Lune de miel terminée: Kent Hughes dans l'eau chaude

Lune de miel terminée: Kent Hughes dans l'eau chaude

Par David Garel le 2026-03-06

La sirène de la date limite des transactions a finalement retenti… et du côté des Canadiens de Montréal, c’est le silence complet.

Aucune transaction.

Pas de centre.

Pas de défenseur droitier.

Pas de gardien.

Rien.

Kent Hughes veut faire comprendre aux partisans qu'il a tout fait pour obtenir Robert Thomas et qu'il va retenter le coup cet été:

Mais dans une ville comme Montréal, où les partisans remplissent le Centre Bell soir après soir et paient parmi les billets les plus chers de toute la LNH, la question commence sérieusement à se poser : est-ce acceptable?

Parce que pendant que le Canadien restait immobile, le reste de la ligue bougeait sans arrêt.

Les Sabres de Buffalo, un rival direct dans la course aux séries, ont ajouté du poids et de la profondeur en allant chercher Logan Stanley, Luke Schenn et le centre droitier Sam Carrick.

Trois ajouts.

Trois joueurs capables d’aider immédiatement une équipe qui se bat dans la même course que Montréal.

Du côté des Red Wings de Detroit, on a également décidé de bouger. Detroit a ajouté de l’expérience et du talent en mettant la main sur Justin Faulk et David Perron, deux vétérans capables d’aider immédiatement.

Pendant ce temps, Montréal regardait le marché passer.

Des défenseurs droitiers ont changé d’adresse.

Des centres ont été échangés.

Des équipes aspirantes ont décidé d’attaquer la date limite.

Et le Canadien?

Rien.

Le plus frustrant dans tout ça, c’est que plusieurs de ces joueurs n’ont même pas coûté la lune.

Le défenseur droitier Connor Murphy est parti pour un simple choix de deuxième ronde.

Le géant Logan Stanley n’a pas coûté un prix exorbitant non plus.

Même certains centres disponibles sur le marché ont trouvé preneur.

Mais Montréal est resté les bras croisés.

Pendant plusieurs heures, les partisans ont cru que le directeur général Kent Hughes allait frapper un grand coup avec Nazem Kadri.

Les négociations avec les Flames de Calgary ont duré longtemps. Kent Hughes a avoué que cela est allé à la limite.

Mais au final, rien.

Une bataille autour de la rétention salariale a tout fait dérailler. Calgary refusait de retenir une partie du salaire de Kadri, Montréal insistait pour que ce soit le cas… et les deux équipes ont fini par se retrouver les mains vides.

Pendant ce temps, la division se renforçait.

Et c’est là que la frustration commence vraiment à monter.

Parce que les partisans du Canadien n’ont jamais été aussi investis dans cette équipe. Le Centre Bell est plein. L’équipe est excitante. Le noyau est jeune et prometteur.

Mais à un moment donné, il faut aussi envoyer un message à ton vestiaire.

Il faut montrer que tu veux gagner.

Que tu veux aider ton équipe.

Et aujourd’hui, plusieurs partisans ont l’impression que Montréal a simplement laissé passer une occasion en or d’améliorer son alignement.

Depuis l’arrivée de Kent Hughes, la direction du Canadien bénéficie d’un énorme capital de sympathie. Le plan de reconstruction, la patience, le fameux “trust the process”… les partisans ont embarqué.

Mais après cette date limite complètement silencieuse, une chose semble changer.

La lune de miel est peut-être terminée.

Parce qu’au final, la LNH reste une business.

Les gens paient.

Les gens regardent.

Les gens espèrent voir une équipe qui se donne une vraie chance de gagner.

Et aujourd’hui, pendant que tout le monde bougeait autour d’eux, les Canadiens de Montréal ont choisi de ne rien faire.