Le pire cauchemar d’Arber Xhekaj est arrivé: Georges Laraque le détruit publiquement

Le pire cauchemar d’Arber Xhekaj est arrivé: Georges Laraque le détruit publiquement

Par David Garel le 2026-01-15

Le pire cauchemar d’Arber Xhekaj est arrivé: quand Georges Laraque le démonte publiquement

Il existe, dans la culture du hockey, une règle non écrite plus lourde que toutes les critiques d’entraîneurs et plus violente que n’importe quelle mise en échec : quand un vrai bagarreur te retire publiquement sa reconnaissance, ta crédibilité s’effondre.

Et c’est exactement ce qui vient d’arriver à Arber Xhekaj.

À Washington, dans une défaite de 3-2 en prolongation contre les Capitals, Xhekaj a voulu faire ce qu’il a toujours fait : répondre physiquement après une mise en échec de Dylan McIlrath sur Jayden Struble.

Le geste de solidarité est irréprochable sur le principe. Le problème, c’est l’exécution. Et surtout, ce qu’elle révèle.

Le combat n’en a pas vraiment été un. Pas d’initiative. Pas d’agressivité contrôlée. Pas de domination. Un long moment de lutte, de bras attachés, de retenue permanente, suivi de quelques coups tardifs une fois au sol. Une séquence qui a immédiatement fait sourciller les vrais connaisseurs.

Parmi eux, Georges Laraque.

Et quand Laraque parle de combats, il ne donne pas une opinion : il pose un diagnostic.

Sur les ondes de BPM Sports, l’ancien homme fort n’a pas cherché à protéger Xhekaj. Il n’a pas adouci son propos. Il a expliqué, image par image, pourquoi ce combat était inquiétant, et pourquoi il ne reconnaissait plus le joueur.

"Regarde comment il tient les deux bras. Il reste vraiment collé dessus pour ne pas manger de coups. Supposons que tu te bats avec moi, c'est ça qu'il faut que tu fasses. Xhekaj fait juste le tenir et il est juste en défensive tout le long. C'est pas Evans qui se bat, c'est Xhekaj!

Il faisait pas ça à ses premières années. Quand t'es 6'4"/235lbs pis tu sautes sur quelqu'un, tu ne peux pas hugger et tenir le gars tout le long. Quand tu rock quelqu'un pis tu restes collé après, c'est parce que t'as peur de manger des coups. Tout le long du combat, il était zéro actif pis à la fin quand il tombe sur le dos comme ça, là il lui donne une couples de coups. Là, tu regardes ça, tu ne le reconnais pas. Le gars n'a pas oublié comment être tough, c'est juste une question de confiance. Là, il n'a pas confiance et c'est pour ça qu'il fait ça.

C'est pas normal de voir notre Xhekaj, le facteur X, donner un hug à un joueur de même. S'il continue à se battre de même, quand il va se rebattre contre un vrai heavyweight, il va se faire mal."

Selon lui, Xhekaj ne se battait pas pour gagner, mais pour éviter de perdre. Il tenait les bras. Il restait collé. Il cherchait à survivre, pas à imposer. Et dans le monde des bagarreurs, ce détail change tout.

Laraque l’a dit sans détour : quand un colosse de 6’4”, 235 livres saute sur quelqu’un et passe tout le combat à neutraliser plutôt qu’à attaquer, ce n’est pas une stratégie, c’est un manque de confiance.

Et cette phrase-là est dévastatrice.

Parce qu’elle vient du seul homme qui peut se permettre de la dire. Le plus grand bagarreur de l’histoire moderne de la LNH. Treize saisons à affronter les pires heavyweights de la ligue. Un joueur qui savait exactement quand frapper, comment frapper, et surtout pourquoi.

Laraque n’a pas dit que Xhekaj avait oublié comment être tough.

Il a dit qu’il n’avait plus confiance.

Et dans cet univers précis, la confiance est tout. Sans elle, tu hésites. Tu attaches. Tu attends. Tu protèges ta tête. Tu espères que ça se termine vite.

Pire encore, Laraque a mis le doigt sur une vérité que Xhekaj traîne depuis trop longtemps : le choix d’avoir rompu avec lui a été une erreur majeure.

Xhekaj n’a jamais accepté que Laraque entraîne aussi Matt Rempe. Question d’orgueil. Question de rivalité. Question d’identité. Résultat : il a changé d’encadrement. Il a changé de méthode. Il a changé de repères.

Et depuis, sa trajectoire s’est brisée.

Le Xhekaj qui terrorisait les adversaires à ses débuts ne se battait pas comme ça. Il attaquait. Il frappait en premier. Il imposait son rythme. Il n’était pas dans la réaction. Il était dans la dissuasion.

Aujourd’hui, selon Laraque, il subit ses combats.

Et ce constat arrive au pire moment possible.

Parce que cette séquence contre McIlrath n’est pas arrivée dans le vide. Elle survient après plusieurs combats ratés, après une série de critiques sur son jeu, après des accusations de gestes sales, et surtout après une perte de respect massive sur les réseaux sociaux et autour de la ligue.

Quand Laraque dit publiquement que s’il continue à se battre comme ça contre un vrai heavyweight, il va se faire mal, ce n’est pas une menace. C’est un avertissement professionnel.

Et c’est là que le cauchemar devient total.

Xhekaj est en train de perdre ce qui faisait de lui un joueur unique :

Il n’est plus un défenseur de confiance aux yeux de son entraîneur,

Il n’est plus un intimidateur crédible aux yeux des adversaires, et maintenant, il n’est plus protégé par la confrérie des bagarreurs.

Dans la LNH, quand le coach doute, que les adversaires te testent, et que les anciens te désavouent, il ne reste plus beaucoup de filet.

La sortie de Georges Laraque n’est pas une simple critique médiatique.

C’est un signal d’alarme.

C’est la voix de quelqu’un qui sait exactement où mène ce chemin.

Et pour Arber Xhekaj, entendre ça de son ancien mentor, au lendemain d’un combat jugé honteux par une large partie du milieu, c’est probablement le coup le plus dur de toute sa carrière.

Parce que cette fois, il ne s’agit plus d’opinion.

Il s’agit de réputation.