Malaise à RDS...
Pendant que les Canadiens de Montréal signaient une cinquième victoire consécutive en temps réglementaire en Caroline, pendant que Nick Suzuki flirtait avec les sommets (2 buts pour porter son total à 26 buts et 91 points) et que Cole Caufield continuait d’écrire sa saison exceptionnelle, il y avait un malaise qui flottait en parallèle.
Un malaise qui n’avait rien à voir avec le score.
Un malaise qui s’appelait Arber Xhekaj.
Quand Marc Denis de RDS le présente en entrevue comme un ailier, “attaquant du Canadien”, tout est déjà dit. Et sa réaction, elle, est encore plus révélatrice que ses mots.
ll répond, il fait ce qu’il a à faire, mais il n’est pas là. Pas vraiment. Il admet que c’est “un peu bizarre”, qu’il se retrouve à attendre en zone offensive, qu’il essaie de s’adapter. Il parle de frapper, de déranger, d’aller se planter devant le filet. Il fait ce qu’on lui demande. Mais il ne vend pas le projet. Il ne le vit pas.
Et ça s’entend.
Pendant que Denis tente de détendre l’atmosphère, de lui faire dire que c’est une belle opportunité, que c’est intéressant, que ça peut être utile, lui reste dans une réponse fonctionnelle. Il ne contredit pas. Il ne s’emballe pas. Il survit à l’entrevue. Mais il passait un sale moment.
5 minutes et 11 maigres secondes....
Parce qu’au fond, tout le monde comprend ce que ça veut dire.
Ce n’est pas une promotion.
C’est un déplacement.
Et pendant ce temps-là, le Canadien gagne. Le Canadien roule. Le Canadien prouve qu’il peut gagner des matchs importants sans lui.
Et on le prend en pitié... au point de le nommer joueur du match...
Attaquant, numéro 72, Arber Xhekaj
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) March 29, 2026
Forward, Number 72, Arber Xhekaj#GoHabsGo pic.twitter.com/vF21FSNfxB
C’est ça, la vraie toile de fond. Ce n’est pas Xhekaj à l’aile. C’est une équipe qui avance… pendant que lui est en train d’essayer de trouver sa place sur le bord.
On lui donne la fourrure du match... par pitié...
Et c’est là que la réalité cinglante devient dur à ignorer.
Parce que dans un autre contexte, on dirait : parfait, tu trouves une façon d’impliquer ton joueur physique, tu le gardes dans l’alignement, tu ajoutes du poids pour les séries.
Et oui, il y a un argument là-dedans. Oui, il peut déranger à l’avant. Oui, il peut frapper, créer de l’espace, amener une présence.
Mais quand cette solution arrive après des semaines à être laissé de côté, après une perte claire de confiance, après une chute dans la hiérarchie… ça ne sonne pas comme une solution durable.
Ça sonne comme un pansement.
Et lui, au centre de ça, il doit répondre aux questions comme si tout était normal.
Alors que rien ne l’est vraiment.
Le Canadien gagne, et c’est la meilleure chose qui pouvait arriver pour calmer le bruit. Parce que si l’équipe perdait, cette entrevue-là ferait encore plus de vagues. Là, elle passe presque en dessous du radar.
Mais elle dit tout.
Martin St-Louis le trouvera nuisible... à vie...
