Lettre bouleversante de Connor McDavid: il veut aller à San Jose

Lettre bouleversante de Connor McDavid: il veut aller à San Jose

Par David Garel le 2026-02-13

Connor McDavid vient d’écrire une lettre bouleversante. Pas une lettre de relations publiques. Pas un texte poli pour calmer les partisans. Une vraie lettre d’athlète brûlé de l’intérieur par la défaite, obsédé par une seule chose : gagner.

Dans The Players’ Tribune, Connor McDavid raconte ce que ça lui a fait, à 19 ans, de devenir capitaine des Oilers d’Edmonton. Il parle de la pression, du poids du “C”, du malaise d’être un kid qui retourne chez ses parents pendant qu’il est censé diriger une gang d’hommes avec enfants.

Il raconte ce moment précis où, après une mauvaise défaite, il regarde autour du vestiaire en se disant que quelqu’un devrait parler… puis réalise soudain que tous les regards sont braqués sur lui.

Presque dix ans plus tard, il dit penser souvent à ce jeune Connor-là. À chaque soirée difficile. À chaque échec. À chaque élimination.

Et surtout, il martèle une chose : aujourd’hui, être capitaine, ce n’est plus faire des points ou bien représenter la communauté.

« Tout ce que je veux, c’est gagner. C’est à ça que je pense chaque matin. C’est pour ça que je suis resté à Edmonton pendant plus d’une décennie. »

Parce qu’au-delà des souvenirs d’enfance, des patinoires de quartier, des soirées Hockey Night in Canada avec ses parents, des rêves olympiques et de l’honneur de porter le “C”, McDavid répète une chose, encore et encore, sous différentes formes :

il veut gagner.

Pas performer.

Pas accumuler des points.

Pas représenter la communauté.

Gagner.

« Je veux être rappelé comme un gagnant. Mais pas n’importe où. Ici. Dans cette ville. »

Des mots lourds. Très lourds.

Parce qu’ils arrivent exactement au moment où tout s’écroule chez les Oilers d’Edmonton.

Pendant que McDavid parle de legs… Edmonton s’effondre.

On l'a vu avant les Olympiques: défaite à Calgary, troisième revers de suite, panique générale. Leon Draisaitl vide son sac publiquement. Il pointe la défensive, le désavantage numérique, le gardien, les leaders… et même les entraîneurs.

« Ça part du sommet », qu’il dit.

Tout le monde est visé.

La transaction Tristan Jarry / Stuart Skinner est déjà perçue comme un désastre. Skinner est solide à Pittsburgh pendant que Jarry se fait exposer match après match à Edmonton.

Avec 64 points dans une association ouest ridiculement faible, les Oilers sont chanceux d’être encore dans le portrait. Dans l’Est, ils seraient en train de regarder le classement avec anxiété.

Et au milieu de ce chaos, McDavid publie une lettre où il avoue que les défaites lui font plus mal que les victoires ne lui font plaisir, que les deux finales perdues lui brisent encore le cœur, qu’il n’arrive même plus à “relaxer” pendant la saison régulière, qu’après le match no 7 perdu, il est parti aux Bahamas… pour finalement rentrer après deux nuits, incapable de décrocher

Sa conclusion?

« Je ne veux pas jouer au golf. Je ne veux pas être au bord d’une piscine. Je veux être à Edmonton en train de jouer au hockey. Je veux y retourner, peu importe le prix. »

C’est puissant.

Mais c’est aussi révélateur.

Et c’est là que la rumeur explose

Depuis quelques jours, une rumeur complètement folle circule dans les coulisses de la ligue : McDavid serait de plus en plus tenté par San Jose.

Oui. San Jose.

Pourquoi?

Parce que :

Il lui reste seulement deux ans de contrat après cette saison.

Des gens près du clan McDavid murmurent qu’il regretterait déjà sa prolongation courte.

Aux Jeux olympiques, il joue sur un trio avec Macklin Celebrini… et la chimie est complètement débile.

Celebrini représente exactement ce que McDavid cherche depuis dix ans : un jeune centre (qui peut jouer à l'aile) élite, affamé, capable de porter une équipe avec lui.

San Jose a l’espace sous le plafond, les choix, les jeunes… et un projet clair.

On parle même, à voix basse, d’un scénario où McDavid pourrait demander une transaction avant la fin de son entente.

Rien d’officiel.

Rien de confirmé.

Mais dans la LNH, ce genre de rumeur ne sort jamais de nulle part.

Sa lettre prend soudainement un autre sens

Relisez certains passages :

« Ça fait huit ans que je n’avais pas célébré une victoire importante. Huit ans. »

Ou encore :

« Je veux juste gagner quelque chose à nouveau. »

Et celui-ci, carrément troublant :

« Il y a une partie de moi qui sent que je ne devrais pas relaxer tant qu’on n’aura pas gagné. »

Ce n’est pas le discours d’un gars confortable.

C’est le discours d’un joueur à bout de patience.

Connor McDavid vient de nous montrer son âme. Un compétiteur obsédé par la victoire, marqué par les finales perdues, épuisé mentalement par des saisons qui s’étirent sans récompense.

Pendant ce temps, Edmonton brûle.

Draisaitl tire dans toutes les directions.

Les gardiens sont une catastrophe.

Le coaching est remis en question.

Et San Jose, tranquillement, devient une option séduisante.

McDavid voulait gagner à Edmonton.

Il l’a écrit noir sur blanc.

Mais si cette organisation continue de tourner en rond, une question devient de moins en moins taboue : combien de temps encore avant que le meilleur joueur au monde décide que son héritage ne se bâtira pas en Alberta, mais en Californie?