Honte nationale: Lane Hutson place Bill Guerin dans l'embarras

Honte nationale: Lane Hutson place Bill Guerin dans l'embarras

Par David Garel le 2026-01-07

Une honte. Tout simplement une honte.

On peut comprendre qu'être le DG des États-Unis est difficile. Mais le manque de classe de Bill Guérin va laisser une tache à vie.

Ce que Bill Guerin a fait avec Lane Hutson dépasse largement le cadre d’une simple sélection olympique.

On a appris que Cole Caufield a reçu un appel personnel du DG américain pour lui annoncer qu’il ne ferait pas partie de l’équipe des États-Unis pour Milan-Cortina.

Une conversation difficile, mais nécessaire. Une marque de respect minimale. Le genre d’appel qui ne change pas la déception, mais qui reconnaît le joueur, son statut, son travail.

«C’est poche. J’ai ressenti un peu de frustration et de déception. Ce ne fut pas un sentiment agréable, mais il faut passer à autre chose.»

«Le bassin de bons joueurs était énorme et il n’y avait pas de place pour tout le monde, a déclaré Caufield. Prendre les décisions n’a pas dû être une tâche facile.»

«Je leur souhaite ce qu’il y a de mieux. C’est certain que je vais regarder le tournoi olympique.»

Et Lane Hutson?

Rien. Silence total.

Pas d’appel. Pas de message. Pas même la décence d’un contact direct.

Et c’est là que ça devient gênant. Pas pour Hutson, mais bien pour Guerin.

On parle d’un défenseur de 21 ans qui joue à un point par match, qui figure parmi les meilleurs pointeurs chez les défenseurs de toute la Ligue nationale, qui influence les matchs soir après soir pour le Canadiens de Montréal. On parle d’un joueur qui méritait au minimum une conversation. Même s’il n’était pas sélectionné.

Mais non.

Guerin a appelé Caufield… et a ghosté Hutson.

Ce détail change tout.

Parce qu’à partir de ce moment-là, ce n’est plus une question de hockey. C’est une question de respect. De maturité. De leadership.

Lane Hutson a lui-même confirmé qu’il n’avait pas été en contact avec les décideurs américains. Il n’a pas chialé. Il n’a pas attaqué. Il a pris ça avec une classe irréprochable. Mais le message envoyé est brutal : tu n’es même pas assez important pour qu’on t’explique pourquoi.

«Merci pour votre soutien, mais on a des choses à faire ici. Je suis content de faire partie de cette équipe et c’est là-dessus que je me concentre.»

Peu importe la maturité et la gentillesse de Hutson, impossible d’ignorer le contexte.

Le nom Hutson dérange encore certains cercles. Le père. Les prises de position passées. Les tensions. Les murmures. Tout le monde le sait. Tout le monde en parle à mots couverts. Et aujourd’hui, difficile de ne pas voir dans ce silence une forme de règlement de comptes mal assumé.

Si Bill Guerin voulait envoyer un message, il l’a fait.

Mais ce message ne dit rien de bon sur lui.

Car un bon dirigeant n’a pas besoin d’aimer un joueur pour le respecter. Il n’a pas besoin de le choisir pour lui parler. Il a juste besoin d’avoir de la classe.

Et là-dessus, Guerin a échoué.

Ce qui choque le plus, ce n’est pas que Lane Hutson ne soit pas aux Jeux.

C’est qu’on ait jugé qu’il ne valait même pas un appel de deux minutes.

Une honte.

Devant la ligue.

Devant les joueurs.

Devant tout le monde.

Et ça, peu importe les listes olympiques, ça ne s’oublie pas.