Le doute s’installe : Kent Hughes doit surveiller Gleb Pugachyov

Le doute s’installe : Kent Hughes doit surveiller Gleb Pugachyov

William Petit Lemay
Le 2026-09-05

Le début de saison de Gleb Pugachyov n’est clairement pas celui que Kent Hughes aurait souhaité voir.

Repêché au premier tour par le Canadien de Montréal au 26e rang en 2026, le jeune attaquant russe devait rapidement devenir l’un des espoirs les plus suivis de l’organisation. Pourtant, alors que la nouvelle saison de la KHL vient de commencer, Pugachyov n’a même pas encore obtenu sa chance avec le Torpedo de Nijni Novgorod.

Le Canadien ne peut évidemment pas paniquer, mais il peut clairement surveiller la situation de proche... Pugachyov n’a que 18 ans et son développement prendra du temps. Son exclusion de la formation pour le premier voyage de quatre matchs du Torpedo représente tout de même un départ difficile pour celui qui était une sélection de première ronde.

La situation devient encore plus intéressante lorsqu’on regarde ce qui se passe avec un autre jeune attaquant russe.

Matvei Kotkov, sélectionné beaucoup plus tard au repêchage, vient de faire parler de lui en KHL.

Le jeune joueur des Bruins de Boston, choisi au 104e rang en quatrième ronde, a inscrit son premier but en carrière dans la grande ligue russe. Son filet représentait également le premier but de la saison du Lokomotiv de Yaroslavl.

Pour Boston, c’est évidemment une excellente nouvelle.

Kotkov avait déjà attiré l’attention lors du camp de développement des Bruins cet été. Il a ensuite réussi à se tailler une place avec le Lokomotiv et vient maintenant de commencer sa carrière en KHL avec un but.

La comparaison avec Pugachyov n’est pas nécessairement juste à ce stade-ci. Les deux joueurs n’ont pas le même profil et leur développement peut suivre des chemins complètement différents. Pourtant, pour le Canadien, il est impossible de ne pas remarquer le contraste.

Un choix de quatrième ronde joue déjà dans la KHL.

Un choix de première ronde du Tricolore attend toujours sa première occasion.

Voilà pourquoi le nom de Pugachyov continue de circuler, même si aucune conclusion définitive ne peut être tirée.

Depuis son repêchage, le Russe fait beaucoup parler de lui. Son imposant gabarit, son style physique et son caractère de joueur difficile à affronter ont rapidement attiré l’attention. Montréal a misé sur un profil précis en sélectionnant un attaquant capable d’imposer sa présence.

Le problème actuel n’est donc pas son potentiel physique.

La véritable question concerne son développement offensif et sa capacité à obtenir des minutes régulières contre des joueurs professionnels.

La saison dernière, Pugachyov avait disputé 13 matchs avec le Torpedo, récoltant deux buts et une passe. Son rôle demeurait limité et il devait gagner davantage de responsabilités cette année.

Pour l’instant, le scénario n’avance pas dans cette direction.

Kent Hughes doit donc simplement garder un œil attentif sur son jeune espoir. Le directeur général n’a aucune raison de remettre son choix en question après quelques matchs, mais chaque occasion manquée de jouer représente du temps de développement perdu.

Le Canadien a déjà connu une situation particulière avec ses jeunes Russes. Ivan Demidov avait rapidement démontré son immense potentiel en KHL, tandis qu’Alexander Zharovsky avait également réussi à obtenir des responsabilités intéressantes.

Pugachyov devra maintenant écrire sa propre histoire.

Son début de saison ne permet pas de parler d’échec. Personne ne peut raisonnablement qualifier un joueur de 18 ans de flop avant même qu’il ait réellement eu l’occasion de s’établir chez les professionnels.

Le contraste avec Kotkov ajoute toutefois une couche supplémentaire aux discussions.

Pour Kent Hughes, le message est simple : Pugachyov doit maintenant trouver une façon de gagner sa place.

Le Canadien attendra. Mais chaque match que le jeune Russe regarde depuis les gradins risque de nourrir un peu plus les interrogations autour du choix de première ronde de Montréal.