujourd’hui est peut-être encore beaucoup plus influencé par son ancienne garde qu’on le pense.

On aime parler du “nouveau Canadien”.

Du changement.

De la reconstruction.

De la nouvelle vision.

Mais si le choix du capitaine a été autant validé de l’interne, par une voix aussi lourde, ça veut dire que le succès actuel de Nick Suzuki n’est pas uniquement le fruit du règne Kent Hughes.

Et ça, c’est énorme.

Parce qu’aujourd’hui, Suzuki n’est plus seulement un bon capitaine.

Il est devenu le visage du Canadien.

Le moteur offensif.

Le centre numéro un.

Le leader émotionnel.

Le gars qui joue partout, tout le temps, contre tout le monde.

Un vrai capitaine de la vieille école… dans un corps de joueur moderne.

Et plus sa saison avance, plus on réalise à quel point le Canadien a frappé dans le mille.

Mais maintenant, on comprend aussi une autre chose :

ce choix-là n’a pas été fait dans le vide.

Il y avait déjà quelque chose autour de Nick Suzuki.

Une aura.

Une crédibilité.

Un respect.

Et ce respect-là, Kent Hughes ne l’a pas inventé.

Il l’a reconnu.

Nuance énorme.

Parce qu’il y a une différence entre bâtir un leader… et reconnaître celui qui est déjà en train de le devenir.

Et c’est probablement ça, la vraie vérité qui vient d’éclater à Montréal.

Kent Hughes mérite du crédit pour beaucoup de choses.

Mais dans le dossier du capitaine?

On dirait de plus en plus qu’il a surtout eu l’intelligence de ne pas se tromper.

Ce qui est déjà énorme.

Parce qu’à Montréal, mal choisir ton capitaine, c’est une catastrophe.

Tu peux scraper une chambre.

Tu peux envoyer le mauvais message.

Tu peux ralentir tout un processus de reconstruction.

Et dans ce cas-ci, non seulement le Canadien ne s’est pas trompé…

mais il a mis le “C” sur le bon gars au moment exact où l’organisation en avait le plus besoin.

Aujourd’hui, quand on regarde Suzuki aller, tout semble évident.

Mais à l’époque, ce ne l’était pas autant.

Il était encore jeune.

Encore en développement.

Encore en train de trouver sa pleine voix.

Et pourtant, certaines personnes à l’interne voyaient déjà très clair.

Beaucoup plus clair qu’on le pensait.

Alors non, ce n’est peut-être pas Kent Hughes qui a réellement “choisi” son capitaine au sens fort du terme.

Mais il vient de nous montrer quelque chose d’encore plus intéressant :

parfois, le plus grand mérite d’un dirigeant…

c’est de savoir écouter les bonnes personnes au bon moment.

Et dans ce cas-ci, cette écoute-là a peut-être changé le destin du Canadien de Montréal.