Dans le marché montréalais, il existe une perception qui colle encore à Martin St-Louis.
Bête comme ses pieds avec les médias québécois.
Souvent impatient et sec dans ses réponses.
Un entraîneur qui ne donne pas toujours beaucoup, surtout quand la pression monte ou après les défaites.
Et pourtant.
Une journaliste américaine considérée comme une beauté exceptionnelle vient peut-être de raconter l’histoire qui explique le mieux pourquoi Martin St-Louis peut avoir l'air d'avoir un coeur de pierre, mais au fond... il a le coeur sur la main.
Jackie Redmond de TNT a raconté une histoire très touchante en direct de la Caroline hier.

L’histoire se déroule pendant la série contre les Sabres de Buffalo, au match numéro un du deuxième tour. Le Canadien tire déjà de l’arrière 2-0, les choses tournent mal, l’ambiance est lourde et une entrevue de milieu de période avec Martin St-Louis était prévue sur le banc.
Mais au dernier moment, les producteurs de TNT changent d’idée.
Ils sentent que ce n'est pas le bon timing.
On veut éviter de jeter de l’huile sur le feu.
Surtout, on veut protéger Martin St-Louis d’un moment potentiellement inconfortable.
L’entrevue est annulée.
Le match suivant, Jackie Redmond croise Martin St-Louis.
Au lieu d’ignorer la situation, au lieu d’être content qu’on lui ait évité une caméra en pleine tempête, l’entraîneur-chef du Canadien la regarde et lui demande directement :
“Où étais-tu sur le banc au dernier match?”
Jackie Redmond raconte avoir immédiatement levé les mains dans les airs, presque comme si elle venait de se faire prendre en faute.
@Jackie_Redmond told a great story of how MSL let her know he wants to be interviewed ESPECIALLY when things aren't going Montreal's way 🔥 pic.twitter.com/O42BgBp7et
— NHLonTNT (@NHL_On_TNT) May 22, 2026
“Je suis tellement désolée, Marty. Les choses allaient mal, on ne savait pas si c’était le bon moment, alors on a annulé.”
Au lieu de lui dire qu’il comprenait, au lieu de dire merci d’avoir évité le malaise… il lui a pratiquement donné une leçon de leadership.
“Pour référence future, je ne veux pas que tu penses que tu dois me protéger, ou protéger cette équipe.”
“Peu importe ce qui se passe, que ce soit bon ou mauvais, viens me voir et demande-moi ce que tu veux.”
“Je ne veux pas que quiconque pense que nous avons besoin de protection.”
On parle ici d’un entraîneur qui vit dans le marché médiatique le plus intense du hockey. Une ville où chaque conférence de presse devient un débat national, où chaque mot est analysé, décortiqué, transformé en manchette.
Combien d’entraîneurs auraient préféré éviter une caméra alors que leur équipe perdait 2-0 lors du premier match d'une série cruciale.
Certains vont se poser la question: s'il ne s'agissait pas d'une belle femme, mais bien de Martin McGuire, le journaliste qu'il déteste, aurait-il eu la même réaction?

On se demande ce que la femme de St-Louis en penserait si on lui posait la question. Blague à part, il est clair que la beauté de la journaliste l'avantage pour "dénicher" la gentillesse du coach.

Martin St-Louis a fait comme s'il se sentait insulté que la journaliste a itcherché à le protéger. Hum...
La question à un million de dollars: la beauté de la journaliste influence-t-elle l'ouverture du coach? Si vous demandez à McGuire (Cogeco) ou Simon-Olivier Lorange de La Presse, eux qui se font toujours rejeter par le coach, parions qu'ils seront irrités de voir que St-Louis fait les yeux doux à cette belle femme.
Selon Jackie Redmond, St-Louis lui a même dit que ces entrevues avaient parfois encore plus de valeur quand les choses vont mal.
Wow.
C’est facile de parler quand ton équipe gagne 6-2.
C’est facile de sourire quand tout fonctionne.
Mais assumer les moments difficiles?
Accepter les questions quand tout brûle?
Plus difficile. Mais tellement plus facile quand c'est la magnifique Jackie qui pose la question:

Cette anecdote explique une partie du mystère Martin St-Louis.
Oui, il est impatient avec certains médias québécois.
Oui, il est souvent méprisant.
Mais derrière ça, il existe une ligne directrice extrêmement claire : l’imputabilité.
No excuse comme dirait Michel Therrien.
Comment demander à tes joueurs d’affronter les tempêtes médiatiques si toi-même tu refuses de répondre quand ça va mal?
Martin St-Louis a fait son choix.
Si son équipe coule, il sera devant les caméras.
Surtout s'il y a une belle femme en face de lui...

