Une atmosphère différente plane au-dessus de Montréal depuis la fin du match numéro deux… comme si cette série venait soudainement de traverser une autre frontière.
Le Canadien et les Hurricanes ne jouent plus seulement au hockey. Là, ça commence à ressembler à une guerre d’usure physique où chaque présence devient un message envoyé à l’autre équipe.
Et présentement, le message de la Caroline est clair comme de l’eau de roche.
Lane Hutson doit souffrir.
Depuis deux matchs, les Hurricanes attaquent le jeune défenseur du Canadien comme s’il représentait à lui seul tout le moteur offensif montréalais.
Chaque sortie de zone est accompagnée d’une mise en échec.
Chaque rondelle récupérée devient une invitation au contact.
Taylor Hall l’a poussé encore plus loin en prolongation quand il est venu frapper Hutson directement au bas du genou dans une collision qui a immédiatement glacé le banc du CH.

Puis pendant que Montréal regardait son jeune phénomène revenir au banc en grimace… William Carrier continuait tranquillement à jouer sa série parfaite.
Le gros ailier montréalais des Hurricanes est partout.
Un point de plus samedi.
Quatre mises en échec.
Des présences lourdes.
Des contacts qui usent mentalement le Canadien à chaque chiffre.
Même ses coéquipiers n’arrêtent plus de le couvrir d’éloges.
« C’est un cheval », a lancé Eric Robinson après le match.
Mark Jankowski est allé encore plus loin en affirmant que Carrier était littéralement “fait pour les séries”.
Et honnêtement… difficile de leur donner tort.
C’est justement là que le nom d’Arber Xhekaj revient dans toutes les conversations.
Parce qu’en ce moment, le Canadien commence tranquillement à perdre la bataille psychologique de la robustesse.
William Carrier sent qu’il peut frapper à volonté.
Taylor Hall joue avec énormément d’arrogance depuis sa séquence sur Hutson.
Même le forecheck des Hurricanes commence à devenir plus agressif parce que Carolina semble croire que personne ne va réellement leur faire payer le prix physique de leurs décisions.
Et ça… c’est exactement le genre de situation qui réveille le Shérif.
Le plus intéressant dans toute cette histoire, c’est que Martin St-Louis possède maintenant un avantage extrêmement important : le dernier changement au Centre Bell.
À domicile, le coach du Canadien peut beaucoup mieux protéger Xhekaj de certains affrontements compliqués et contrôler davantage les situations où il embarque sur la glace.
Parce qu’il faut être honnête aussi… si Arber Xhekaj revient dans cette série, la Caroline possède elle aussi une réponse potentielle.
Nicolas Deslauriers.
Et soudainement, l’échiquier physique change complètement.
Si Deslauriers entre dans l’alignement des Hurricanes, là, Xhekaj devient pratiquement obligatoire pour le Canadien.
Parce qu’à ce moment-là, tu ne peux plus laisser uniquement Josh Anderson absorber toute la réponse physique montréalaise contre des gars comme Carrier, Hall et Deslauriers.
Mais en même temps, Martin St-Louis doit faire extrêmement attention.
Le Canadien joue du très bon hockey.
Modifier l’alignement en pleine finale d’association n’est jamais une décision émotionnelle uniquement.
Jayden Struble, malgré ses 11 minutes 56 secondes lors du dernier match, demeure un défenseur capable de jouer rapidement et de soutenir la transition du CH.
Sauf qu’une série peut changer extrêmement vite quand une équipe commence à croire qu’elle possède le contrôle physique complet.
Et honnêtement… on commence dangereusement à sentir ça du côté des Hurricanes.
Le Centre Bell risque donc d’être complètement électrique pour le match numéro trois.
Montréal vient de reprendre l’avantage de la glace. La série est égale 1-1. Les deux prochains matchs se jouent dans un environnement qui va probablement devenir infernal pour la Caroline.
Et imaginez seulement une seconde ce qui arriverait si Arber Xhekaj était annoncé dans l’alignement avant la mise au jeu.
Le bruit.
Parce que le Shérif ne règle pas seulement les bagarres.
Le Shérif change le comportement des autres avant même le premier contact.
À suivre…
