Il y a des noms qui définissent une époque.
Pendant près de deux décennies, Alex Ovechkin, c’était ça. Le buteur par excellence. Le joueur qui, année après année, dominait la Ligue nationale avec une régularité presque irréelle. Peu importe les systèmes, peu importe les gardiens, peu importe les époques… il trouvait le fond du filet.
CHASE COMPLETE ✅
— ESPN (@espn) April 6, 2025
THE ALL-TIME NHL GOAL SCORING RECORD BELONGS TO ALEX OVECHKIN‼️ pic.twitter.com/KlfrZiVcIY
Mais aujourd’hui, tranquillement, sans trop faire de bruit… un changement s’opère.
Et ce changement passe par Montréal.
Parce que Cole Caufield n’est plus seulement un bon marqueur.
Il est en train de devenir le marqueur.
Ce qui frappe d’abord, c’est la manière.
Caufield ne marque pas “par accident”. Il ne profite pas seulement des circonstances. Il crée ses buts. Il les fabrique. Il les impose.
Avec 43 buts en 68 matchs, sans même compter sur des buts dans un filet désert, il est en train de bâtir quelque chose de sérieux. Très sérieux.
Et son dernier tour du chapeau face aux Islanders?
COLE CAUFIELD YOU ARE UNREAL 🧢🚨
— Sportsnet (@Sportsnet) March 22, 2026
THAT'S NO. 13'S THIRD CAREER HATTY!!! pic.twitter.com/7zMhU1xim8
Ce n’était pas un simple exploit statistique.
C’était une déclaration.
Une preuve que, quand le match est en jeu, quand la pression monte… il est capable de prendre le contrôle.
Exactement comme Ovechkin le faisait à son sommet.
Parce que c’est ça, au fond, le parallèle le plus fascinant.
Ce n’est pas une question de records.
C’est une question d’impact.
À Washington, Ovechkin n’était pas seulement un marqueur. Il était une arme. Un moteur offensif capable de transformer une équipe entière par sa seule présence.
Les Capitals savaient que, peu importe le scénario, ils avaient toujours une chance.
Pourquoi?
Parce que le numéro 8 était là.
Et aujourd’hui, à Montréal, ce sentiment commence à s’installer avec Caufield.
Quand il est sur la glace, tout peut arriver.
Un tir.
Une ouverture.
Un moment.
Et soudainement, le match bascule.
Ce qui rend la comparaison encore plus intéressante, c’est le contexte.
Ovechkin a longtemps dominé la ligue en remportant à répétition le trophée Maurice Richard, symbole ultime du meilleur buteur.
Most Winners of Each Award
— IceMetrix (@IceMetrix) August 28, 2025
Rocket Richard - Alex Ovechkin | 9 pic.twitter.com/UxvyuEHkzi
Et aujourd’hui?
Caufield est en train de se positionner exactement dans cette conversation.
Nathan MacKinnon domine la LNH avec 45 buts, Cole Caufield suit de très près avec 43 buts, juste devant Nikita Kucherov et ses 40 buts pas des petits noms… oui MacKinnon mène, mais Caufield est en feu et il a clairement le momentum dans les veines.
Pas comme un outsider.
Pas comme une surprise.
Mais comme un prétendant sérieux… année après année.
Parce que ce n’est pas une saison isolée.
L’an dernier, il en marquait 37.
Cette année, il est en voie d’en marquer 50.
Et à 25 ans, il entre à peine dans les meilleures années de sa carrière.
Il y a aussi un autre élément clé qui rappelle Ovechkin : l’environnement.
À Washington, le duo avec Nicklas Backstrom a été fondamental. Un centre élite capable d’alimenter un marqueur d’élite.
À Montréal, l’histoire est en train de se répéter.
Nick Suzuki joue ce rôle à la perfection.
Vision, intelligence, constance… il met Caufield dans des positions idéales. Et Caufield, lui, fait ce qu’un grand buteur doit faire :
Il finit le travail.
Ce duo-là n’est pas seulement efficace.
Il est en train de devenir dangereux… pour toute la LNH.
Et il y a un détail qui ne trompe pas.
Ovechkin, dans sa carrière, a inscrit 63 buts dans un filet désert. Une statistique qui montre à quel point il était souvent en position de conclure les matchs… mais aussi à quel point son total de buts inclut ces situations.
On this day in 2024, Alex Ovechkin scored his 57th career empty net goal, passing Wayne Gretzky for the most in NHL history #Hockey365 #ALLCAPS pic.twitter.com/VpJmQPJUMZ
— Mike Commito (@mikecommito) February 10, 2026
Caufield, lui?
Zéro.
Tout ce qu’il fait, il le fait dans le feu de l’action.
Dans les moments qui comptent vraiment.
Et ça rend sa production encore plus impressionnante.
Alors non, on ne parle pas ici de records absolus.
On parle d’un héritage.
Celui du meilleur buteur de la ligue.
Celui du joueur que toutes les équipes craignent.
Celui qui peut, saison après saison, dominer la colonne des buts.
Et aujourd’hui, pour la première fois depuis longtemps, un nom commence à s’imposer dans cette discussion-là avec sérieux.
Cole Caufield.
Le flambeau n’a peut-être pas encore complètement changé de mains.
Mais une chose est certaine :
Il est en train de brûler très fort… à Montréal.
