Le prix monte : Ça se complique pour Zachary Bolduc à Montréal

Le prix monte : Ça se complique pour Zachary Bolduc à Montréal

André Soueidan
Le 2026-08-21

Une nouvelle qui passe peut-être inaperçue ailleurs dans la LNH commence pourtant à soulever une question bien réelle à Montréal… combien vaut exactement Zachary Bolduc aujourd’hui?

Pendant que le Canadien poursuit ses discussions avec l’attaquant québécois, les Capitals de Washington ont déjà commencé à travailler sur une prolongation de contrat avec Ryan Leonard, leur choix de premier tour en 2023.

Rien de spectaculaire à première vue.

Sauf que les chiffres qui circulent autour du jeune attaquant américain donnent une bonne idée de la vitesse à laquelle le marché est en train de changer.

Leonard n’a que 21 ans.

Une seule saison complète dans la LNH derrière la cravate.

Pourtant, plusieurs analystes s’attendent déjà à voir Washington lui offrir une entente qui pourrait dépasser les huit millions de dollars par saison.

Pourquoi? La réponse est simple.

Le jeune homme a débarqué dans la LNH comme un train de marchandises.

Vingt buts, quarante-cinq points, cent vingt-quatre mises en échec, une présence constante parmi les meilleurs jeunes joueurs du circuit et une huitième place au scrutin du trophée Calder.

À Washington, personne ne se demande s’il appartient au top six. Personne ne se demande s’il mérite du temps sur le premier avantage numérique. Personne ne se demande quel rôle lui donner.

Le rôle est déjà trouvé.

Leonard fait partie des fondations.

C’est justement ce qui rend le dossier de Zachary Bolduc si intéressant.

Le Québécois a montré de très belles choses depuis son arrivée à Montréal.

Son énergie est contagieuse. Son échec avant dérange.

Sa capacité à récupérer des rondelles plaît visiblement à Martin St-Louis. Lorsqu’il décide de jouer avec agressivité, il peut complètement changer le rythme d’une présence.

Mais malgré toutes ses qualités, personne ne peut prétendre aujourd’hui que Bolduc occupe la même place dans la hiérarchie du Canadien que Leonard à Washington.

Depuis son arrivée, les séquences de domination ont souvent été suivies de périodes plus discrètes.

On l’a vu monter dans l’alignement, puis redescendre. On l’a vu obtenir certaines opportunités offensives sans jamais s’installer durablement parmi les intouchables du groupe.

Sur le jeu de puissance, sa place n’a jamais été garantie.

En désavantage numérique, Martin St-Louis ne l’utilise pratiquement pas.

Lorsqu’on regarde les responsabilités accordées à Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov ou même Jake Evans dans certaines situations particulières, on réalise rapidement que Bolduc n’est pas encore devenu un joueur incontournable.

C’est là que la question financière devient délicate.

Pendant longtemps, être un choix de première ronde suffisait presque à créer une certaine valeur de négociation.

Aujourd’hui, les directeurs généraux regardent beaucoup moins le rang du repêchage que ce qui est réellement produit sur la glace.

Le marché récompense les résultats.

Le marché récompense l’impact.

Le marché récompense les joueurs qui démontrent déjà qu’ils peuvent porter une partie de l’attaque d’une équipe.

Ryan Leonard vient justement de rappeler cette réalité à toute la LNH.

Kent Hughes se retrouve donc devant un exercice complexe.

D’un côté, le Canadien apprécie visiblement Bolduc et croit encore à son potentiel.

De l’autre, il devient difficile d’ignorer l’écart qui existe actuellement entre ce potentiel et celui des jeunes joueurs qui commencent déjà à signer les gros chèques partout dans le circuit.

Personne ne remet en question le talent de Bolduc.

Personne ne remet en question son importance future dans l’organisation.

Le défi consiste plutôt à déterminer où se situe réellement sa valeur aujourd’hui.

Vaut-il le prix d’un joueur d’énergie capable de produire offensivement par séquences?

Vaut-il le prix d’un futur attaquant de deuxième trio?

Vaut-il davantage?

La réponse n’est pas simple.

Une chose est certaine, cependant.

Chaque fois qu’un jeune joueur comme Ryan Leonard s’approche d’une entente majeure, les comparables changent, les discussions évoluent et les agents prennent des notes.

À Montréal, tout le monde veut voir Zachary Bolduc demeurer avec le Canadien pendant longtemps.

Reste maintenant à voir combien cette confiance coûtera réellement.

À suivre…