Le party s’est éteint au Centre Bell : Martin St-Louis est dans le déni

Le party s’est éteint au Centre Bell : Martin St-Louis est dans le déni

Par André Soueidan le 2026-01-11

Samedi soir. Centre Bell plein à craquer.

Équipe au sommet de la division.

Match ultime pour le premier rang.

Le CH invaincu depuis son retour du voyage du temps des fêtes.

Un Centre Bell en délire toute la semaine,,,,

Tous les ingrédients étaient là pour un autre chapitre euphorique.

Sauf un détail majeur : le Canadien ne s’est jamais présenté.

Pas un peu absent. Complètement éteint.

Et là-dessus, entendre Martin St-Louis expliquer que « ce n’était pas un match de 4-0 », que « les intentions étaient là », que « c’est un mauvais bond, une punition, une erreur ici et là », ça sonne comme un discours de protection… mais aussi comme un refus d’appeler les choses par leur vrai nom.

Parce que non, ce match-là, le Canadien ne l’a pas échappé par malchance.

Il l’a perdu partout.

Les mises en jeu?

58 % Red Wings. 42 % Canadien.

Le ton est donné dès la mise au jeu initiale.

Le jeu de puissance? Detroit marque. Montréal aucun but sur l'avantage numérique.

Les punitions? Le Canadien s’enlise. Dix minutes de punition.

Rythme cassé, oui… mais surtout discipline absente.

Les tirs au but?

Quatre tirs après une période et demie.

Un samedi soir.

Un match pour le sommet de la division.

C’est là que le discours devient difficile à avaler.

Dire que « les intentions étaient bonnes » quand ton équipe passe la soirée à courir après la rondelle, quand elle est constamment en retard sur les batailles, quand elle se fait étouffer territorialement, ça ne colle pas avec la réalité brute.

Les Red Wings n’ont pas volé ce match.

Ils ont surclassé le Canadien.

Physiquement, le CH a donné 27 mises en échec, mais sans impact réel.

Beaucoup de coups lancés en retard, rarement avec autorité.

Pas de séquences soutenues. Pas de pression prolongée. Pas de chaos devant le filet adverse.

Mentalement?

Detroit était prêt. Montréal semblait convaincu que le Centre Bell allait faire le travail à sa place.

Et c’est peut-être ça, le vrai problème.

Une équipe flattée toute la semaine.

Un narratif de conte de fées entretenu.

Une foule déjà en mode célébration.

Résultat? Une équipe qui arrive en pensant que le match va se gagner tout seul.

Martin St-Louis a raison sur une chose : ce n’est pas une défaite qui définit une saison.

Mais refuser de reconnaître que le Canadien a été dominé dans un match aussi symbolique, aussi chargé, aussi attendu, c’est dangereux.

Parce que ce match-là, ce n’était pas un mardi soir anodin.

C’était le match.

Celui qui teste la maturité.

Celui qui mesure si l’équipe est prête à assumer son nouveau statut.

Et samedi, la réponse a été claire : non.

Protéger ses joueurs, c’est noble.

Mais parfois, enlever les lunettes roses, c’est nécessaire.

Parce que le party, samedi soir, n’a pas été interrompu par malchance.

Il a été gâché.

Et ça, il va falloir l’assumer.

Misère...