Elle était arrivée en Italie sous un nuage de sarcasmes, de jugements moraux et de commentaires acides. Elle en est repartie avec un record olympique, une médaille d’or autour du cou… et un silence brutal imposé à tous ceux qui la traitaient de diva.
Lundi, sur la glace de Milan, Jutta Leerdam, surnommée "le plus beau derrière au monde", n’a pas simplement gagné le 1000 mètres. Elle a livré une réponse froide, clinique, presque cruelle à ses détracteurs.
@juttaleerdam Me all day. The absolute best engagement trip 🥹
♬ original sound - WYA ADRIAN | DJ
Dans la dernière paire de la finale, opposée à la Japonaise Miho Takagi, championne olympique en titre, la Néerlandaise a signé un tonitruant 1:12.31, pulvérisant le record olympique et laissant tout le monde derrière.
PATINAGE DE VITESSE (LONGUE PISTE) 💨💨 Jutta Leerdam 🇳🇱, fracasse le record olympique au 1000m et remporte l'or🥇🤯#MilanoCortina2026 #rcsports #patinagedevitesselonguepiste #jeuxolympiques pic.twitter.com/vKveInThF2
— Radio-Canada Sports (@RC_Sports) February 9, 2026
Pendant que certains comptaient ses stories Instagram, elle, comptait les centièmes.
Et c’est précisément là que l’histoire devient savoureuse. C'est la revanche de la femme fatale.
La « diva », la jet-setteuse, la star d’Instagram… et la championne
Avant même de poser un patin aux Jeux, Leerdam faisait déjà la une. Pas pour ses temps chronométrés. Pas pour ses entraînements.
Mais pour son arrivée en jet privé, loin de l’avion commercial de la délégation néerlandaise. Sur Instagram, elle publie quelques photos du vol, entourée d’amis, décorations orange à bord, petits gâteaux personnalisés, coupes de champagne. Résultat immédiat: tollé.
@juttaleerdam LY @Beaudine Leerdam @Merel Leerdam ♬ original sound - Jay🎲
Aux Pays-Bas, plusieurs voix influentes s’en mêlent. L’ancien footballeur devenu chroniqueur Johan Derksen y va sans détour: comportement arrogant, attitude de diva, manque de respect envers l’équipe nationale.
Sur les réseaux sociaux, les commentaires pleuvent:
« Voyage privé? Et l’esprit d’équipe? »
« Juste agir normalement »
« Elle se prend pour une millionnaire ».
On lui reproche tout: son jet privé, son absence à la cérémonie d’ouverture, son refus de certaines obligations médiatiques, son entourage glamour, son image trop « people ».
En clair: on lui reproche d’être elle-même.
Car Jutta Leerdam n’est pas une athlète ordinaire. C’est une méga star des réseaux sociaux, suivie par plus de cinq millions d’abonnés.
Une patineuse qui pose aussi facilement en combinaison moulante qu’elle attaque un virage à plus de 50 km/h. Une femme qui fait la une quand son uniforme déchire... par en-arrière...
Speed skating went massively viral at the 2026 Winter Olympics — all thanks to Dutch athlete Jutta Leerdam 🔥 pic.twitter.com/MalfhbVtTF
— NEXTA (@nexta_tv) February 8, 2026
Une sportive transformée en objet de fantasme, jugée autant sur son physique que sur ses performances.
@juttaleerdam LY @Beaudine Leerdam @Merel Leerdam ♬ original sound - Jay🎲
Dans un milieu encore profondément conservateur, cette visibilité dérange.
Ajoutez à ça un détail explosif: elle est la fiancée du très controversé Jake Paul, qui pleurait sa vie après la victoire de sa douce:
Jutta Leerdam wins gold, breaks Olympic record with fiancé Jake Paul brought to tears https://t.co/pdTqNBHaMH pic.twitter.com/2fdtVdmWa0
— New York Post (@nypost) February 9, 2026
Influenceur devenu boxeur, personnage clivant, provocateur assumé, proche de cercles politiques très à droite, bref, tout ce qu’une partie de l’Europe sportive déteste cordialement.
Le couple, ensemble depuis 2023, s’est fiancé en 2025. Et depuis, chaque apparition publique devient un spectacle, chaque victoire un événement people.
Lundi, lorsque Leerdam éclate en sanglots après son record, Jake Paul est dans les gradins. Lui aussi ému. Les caméras s’attardent. Les réseaux explosent.
Pour certains, cette relation enlève de la « crédibilité » à l’athlète.
Pour elle, c’est simplement sa vie.
« Je reste dans ma bulle »
Face aux critiques, Leerdam a choisi le silence. Pas d’excuses. Pas de justification élaborée. Elle explique simplement vouloir rester dans sa bulle, se concentrer sur sa préparation, éviter le bruit.
Même lorsqu’on la filme de derrière... pour admirer son derrière... cela ne plaît pas aux puritains.
I really need to start watching more of the Winter Olympics
— BowTiedYukon (@BowTiedYukon) February 9, 2026
pic.twitter.com/pycTHvjNRo
La scène est devenue virale. Elle refuse d’en faire un spectacle.
Oui, sa cheville droite l’inquiète depuis des années. Oui, elle utilise une technique peu commune pour garder l’articulation souple. Oui, elle le fait tous les jours.
Mais non, elle ne veut pas transformer ça en feuilleton.
Elle est là pour gagner.
Ironie du sort: quelques semaines plus tôt, lors des qualifications, Leerdam avait lourdement chuté dans un virage à haute vitesse. Sa participation aux Jeux était sérieusement compromise. La fédération néerlandaise a finalement utilisé un billet discrétionnaire pour l’envoyer à Milan.
Encore un sujet de controverse.
Encore un prétexte pour parler de favoritisme.
Encore une raison de douter.
Puis lundi est arrivé.
Le moment de vérité
Dernière paire. Pression maximale. La championne olympique japonaise dans le couloir voisin. Les critiques encore fraîches dans l’air. Et cette étiquette de diva qui lui colle à la peau.
Jutta Leerdam patine comme une femme en mission.
1:12.31.
Record olympique.
Médaille d’or.
Rideau.
En quelques secondes, tout le narratif s’effondre.
La jet-setteuse? Championne olympique.
L’influenceuse? Recordwoman.
La diva? La plus rapide au monde.
Quand le talent fait taire le bruit
Ce qui dérange chez Jutta Leerdam, au fond, ce n’est ni son jet privé, ni son compte Instagram, ni son fiancé. C’est qu’elle refuse de choisir entre être athlète d’élite et femme moderne ultra médiatisée.
Elle assume les deux.
Et lundi, elle a rappelé une vérité brutale: on ne gagne pas un 1000 mètres olympique à coups de likes. On le gagne à coups de travail, de douleur, de discipline… et de caractère.
À Milan, dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver de 2026, Jutta Leerdam n’a pas seulement remporté une course.
Elle a écrasé un procès populaire.
Et pendant que ses détracteurs cherchent leur prochain angle d’attaque, elle, elle regarde déjà vers la suite, avec une médaille d’or autour du cou, un record dans les livres, et ce sourire de quelqu’un qui sait exactement ce qu’elle vient d’accomplir.
La diva?
Non.
La patronne... au "popotin légendaire".
