Lane Hutson interdit de glace : une décision qui choque et qui dérange.
C’est une scène à laquelle personne n’aurait pu s’attendre en début de saison. Lane Hutson, cœur pur, passion brute, amoureux du hockey jusqu’au bout des patins, s’est fait interdire de patinoire par l’organisation du Canadien de Montréal.
Et Lane Hutson n'a pas du tout aimé ça.
Was a little alarmed when I arrived at Habs optional skate Sunday and saw Lane Hutson wasn’t on the ice.
— Eric Engels (@EricEngels) January 12, 2026
He said he was told it was a mandatory day away from the ice for him.
He didn’t love it, but he understood it.
“Lot of games,” Hutson said.
Selon nous, il s'agit d'un comportement inacceptable de la part de l'organisation. Comment peut-on interdire à un jeune prodige... de pratiquer sa passion?
Oui, interdit. Ni entraînement, ni glace extérieure, ni rien.
Et pourtant, on sort d’un de ses pires matchs de l’année, une performance anémique contre les Red Wings de Detroit, qui a fait le bonheur de ses détracteurs et offert une vitrine parfaite à ceux qui doutaient de sa capacité à briller dans un match serré et physique.
Dans ces moments-là, les grands joueurs cherchent souvent à se recentrer en retournant là où tout a commencé : sur une glace, seul avec leurs pensées et la rondelle.
Mais cette fois, le CH a dit non.
Selon Eric Engels, ce n’est pas par choix que Hutson était absent de l’entraînement optionnel de l’équipe, mais bien parce que le Canadien lui a explicitement demandé de ne pas chausser les patins. Pas même en cachette. Pas même à l’aréna municipal. Une interdiction formelle.
Le défenseur de 20 ans aurait même songé à se rendre sur une glace extérieure, comme il l’a fait les 24 et 25 décembre, à la veille et le jour de Noël, avec des enfants, puis avec Ivan Demidov. Mais la température pluvieuse et douce d’hier l’en a empêché.
Une rare combinaison de pluie hivernale et de décision organisationnelle a donc privé Hutson de son refuge naturel.
Et ça ne lui a pas plu.
« Il n’a pas aimé ça, mais il comprend », a résumé Engels dans son tweet. Une phrase lourde de non-dits. Car quand un joueur comme Hutson “n’aime pas” une décision, c’est que quelque chose se brise.
Lui qui, dans les heures les plus sombres, trouve toujours le réconfort dans l’odeur de la glace, le crissement des lames, l’écho d’une rondelle contre la bande, s’est retrouvé face à un mur.
Un message voilé… ou une perte de contrôle?
Il faut dire les choses telles qu’elles sont : ce genre d’interdiction est extrêmement rare. On peut suggérer du repos. On peut recommander la prudence.
Mais barrer un joueur d’une patinoire? C’est une mesure autoritaire, inhabituelle, qui laisse croire à une décision disciplinaire camouflée sous des allures de gestion d’énergie.
Hutson, après un match où il a été chassé des zones dangereuses, bousculé, et gardé en périphérie, avait besoin d’espace pour digérer. Il ne l’a pas eu.
Et ce n’est pas tout.
Le fait qu’on lui ait même enlevé l’option de patiner dehors ajoute une couche de frustration tragique. Le ciel lui-même s’est mis de la partie.
L’enfant qui patinait le 24 et le 25 décembre n’avait plus accès à la glace le 12 janvier?
Ce même Hutson patinait volontairement avec des enfants sur des patinoires extérieures à Noël, pendant que ses coéquipiers se reposaient.
Il donnait de son temps. Il semait la magie du hockey dans les quartiers montréalais. Il partageait même la glace avec Demidov, dans ce qui restera l’un des moments les plus humains de la saison.
Et aujourd’hui? Il est réduit au silence. Rangé comme un joueur à gérer. Comme une pile à recharger. Mais on ne recharge pas un cœur qui bat trop vite. On le laisse battre.
En voulant le protéger, le CH a peut-être brisé un élan invisible, celui de l’instinct, de la résilience, de la routine qui tient debout un joueur aussi atypique. Car Hutson n’est pas un joueur normal. Il est fait d’un autre matériau. Il vit pour la glace.
Et quand on coupe un joueur de sa source… il faut s’assurer qu’il ait un autre exutoire.
Sinon, ce genre de décision ne calme pas une tempête. Elle en sème une nouvelle.
