Le Jack Adams déjà en train de glisser entre les mains de Martin St-Louis… et tout part de son système

Le Jack Adams déjà en train de glisser entre les mains de Martin St-Louis… et tout part de son système

Par William Petit Lemay le 2026-04-04

Le Canadien de Montréal est en train de faire quelque chose de très spécial.

On parle d’une équipe qui, aujourd’hui, est en pleine lutte pour la première place dans la division Atlantique. Une équipe jeune, explosive, imprévisible… mais surtout, une équipe qui gagne.

Et ça, il faut le dire clairement : ça passe directement par Martin St-Louis.

Parce que ce qu’il est en train d’accomplir derrière le banc du Canadien, ce n’est pas normal. On parle de l’un des groupes les plus jeunes de toute la LNH… et pourtant, le CH est maintenant dans le top de la ligue, à quelques points à peine des meilleures équipes.

Sur la route? C’est dominant.

Dans les moments importants? L’équipe répond.

Les jeunes comme Slafkovský, Hutson, Demidov embarquent complètement dans le projet.

Tout le monde fait son travail.

Et dans ce contexte-là, la discussion devient inévitable :

Martin St-Louis doit être considéré pour le trophée Jack Adams.

Pas juste comme finaliste.

Comme un sérieux candidat.

Mais…

Parce qu’il y a un “mais”.

Un malaise commence tranquillement à s’installer à Montréal. Un doute qui revient, encore et encore.

Et ce doute-là tourne autour d’un seul élément :

son système défensif.

On le sait depuis le début.

Le système homme à homme de Martin St-Louis est exigeant. Très exigeant.

Physiquement, c’est demandant.

Mentalement, c’est encore pire.

Chaque joueur doit être parfait. Chaque lecture doit être rapide. Chaque erreur… est immédiatement punie.

Et avec une équipe aussi jeune que le Canadien?

Les erreurs arrivent.

On l’a vu dans certaines défaites cette saison. Des séquences où tout s’écroule en quelques secondes. Des joueurs en retard. Des couvertures perdues. Et un système qui, au lieu d’absorber l’erreur… l’expose encore plus.

Ce n’est pas nécessairement un mauvais système.

Mais c’est un système sans filet de sécurité.

Et c’est là que la question devient sérieuse.

Parce que dans une course au Jack Adams, chaque détail compte.

Oui, St-Louis transforme son équipe.

Oui, il maximise son talent.

Oui, il a instauré une identité.

Mais est-ce que son entêtement à garder ce système-là, coûte que coûte, pourrait lui coûter des votes?

La réponse commence à faire réfléchir.

Parce qu’ailleurs dans la ligue, il y a aussi des histoires fortes.

Regardez les Sabres de Buffalo.

Une équipe qui partait de loin… et qui se retrouve maintenant au sommet de l’Atlantique. Et derrière ce revirement, il y a un nom : Lindy Ruff.

Un entraîneur qui pourrait lui aussi être dans la course au Jack Adams. Et dans un scénario où Buffalo termine devant Montréal?

Ça change complètement la perception.

Ajoutez à ça d’autres entraîneurs qui réussissent à stabiliser leurs équipes, à maximiser leur structure défensive, à limiter les erreurs…

Et soudainement, le dossier de Martin St-Louis devient un peu plus fragile qu’on le pensait.

Parce que le Jack Adams, ce n’est pas seulement une question de résultats.

C’est aussi une question de contrôle.

Et en ce moment, il y a encore des moments où le Canadien semble… vulnérable.

Tout ça nous amène à la vraie question.

Pas pour la saison régulière.

Mais pour les séries.

Parce qu’au final… c’est là que tout va se jouer.

Est-ce que ce système défensif peut survivre à l’intensité des séries éliminatoires?

Est-ce qu’une équipe aussi jeune peut exécuter un système aussi exigeant pendant 7 matchs, contre les meilleures équipes de la ligue?

Ou est-ce que ce même système va finir par craquer… encore une fois?

Martin St-Louis va très probablement être nommé pour le Jack Adams.

Il le mérite.

Mais est-ce qu’il va le gagner?

C’est là que le doute s’installe.

Parce que tant que son système va soulever des questions…

le trophée pourrait lui glisser entre les mains, encore une fois.