Le DG du Wild ridiculisé au Centre Bell: le compte X du CH nargue Bill Guérin

Le DG du Wild ridiculisé au Centre Bell: le compte X du CH nargue Bill Guérin

Par David Garel le 2026-01-20

Le scénario était trop parfait pour être ignoré. Trop cruel pour être inventé.

Au Centre Bell, face au Wild du Minnesota privé de plusieurs joueurs, le Canadien de Montréal n’a pas seulement gagné un match de hockey. Il a offert un véritable cauchemar aux yeux de Bill Guerin, directeur général du Wild… et surtout architecte de Team USA.

À quinze secondes de la fin, Cole Caufield a fait ce qu’il fait mieux que quiconque : apparaître quand tout est en jeu, décocher un tir sans avertissement, et faire exploser l’aréna.

Le compte X du CH a même "callé" USA Hockey. Ouch.

Son 25e but de la saison, son 7e but gagnant, et surtout un message clair, brutal, impossible à ignorer : tu peux me laisser à la maison, mais tu ne peux pas me faire disparaître.

Ce but-là, il n’était pas un simple détail. Il était chargé. Chargé de frustration. Chargé d’orgueil. Chargé de cette blessure ouverte qu’est son exclusion de l’équipe américaine.

Et le fait qu’il soit inscrit contre l’équipe de Bill Guerin, sous ses yeux, donne à la scène une dimension presque cinématographique. Le DG qui ne voulait pas de lui aux Jeux olympiques vient de voir son équipe perdre… à cause de lui.

Et comme si ce n’était pas suffisant, Lane Hutson s’est lui aussi invité dans la tempête.

On attendait beaucoup du duel indirect entre Hutson et Quinn Hughes, désormais avec le Wild. Et encore une fois, Hutson n’a pas cligné des yeux.

Tir sur réception sur une passe magnifique d'Ivan Demidov , exécution rapide, sang-froid absolu. Neuvième but de la saison pour Hutson, pendant que Hughes en compte quatre. Pas besoin de long discours : la feuille de pointage parle d’elle-même.

Hutson ne fait pas que suivre Hughes. Il est en train de le rattraper. Certains diront même qu’il est en train de le dépasser dans l’impact réel sur un match.

Dans une seule soirée, les deux grands “oubliés” de Team USA ont frappé de plein fouet le même homme. Caufield avec le but décisif. Hutson avec un but clé et une présence dominante. Pour Guerin, c’est le pire timing possible. Le pire endroit possible. Le Centre Bell n’oublie pas. Et il n’a rien pardonné.

Même les tentatives de ralentir la fête n’ont pas fonctionné.

Quand Eric Furlatt a envoyé Lane Hutson au banc pour une pénalité fantôme (Marcus Foligno tombé tout seul) l’aréna a grondé.

La réaction a été instantanée. Huées, colère, incompréhension. Dans l’ambiance déjà électrique, cette décision a été perçue comme une tentative de casser le momentum.

L'arbitre est même allé s'excuser à Hutson au banc des pénalités:

Mais même ça n’a pas suffi pour déstabiliser le CH. Le Wild n’a rien généré sur cette séquence. Le party n’a jamais arrêté.

Ajoute à ça le retour émotif de Phillip Danault, qui marque après 51 matchs sans but, devant une pancarte devenue virale, la montée offensive d’Alexandre Carrier, maintenant rendu à cinq buts (un sommet personnel) et l’implication physique immédiate de Kirby Dach, et tu obtiens une soirée complète, dense, symbolique.

Mais soyons honnêtes : ce match-là, on va s’en souvenir pour une raison précise.

Parce que Bill Guerin a tout vu.

Il a vu Caufield trancher un match à la toute fin.

Il a vu Hutson battre Hughes sur la même glace.

Il a vu le Centre Bell exploser.

Il a vu deux joueurs qu’il a jugés “pas faits pour ce genre de hockey” décider du sort de la rencontre.

C’est exactement ce que Guerin ne voulait pas voir. Et c’est exactement pour ça que cette victoire résonne aussi fort.

Les vidéos vont tourner. Les buts vont circuler. Les commentaires vont pleuvoir. Et pendant que les États-Unis s’entêtent à bâtir une équipe “qui frappe”, Montréal regarde ses gars jouer, créer, décider.

Ce soir-là, au Centre Bell, le hockey a gagné.

Et Bill Guerin, lui, a perdu bien plus qu’un match.