Quelque chose ne tourne pas rond… et tout le monde commence à le voir.
Pendant qu’un revenant tente de retrouver ses repères à Brossard, un autre est en train de s’imposer comme une évidence brutale… presque gênante.
Kirby Dach a remis les patins. Enfin.
Une séance d’environ 35 minutes, sans équipement complet… quelques lancers… des mouvements prudents. Rien d’explosif. Rien de rassurant non plus.
Comme l’a expliqué Renaud Lavoie, on parle d’un retour progressif. « Environ 35 minutes aujourd’hui à Brossard… quelques lancers… tranquillement, pas vite. »
Tranquillement, pas vite.
Le problème, c’est que pendant que Dach avance au ralenti… le reste du train, lui, est déjà parti.
Et à l’avant de ce train-là, il y a un nom qui commence à déranger sérieusement.
Zachary Bolduc.
Parce que pendant que Dach tente simplement de revenir sur la glace… Bolduc, lui, est en train de redéfinir ce qu’on attend d’un joueur de ce gabarit-là à Montréal.
Un but. Une passe. Mais surtout… une présence.
Une vraie.
Des mises en échec lourdes. Des batailles gagnées. Une attitude qui ne recule jamais.
Et cette séquence en troisième période… celle où Damon Severson quitte le match après un contact… ça a fait le tour de la ligue.
Damon Severson had to leave the game after some contact with Zachary Bolduc. pic.twitter.com/MkHC8vMaDf
— Montreal Hockey Now (@MTLhockeynow) March 27, 2026
Ce n’était pas un geste salaud.
C’était pire.
C’était légal… mais violent.
Un message.
Bolduc ne cherche pas à blesser… mais il frappe pour faire mal. Et dans la LNH d’aujourd’hui, cette nuance-là fait toute la différence.
Zack Bolduc scores his first goal in 2026 and it couldn’t have come at a better time for the Habs
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 27, 2026
pic.twitter.com/1mY0e3Ecue
Et c’est là que le malaise s’installe.
Parce que ce profil-là… c’est exactement celui que le Canadien espérait voir émerger chez Dach.
Un joueur de 6 pieds 4.
Un centre capable d’imposer sa présence.
Un gars qui peut protéger la rondelle, gagner ses batailles, faire reculer l’adversaire.
Sur papier… c’était ça.
Sur la glace?
Ça ne s’est jamais installé.
Blessure après blessure… séquence après séquence… Dach n’a jamais réussi à imposer cette identité.
Et pendant ce temps…
Bolduc arrive… et le fait sans poser de questions.
Sans attente.
Sans excuses.
Ce qui rend la comparaison encore plus cruelle.
Parce que dans le vestiaire, les joueurs voient ça.
Les entraîneurs voient ça.
Les dirigeants voient ça.
Un jeune qui cogne… et un vétéran qui tente encore de revenir.
Et soudainement, une question inconfortable commence à flotter dans l’air.
Est-ce que le Canadien a déjà remplacé Kirby Dach… sans même s’en rendre compte?
Parce que la réalité, c’est que la LNH est en train de changer de ton.
Renaud Lavoie en parlait aussi… des matchs de plus en plus physiques, des combats, des joueurs qui répondent immédiatement.
Une ligue où le respect se gagne… et se défend.
Et dans ce contexte-là, Bolduc est parfaitement dans son élément.
Il dérange.
Il frappe.
Il impose.
Alors que Dach… lui… tente simplement de suivre le rythme.
Et c’est là que ça devient inquiétant.
Parce que ce retour-là, qui devait être une bonne nouvelle… commence presque à passer inaperçu.
Pas parce que les gens ne veulent pas le voir revenir.
Mais parce que quelqu’un d’autre est déjà en train de prendre sa place dans l’imaginaire collectif.
Un gars qui joue comme on aimerait que Dach joue.
Un gars qui fait ce que Dach n’a jamais réussi à faire de façon constante.
Et à Montréal… ce genre de comparaison ne pardonne pas.
Surtout pas longtemps.
Parce que le Canadien avance.
La course aux séries est réelle.
Et dans ce contexte-là, il n’y a plus de place pour les projets inachevés.
Il faut livrer.
Maintenant.
Alors oui… Kirby Dach va revenir.
Oui… il aura sa chance.
Mais une chose est certaine…
Le contexte a changé.
Et pendant son absence…
Quelqu’un d’autre a pris le contrôle du narratif.
Ouch…
