Le malaise explose à Radio-Canada.
Ce qui s’est produit sur les ondes de la société d'état avec l’autrice Élizabeth Lemay dépasse le cadre d’une chronique maladroite.
On a assisté à une déshumanisation assumée, diffusée sans réel contrepoids, où la souffrance d’un groupe entier, les hommes, est non seulement relativisée, mais présentée comme une bonne nouvelle.
Dans son segment, Lemay soutient explicitement que « la crise de la solitude masculine est une bonne nouvelle », qu’elle serait le signe de l’affranchissement des femmes, et que la détresse des hommes mènerait surtout à la radicalisation, à l’insulte et au fascisme.
La nuance, « pas tous les hommes », est rejetée comme faisant « partie du problème ».
Elizabeth Lemay est complètement timbré. Traiter la solitude masculine de « bonne nouvelle », c’est du mépris pur et simple. Que @iciradiocanada offre une tribune à un discours aussi déshumanisant en dit long sur la dérive idéologique de nos institutions. On mérite mieux. #polqc pic.twitter.com/oUkQ0Ro1pg
— Robert Lassonde (@RobLassonde) February 9, 2026
« La crise de la solitude masculine est une bonne nouvelle. Elle est le signe de l’affranchissement des femmes. Quand ils se sentent seuls, les hommes se radicalisent en ligne, deviennent fascistes, insultent les femmes, fabriquent des deepfakes, utilisent l’IA pour nous agresser. “Pas tous les hommes”? Si vous dites ça, vous êtes une partie du problème. »
Ce passage pose un problème de fond : la généralisation haineuse. On ne décrit pas un phénomène, on disqualifie un sexe. La complexité sociologique devient suspecte; la compassion est remplacée par le soupçon moral.
Radio-Canada a banni l'extrait de ses plates-formes, mais trop peu, trop tard. La vidéo est partout.
Lemay va plus loin en évoquant les poupées, affirmant que des utilisateurs masculins préfèreraient les éteindre pour qu’elles ne parlent pas, insinuant une incapacité structurelle des hommes à concevoir le consentement.
« Les utilisateurs masculins préfèrent quand leur poupée ne parle pas et décident de les éteindre. Ça dit tout ce qu’on a besoin de savoir sur leur amour des femmes. »
On ne parle plus ici d’analyse; on glisse vers l’essentialisation et l’insinuation morale. La souffrance humaine est réduite à un défaut de caractère genré.
C’est précisément ce cadre idéologique que Benoît Dutrizac a dénoncé dans son passage à Hockey30.
« Puis là, on l’invite à Radio-Canada parce qu’on est une gang de woke. Financés par le fédéral, c’est gênant, gênant. »
Cet extrait vidéo devrait convaincre Radio-Canada de bannir Elizabeth Lemay des ondes... à vie...
Son propos ne vise pas une personne isolée, mais une culture éditoriale où certains discours passent, parce qu’ils vont « dans le bon sens ».
« En passant, il n’y a plus beaucoup d’hommes à Radio-Canada. »
« Puis, quand c’était juste des hommes, je dénonçais ça, mais là, ça pourrait être juste des femmes, je le dénonce autant. Tu ne peux pas avoir ça. »
« On frappe toujours du même bord. Toujours. C’est rendu une pensée unique. »
Dutrizac a raison sur toute la ligne.
Lemay invoque des statistiques graves (violence conjugale, féminicides) pour disqualifier la détresse masculine, comme si comprendre l’une empêchait de combattre l’autre. Or, comprendre n’excuse pas; expliquer n’absout pas. La santé mentale n’est pas un jeu à somme nulle.
« On vous demande de ne pas mettre notre vie en danger, finalement. »
Personne ne conteste cet impératif. Ce qui est contesté, c’est l’amalgame : faire de la solitude masculine un vice moral, et de la nuance un ennemi.
Dutrizac l’a rappelé : Radio-Canada se croit tout permis.
« Ils ne se regardent jamais dans le miroir. Ils pensent toujours qu’ils ont raison. »
La question n’est pas de censurer des opinions, mais d’exiger... de l'humanité...
La nuance n’est pas un crime.
La compassion n’est pas une concession.
La souffrance humaine, peu importe le sexe, n’est pas matière à jubilation.
Quand un média public tolère qu’on se réjouisse de la détresse d’un groupe, il discrédite sa mission. Le débat féministe mérite mieux que la misandrie performative; l’égalité ne progresse pas par l’anathème.
Ce dossier n’est pas une querelle d’opinions. C’est un test de crédibilité pour Radio-Canada. Et comme l’a dit Dutrizac, ce qui passe en ondes est validé.
À l’institution maintenant d’expliquer pourquoi, et jusqu’où elle estime que ce type de discours respecte sa responsabilité publique.
En attendant, nous avons un seul message: Elizabeth Lemay doit être bannie des ondes... à vie...
