Une porte vient peut-être de s’ouvrir pour Kent Hughes… et elle n’existait tout simplement pas il y a quelques jours.
À Anaheim, le climat s’est transformé en véritable casse-tête depuis que les Flyers ont frappé un grand coup en déposant une offre hostile monumentale à Leo Carlsson.
Tout le monde regarde maintenant les Ducks tenter de reprendre leur souffle, mais pendant que l’attention est dirigée vers leur jeune centre vedette, un autre dossier commence tranquillement à prendre une ampleur inattendue.
Celui de Pavel Mintyukov.
Le défenseur russe de 22 ans est maintenant joueur autonome avec compensation.
Ancien dixième choix au total du repêchage de 2022, il possède exactement le profil recherché par la majorité des directeurs généraux de la LNH.
Grand, mobile, capable de transporter la rondelle et déjà établi dans le circuit malgré son jeune âge, Mintyukov représente un investissement pour les dix prochaines années.

C’est précisément ce qui rend les informations dévoilées au cours des dernières heures aussi intéressantes.
Selon plusieurs sources rapportées par David Pagnotta, plusieurs équipes ont communiqué avec le clan de Mintyukov afin d’évaluer la situation.
Parmi les formations mentionnées… le Canadien de Montréal figure bel et bien sur la liste.
Le simple fait de voir le nom de Kent Hughes associé à ce dossier change complètement la dynamique.
Une offre hostile demeure théoriquement possible.
Les règlements le permettent et Montréal possède les ressources financières nécessaires pour compliquer sérieusement la vie des Ducks.
Mais est-ce vraiment la meilleure stratégie?
Probablement pas.
Une offre hostile force une équipe à payer cher… autant en argent qu’en choix au repêchage.
Pour un jeune défenseur prometteur, le coût pourrait rapidement grimper à un niveau où le jeu n’en vaut plus nécessairement la chandelle.
Kent Hughes n’a jamais donné l’impression d’être un dirigeant impulsif.
Au contraire.
Depuis son arrivée à Montréal, il préfère attendre le bon moment plutôt que de créer un conflit inutile avec une autre organisation.
Et c’est justement là que la situation devient fascinante.
Les Ducks sont maintenant coincés dans une position très inconfortable.
Le dossier Leo Carlsson monopolise toute leur attention.
Anaheim doit déterminer s’il égalera ou non une offre gigantesque qui bouleversera sa structure salariale pour plusieurs saisons.
Pendant ce temps, Mintyukov attend toujours son nouveau contrat.
Les négociations ont repris avec son agent, mais chaque journée qui passe ajoute un peu plus de pression sur Pat Verbeek.
Le Canadien n’a donc peut-être même pas besoin de déposer une offre hostile.
Pourquoi provoquer une bataille lorsque le marché pourrait faire le travail à sa place?
Si Anaheim juge impossible de conserver tout son jeune noyau, une transaction devient soudainement beaucoup plus réaliste.
Pagnotta rapporte d’ailleurs que cette avenue est bel et bien envisagée.
Autrement dit, Kent Hughes pourrait simplement patienter.
Laisser les Ducks gérer l’urgence.
Laisser les calculs sous le plafond salarial devenir de plus en plus difficiles.
Puis, lorsque la pression atteindra son maximum, décrocher le téléphone.
Cette approche correspond beaucoup plus à la façon de travailler du directeur général montréalais.
Pendant que tout le monde parle d’une deuxième offre hostile contre Anaheim, Hughes pourrait tranquillement préparer quelque chose de beaucoup plus rentable.
Une transaction.
Dans un tel scénario, Montréal conserverait ses précieux choix au repêchage tout en mettant la main sur un défenseur gaucher de 6 pieds 1 pouce et 207 livres, âgé de seulement 22 ans, qui totalise déjà plus de 200 matchs d’expérience dans la LNH.
Ce genre de joueur ne devient pas disponible très souvent.
Pat Verbeek se retrouve aujourd’hui dans une position qu’il aurait probablement préféré éviter.
Après avoir laissé plusieurs dossiers importants ouverts en même temps, son organisation est devenue la cible de toute la ligue.
Certains parleront d’acharnement. D’autres diront simplement que les autres directeurs généraux profitent d’une occasion qui ne se présente presque jamais.
Dans les bureaux du Canadien, personne n’a intérêt à agir dans la panique.
Chaque heure qui passe pourrait simplement faire augmenter la pression sur Anaheim… et améliorer la position de négociation de Kent Hughes.
Voilà pourquoi le nom de Pavel Mintyukov risque de revenir de plus en plus souvent à Montréal au cours des prochains jours.
Parfois, le meilleur coup n’est pas celui que tout le monde voit venir.
C’est celui que l’on prépare pendant que l’autre équipe tente simplement de garder la tête hors de l’eau.
À suivre…
