Le Journal de Montréal envoie un message brutal : ça sent déjà la fin

Le Journal de Montréal envoie un message brutal : ça sent déjà la fin

Par André Soueidan le 2026-04-18
canadiens

Un vent froid vient de traverser Montréal… et cette fois, il ne vient pas de l’extérieur.

Quand un chroniqueur du Journal de Montréal met des mots sur ce que plusieurs pensent tout bas, ça frappe différemment. Pas parce que c’est spectaculaire… mais parce que ça sonne vrai.

Marc De Foy n’a pas tourné autour du pot.

Dès les premières lignes, le ton est donné :

« Si on part du principe que rien n’est impossible, la réponse est oui. Mais la commande est de taille. »

Aucune attaque gratuite. Juste une lecture lucide d’un affrontement qui, sur papier, penche du côté du Lightning.

Parce que malgré les 106 points identiques au classement… les deux équipes ne racontent pas la même histoire.

D’un côté, Tampa Bay, une machine rodée. Une organisation qui accumule les saisons de 100 points comme si c’était une formalité. De Foy le résume parfaitement en parlant de « régularité ».

De l’autre, un Canadien qui revient de loin. Une progression rapide, impressionnante même… mais encore fragile à certains endroits.

Et c’est là que l’analyse devient difficile à contester.

Parce que quand on plonge dans les détails… l’écart apparaît.

Devant le filet, par exemple.

« Andrei Vasilevskiy supplante Jakub Dobes et Jacob Fowler par plusieurs longueurs. Il fait géant devant son filet. C’est une épaisse muraille à transpercer. »

C’est dur de dire le contraire.

Dobes représente l’avenir… mais aujourd’hui, il entre dans l’inconnu. Premières séries. Première vraie pression. Chaque erreur amplifiée.

De Foy soulève la question que tout le monde se pose sans toujours oser la formuler : comment va-t-il réagir?

Même chose à l’attaque.

Quand il parle de Nikita Kucherov, ce n’est pas juste un compliment… c’est un avertissement.

« Kucherov est capable de démolir un adversaire à lui seul. »

Et ce genre de joueur-là… le Canadien n’en a pas encore à ce niveau précis. Pas sur une base constante.

Puis il y a la profondeur.

Le trio de Brayden Point. Le rôle d’Anthony Cirelli. Les ailiers capables de produire sans dépendre d’un seul joueur.

Pendant ce temps, à Montréal, le poids repose encore énormément sur Suzuki, Caufield et Slafkovsky.

Ce déséquilibre-là… il est réel.

Et comme si ce n’était pas suffisant, il y a l’éléphant dans la pièce.

Noah Dobson.

Une absence qui change tout… et qui arrive au pire moment.

De Foy ne tourne pas autour du sujet. Il parle d’une unité défensive « passablement amochée ».

Parce que derrière Matheson, les responsabilités explosent. Les jeunes doivent absorber des rôles plus lourds, plus vite que prévu.

Dans une série contre une équipe aussi structurée… ça peut faire mal.

Alors oui… rendu là, la conclusion devient presque inévitable.

« Je choisis le Lightning en six matchs. »

Pas sexy, comme il le dit lui-même.

Mais logique.

Et c’est exactement ce qui dérange.

Parce que pour une fois… le discours pessimiste n’est pas exagéré. Il est construit. Il est appuyé. Il tient debout.

Sauf que…

Le Canadien des deux dernières années n’a jamais vraiment respecté les scénarios écrits d’avance.

Personne ne les voyait en séries l’an dernier… ils y sont allés.

Peu de gens les plaçaient parmi les meilleures équipes cette saison… ils ont terminé avec 106 points.

À un moment donné, il faut se poser la question.

Et si cette équipe-là était simplement en avance sur son propre plan?

Parce que dans la vision de Kent Hughes… on parle d’un projet en construction. Une montée graduelle. Une progression contrôlée.

Ce qu’on voit présentement dépasse déjà les attentes initiales.

Alors oui, choisir Tampa, c’est le réflexe facile.

Ça évite les déceptions.

Ça permet de rester rationnel.

Mais le hockey de séries n’est jamais complètement rationnel.

Une séquence. Un gardien qui s’enflamme. Une étincelle dans un vestiaire.

Et soudainement… tout bascule.

Marc De Foy a raison sur plusieurs points.

Mais cette équipe-là a déjà prouvé qu’elle n’avait pas besoin de l’approbation des experts pour écrire sa propre histoire.

Et c’est exactement pour ça que cette série devient fascinante.

À suivre…