Les Flames ouvrent une porte inattendue : Michael Hage entre dans la discussion

Les Flames ouvrent une porte inattendue : Michael Hage entre dans la discussion

Par André Soueidan le 2026-01-06

Parfois, ce ne sont pas les grosses transactions qui parlent le plus fort.

Ce sont les petits gestes. Ceux qui passent presque inaperçus. Ceux que seules les organisations et les observateurs attentifs prennent au sérieux.

À Calgary, on vient justement d’en poser un.

Les Flames ont rappelé Zayne Parekh.

Pas pour faire joli.

Pas pour remplir un siège.

Pas pour “récompenser” un bon tournoi.

Pour l’intégrer à nouveau dans un environnement de Ligue nationale, quelques semaines à peine après l’avoir retranché.

Et c’est là que ça devient intéressant.

Parce que ce rappel-là n’existe pas dans le vide.

Il arrive après un Championnat du monde junior où certains joueurs ont clairement évolué dans une autre catégorie que le reste du peloton.

Pas juste bons. Dominants. À l’aise. En contrôle.

Parekh faisait partie de ce groupe-là.

Michael Hage aussi.

Deux joueurs du même repêchage.

Deux profils très différents, deux positions différentes, deux chemins distincts… mais une même impression laissée au Mondial : le jeu n’allait pas trop vite pour eux. C’est eux qui imposaient le rythme.

Calgary a regardé son défenseur offensif revenir du tournoi avec 13 points en 7 matchs, une confiance retrouvée, une créativité assumée… et a décidé qu’il méritait un deuxième billet cette saison.

Pas une promesse. Une chance réelle.

Ce que les Flames viennent de dire, sans le dire, c’est simple : un tournoi dominant contre les meilleurs jeunes au monde, ça compte.

Et c’est exactement là que Michael Hage entre dans la discussion.

Parce que si on enlève les positions, les contextes et les rôles spécifiques, il reste une chose difficile à ignorer : Hage a été tout aussi dominant, sinon plus.

Quinze points en sept matchs. Treize passes.

Une lecture du jeu chirurgicale.

Une aisance qui ne s’enseigne pas.

Ce n’était pas un joueur qui profitait du système.

C’était un joueur qui contrôlait les séquences.

Et non, personne ne dit que Montréal doit brûler des étapes.

Personne ne dit que Kent Hughes doit appeler son staff demain matin.

Personne ne dit que Hage est prêt maintenant à jouer 82 matchs dans la LNH.

Mais prétendre que ce genre de domination ne signifie rien… ce serait se mentir.

Calgary vient justement de démontrer l’inverse.

Les Flames n’ont pas comparé Parekh à qui que ce soit. Ils n’ont pas promis un rôle.

Ils ont simplement reconnu une chose : quand un jeune montre qu’il est au-dessus du niveau junior mondial, il mérite au moins d’être réévalué.

Et si Parekh est réévalué aujourd’hui, la question devient légitime à Montréal.

Pas pressante.

Pas urgente.

Mais légitime.

Michael Hage n’est pas un projet lointain qui flotte dans l’abstrait.

Il est un joueur de premier tour dans un repêchage extrêmement fort.

Un repêchage où plusieurs noms jouent déjà dans la LNH.

Un repêchage qui n’attendra pas dix ans pour livrer ses réponses.

Celebrini. Demidov. D’autres suivent.

Hage avance dans le même courant.

Encore une fois, ce n’est pas une comparaison directe. Ce n’est pas un appel à l’action. C’est un constat.

Quand une organisation comme Calgary juge qu’un tournoi junior peut changer la perception d’un joueur en quelques semaines, ça force les autres à regarder leurs propres espoirs différemment.

Et à Montréal, ce regard-là commence tranquillement à se poser.

Pas avec impatience.

Avec curiosité.

Les Flames ont ouvert une porte.

Michael Hage n’a pas encore mis le pied dedans.

Mais maintenant, la discussion existe.

À suivre...