Il y a des histoires cruelles dans le hockey.
Et celle qui se déroule présentement à Montréal en est une.
Parce que Marco Marciano n’est pas arrivé chez le Canadien pour nuire à Samuel Montembeault. Bien au contraire.
Il est arrivé pour le relancer.
Pour le réparer.
Pour lui redonner ses repères.
Pour lui redonner son filet.
Une promotion méritée pour Marco Marciano! pic.twitter.com/sGJUciqHGv
— Le 5 à 7 (@5a7RDS) January 28, 2026
Mais aujourd’hui?
Tout indique que l’effet Marciano est en train de profiter à un autre gardien.
Et ce gardien-là, c’est Jakub Dobes.
C’est là que le malaise commence.
Since March 7th, in his last six starts for the Habs:
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 25, 2026
Jakub Dobes has the best save percentage in the NHL among starting goalies (.926 sv%) pic.twitter.com/8BI94sqW1j
Parce qu’au moment où le Canadien avait le plus besoin de stabiliser sa situation devant le filet, Kent Hughes et Jeff Gorton ont pris une décision majeure : congédier Éric Raymond et rappeler Marco Marciano du Rocket de Laval.
Un changement qui pouvait sembler mineur de l’extérieur.
Mais à l’interne, c’était énorme.
Marciano, ce n’est pas un simple coach de gardiens. C’est un vrai de vrai. Un gars de glace. Un gars de détails. Un gars de structure. Un gars qui travaille ses gardiens comme un chirurgien.
Et depuis son arrivée avec le grand club, on voit immédiatement la différence.
Le problème pour Samuel Montembeault… c’est qu’au lieu de redevenir le gardien numéro un du Canadien, il est en train de regarder Jakub Dobes lui passer complètement devant.
Et ça, c’est dur.
Très dur.
Parce qu’on ne parle pas ici d’un simple gardien auxiliaire qui connaît deux bons matchs.
On parle d’un gars qui est littéralement en train de s’installer parmi les meilleurs gardiens de la Ligue nationale depuis la fin janvier.
Depuis la promotion de Marco Marciano, Jakub Dobes est devenu une machine.
Il vole des matchs.
Il garde le Canadien en vie.
Il fait les gros arrêts aux gros moments.
Et surtout… il inspire confiance.
Jakub Dobes’ game-saving breakaway stop on Mason Marchment tonight
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 27, 2026
pic.twitter.com/RQEkryKQdv
C’est ça qui change tout.
Quand un coach comme Martin St-Louis sent qu’un gardien lui donne une vraie chance de gagner soir après soir, il ne revient pas en arrière facilement.
Et en ce moment, c’est exactement ce qui est en train de se produire.
Jakub Dobes a pris le filet.
Et il n’a aucune intention de le redonner.
Le plus fascinant là-dedans, c’est que tout ça n’arrive pas par hasard.
On le voit dans sa technique.
On le voit dans son calme.
On le voit dans sa manière de suivre le jeu.
Depuis l’arrivée de Marciano, Dobes semble beaucoup plus compact. Beaucoup moins désorganisé. Beaucoup plus en contrôle de son demi-cercle. Il sort moins inutilement. Il lit mieux les attaques. Il respire mieux dans le trafic.
Bref, il a l’air d’un vrai gardien de séries.
Jakub Dobeš under Éric Raymond:
— Joël 📝📺🎙️ (@RiseFromTheAshZ) March 25, 2026
14-5-3
0.884%
3.12 GAA
Jakub Dobeš since Marco Marciano took over on Jan 28th:
9-3-1
0.917%
2.52 GAA.
The #GoHabsGo net is his. pic.twitter.com/PxgS7StvVd
Et ça, à Montréal, ça change absolument tout.
Parce qu’on est rendu à un moment de la saison où il ne reste plus de place pour les expériences.
Le Canadien est en mode survie.
Chaque match compte.
Chaque point compte.
Chaque erreur coûte cher.
Et dans ce contexte-là, Martin St-Louis ne peut plus se permettre de gérer son filet avec les émotions.
Il doit y aller avec le gardien qui lui donne les meilleures chances de gagner.
Présentement, ce gardien-là, c’est Jakub Dobes.
Et c’est là que le titre devient cruel pour Montembeault.
Parce que non, Samuel Montembeault n’est pas fini.
Non, il n’est pas devenu un mauvais gardien du jour au lendemain.
Et non, le Canadien ne l’a pas abandonné.
Mais il faut appeler un chat un chat.
Depuis que Marco Marciano est arrivé, c’est Dobes qui explose.
Et pour Montembeault, ça ressemble à un petit cauchemar.
Pas parce que Marciano lui fait du mal.
Pas parce qu’il l’a tassé volontairement.
Mais parce que l’homme qui devait aider Samuel à retrouver son meilleur niveau est finalement en train de transformer son rival direct en gardien numéro un.
C’est ça, la vraie claque.
Et elle fait mal.
Surtout quand on sait que Marciano connaît très bien Montembeault.
Les deux ont un lien de longue date.
Ils ont travaillé ensemble.
Ils se connaissent depuis longtemps.
Ils ont partagé de la glace, de la technique, des ajustements, des étés d’entraînement.
Sur papier, c’était presque le scénario parfait pour revoir Samuel Montembeault reprendre le contrôle de sa carrière à Montréal.
Dès le départ, on voit vraiment une différence dans la façon dont Marco Marciano enseigne comparé à Éric Raymond.
— Patrick Guillet (@PatGuillet) January 28, 2026
Très vivant, volubile et gestuel.
On le voit sur cette séquence avec Samuel Montembeault.@DLCoulisses #GoHabsGo #Montembeault #marcomarciano #NHL pic.twitter.com/iul8N4vJrF
Mais le hockey ne suit jamais le scénario parfait.
Jamais.
Et là, le timing joue contre lui.
Parce que pendant que Montembeault tente de retrouver toute sa confiance, Dobes, lui, est en train de surfer sur une vague absolument monstrueuse.
Il accumule les victoires.
Il grimpe dans l’histoire du Canadien pour une saison recrue.
Il fait mentir tout le monde.
Et il commence sérieusement à donner l’impression qu’il pourrait être LE gardien qui pousse Montréal vers les séries éliminatoires.
Même plus.
Si le Canadien entre en séries… comment peux-tu enlever le filet à Jakub Dobes?
Voilà la vraie question.
Et voilà pourquoi la situation devient si délicate pour Samuel Montembeault.
Parce qu’aujourd’hui, on ne parle plus simplement d’une rotation de gardiens.
On parle d’un changement de hiérarchie.
D’un vrai.
Et dans une course aux séries, ce genre de bascule-là peut définir tout un printemps.
Au final, il faut aussi donner énormément de crédit à Kent Hughes et Jeff Gorton.
Parce qu’en rappelant Marco Marciano, ils ont peut-être réglé un problème immense dans l’organisation.
Ils ont trouvé un coach capable de transformer le visage de leur département de gardiens.
Tellement intéressant la façon avec laquelle Marco Marciano travaille.
— Marc-Olivier Cook (@Cook_Marco) February 27, 2026
Il veut que ses gardiens soient engagés. J’aime vraiment le fait qu’il soit si « agressif »… même à l’entraînement. @DLCoulisses pic.twitter.com/fVdlEyZu37
Et si Jakub Dobes continue sur cette lancée-là, il faudra commencer à le dire franchement :
Marco Marciano pourrait bien être l’un des meilleurs coups du Canadien cette saison.
Même si, pour Samuel Montembeault, cette histoire-là est loin d’être facile à avaler.
