Laine humilié, sa femme en larmes… et toujours aucun échange

Laine humilié, sa femme en larmes… et toujours aucun échange

Par William Petit Lemay le 2026-03-02

La scène était lourde. Trop lourde.

Pendant que le Canadien s’envolait vers la Californie pour son voyage sur la côte ouest, Patrik Laine était là. Dans l’avion. Avec le groupe. Comme si de rien n’était.

Mais tout le monde sait.

Il ne jouera probablement pas d’ici vendredi. À moins d’un blessé. À moins d’un imprévu. À moins d’un miracle administratif.

Et même là…

Ce serait presque ironique.

Parce que dans les faits, la fin est écrite.

Jordan Laine l’a compris avant tout le monde.

Sur TikTok, elle a publié une vidéo simple. Humaine. Fragile. Une phrase qui en dit long :

« cried a couple tears at the game not gonna lie »

@jordanleighlaine Cried a couple little tears at the game ngl #nhl #traderumors #montrealcanadiens #wag #hockeywife ♬ Overture - "The Phantom Of The Opera" Original London Cast & Andrew Lloyd Webber

Elle a pleuré.

Pas pour une défaite.

Pas pour un mauvais match.

Elle a pleuré parce qu’elle savait.

Les adieux étaient faits.

Le chapitre montréalais était terminé… émotionnellement.

Sauf qu’officiellement, rien ne bouge.

Et c’est là que la spirale devient cruelle.

Patrik Laine est avec l’équipe en Californie. Il s’entraîne. Il patine. Il tire. Il participe. Il rit peut-être un peu avec ses coéquipiers.

Mais il sait.

Il sait qu’il n’est plus dans les plans.

Il sait que sauf catastrophe, il ne jouera pas.

Il sait que son nom circule partout.

Los Angeles. Caroline. Ailleurs.

Il attend.

Encore.

Et pendant qu’il attend, l’humiliation publique s’intensifie.

Dans un extrait du Sick Podcast, Marc Dumont l’a démoli.

« Patrik Laine est probablement le pire joueur à 5 contre 5 dans toute la LNH. »

Violent.

Brutal.

Humiliant.

Et Laine a répondu.

« Hey, how’s your game, boy? »

Un joueur qui descend dans l’arène des commentaires pour répondre à un journaliste, ça ne se voit pas souvent.

Ça veut dire que ça l’a touché.

Profondément.

Marc Dumont a ensuite répliqué avec sarcasme :

« Je comprends pourquoi Laine n’était pas content de ce que j’ai dit. Il a le droit d’exprimer son mécontentement. Et je possède effectivement une Game Boy. Donc, tout s’arrange. »

Ça peut sembler léger.

Mais pour un joueur qui traverse déjà une période fragile, ça ajoute une couche.

Une autre. Encore une.

On parle d’image.

On parle d’orgueil.

On parle d’un compétiteur élite.

Anthony Martineau l’a bien résumé : les joueurs de la LNH sont parmi les 700 êtres humains les plus compétitifs au monde. Laine a déjà dominé cette ligue. Il sait ce qu’il peut faire. Et c’est probablement ça qui le frustre le plus. Il n’a jamais eu la chance de montrer sa vraie couleur à Montréal.

Genou.

Épaule.

Poignet.

Hernie sportive.

Toujours quelque chose.

Jamais une séquence complète de 15-20 matchs en pleine santé.

Il voulait être ici. Il a voulu Montréal. Le Centre Bell. La pression. Le gros show.

Il voulait prouver qu’il pouvait renaître dans le plus grand marché canadien.

Et ça n’a jamais vraiment commencé.

Maintenant, il se retrouve dans une situation absurde.

Sa femme a fait ses adieux.

Les partisans ont tourné la page.

L’entraîneur avance sans lui.

Le DG cherche une transaction.

Mais lui est encore là.

À s’entraîner. À voyager. À attendre le téléphone.

On imagine les valises.

On imagine la discussion à l’hôtel en Californie.

« Ça va arriver quand? » « On part où? » « Pourquoi ça traîne? »

Et pendant ce temps, Kent Hughes jongle avec la valeur.

9,1 millions de salaire cette saison.

Une prime à la signature de 2 millions déjà versée.

Une valeur marchande quasi inexistante à 5 contre 5.

Un contrat lourd.

Mais à un moment donné, c’est assez.

Parce que là, ça devient humiliant.

Pour lui.

Pour le vestiaire.

Pour l’organisation.

La situation est devenue un malaise ambulant.

Laine est physiquement avec le Canadien.

Mentalement, il est déjà ailleurs.

Et plus ça traîne, plus ça salit tout le monde.

On peut critiquer son jeu.

On peut critiquer son implication.

Mais il y a une chose qu’on ne peut pas nier : il voulait réussir ici.

Il voulait aimer Montréal.

Il voulait que Montréal l’aime.

Au lieu de ça, on assiste à une lente désintégration publique.

Un joueur exposé.

Une épouse en larmes.

Un DG qui temporise.

Un entraîneur qui avance.

Et une date limite qui approche dangereusement.

Il reste quelques jours.

Quelques heures peut-être.

Mais une chose est claire :

Ce chapitre ne peut pas se terminer comme ça.

Pas dans le silence. Pas dans l’humiliation.

Pas avec un joueur qui s’entraîne comme un figurant en attendant son congédiement.

Et maintenant, un détail rend le tout presque cinématographique.

Les Kings de Los Angeles ont démontré un intérêt réel pour lui.

Los Angeles cherche du punch offensif.

Et samedi, le 7 mars, le Canadien affronte justement… les Kings.

Imaginez la scène.

Est-ce que Patrik Laine pourrait traverser la patinoire et enfiler l’uniforme noir et argent contre Montréal?

Est-ce que Kent Hughes pourrait conclure un accord d’ici là et envoyer Laine directement dans le vestiaire adverse?

Ce serait brutal. Symbolique.

Un dernier clin d’œil du destin.

Le joueur que Montréal n’a jamais vu à 100 % pourrait revenir hanter le Centre Bell sous d’autres couleurs.

Los Angeles est une option logique.

Marché moins étouffant.

Pression différente.

Rôle offensif plus clair.

Et pour Laine, peut-être enfin une chance de respirer.

La fin est écrite.

Reste à savoir sous quel chandail elle sera officiellement annoncée.

Et si le téléphone sonne avant samedi…

Ne soyez pas surpris de voir Patrik Laine de l’autre côté de la glace le 7 mars.

Parce qu’à ce stade-ci, tout indique que Montréal et lui vivent leurs dernières heures ensemble.

Ouch...