Malaise en conférence de presse: Kent Hughes n’a visiblement plus la même patience avec Kirby Dach

Malaise en conférence de presse: Kent Hughes n’a visiblement plus la même patience avec Kirby Dach

André Soueidan
Le 2026-07-01

Une salle pleine d’énergie… puis soudainement, le ton a changé.

Toute la conférence de presse de Kent Hughes et d’Ivan Demidov respirait l’optimisme mercredi après-midi. Sourires, compliments, vision à long terme, fierté assumée d’avoir sécurisé l’un des joueurs les plus talentueux de la nouvelle génération pour les huit prochaines saisons. Le directeur général du Montreal Canadiens venait clairement de vivre l’un des moments les plus satisfaisants de son été.

Ça paraissait dans chacune de ses réponses.

Pendant près de quarante minutes, Hughes parlait d’identité, de culture interne, de joueurs qui acceptent de faire des sacrifices financiers pour faire partie d’un projet plus grand qu’eux.

Il répétait avec conviction que Montréal est en train de bâtir quelque chose de spécial, un groupe uni, un vestiaire composé de jeunes qui veulent gagner ensemble et qui comprennent que le succès collectif passe avant les intérêts personnels.

Puis un journaliste a prononcé deux mots.

Kirby Dach.

Et l’atmosphère a changé presque instantanément.

Quelques secondes plus tôt, Hughes expliquait avec un enthousiasme contagieux pourquoi Demidov avait accepté rapidement de signer son contrat, pourquoi certains joueurs choisissent Montréal même s’ils pourraient attendre et exiger davantage ailleurs, pourquoi l’organisation attire maintenant un certain type d’athlètes qui adhèrent totalement à la vision du club.

Quand le sujet s’est déplacé vers Kirby Dach, ce n’était plus du tout le même homme devant les micros.

La question était pourtant simple. Où en est le Canadien avec Kirby Dach? Quelle place occupe-t-il encore dans les plans de l’organisation?

Normalement, quand un directeur général croit fermement en un joueur, on entend rapidement des phrases rassurantes.

On parle d’un morceau important du noyau. On rappelle son potentiel. On insiste sur la confiance de l’organisation.

Cette fois…

Rien de tout ça.

Hughes a simplement déclaré que Dach demeure un joueur avec beaucoup de potentiel, qu’il reste une année avant son autonomie contrôlée, que l’organisation fera ses devoirs et qu’une discussion aura lieu avec le joueur dans les prochains jours ou prochaines semaines afin d’échanger des idées sur son avenir.

Puis cette phrase.

« Après ça… on prendra des décisions. »

Voilà le moment qui a retenu l’attention.

Et c’est précisément ce contraste qui devient impossible à ignorer.

Kent Hughes parlait avec fierté de ses jeunes.

De la discipline salariale de Demidov. De joueurs comme Nick Suzuki, Cole Caufield et Lane Hutson qui adhèrent complètement à l’identité du groupe. Il a même insisté sur un principe qui résume sa philosophie entière.

Faire partie de quelque chose… plutôt qu’être quelque chose.

Une phrase puissante.

Une phrase qui sonnait comme un message destiné à son vestiaire entier.

Quelques minutes plus tard, lorsqu’on lui a demandé si Montréal allait faire une transaction importante simplement pour satisfaire l’impatience des partisans, Hughes a été encore plus clair.

Il a affirmé qu’il refuse de sacrifier l’avenir de l’organisation pour des décisions impulsives.

Que si un échange majeur survient, ce sera uniquement pour un joueur capable d’aider l’équipe pendant plusieurs années.

Cette déclaration change beaucoup de choses quand on pense au dossier Dach.

Le Canadien possède encore de très beaux actifs.

Hughes a répété qu’il croit énormément aux jeunes joueurs qui montent à l’interne. Il refuse de vider sa banque d’espoirs pour des solutions temporaires.

Alors une question commence tranquillement à circuler.

Si Kent Hughes protège autant son futur… où se situe encore Kirby Dach dans cette équation?

Ce qui dérange aujourd’hui, ce n’est pas ce qu’il a dit.

C’est surtout ce qu’il n’a pas dit.

Un directeur général qui déborde d’enthousiasme pour tout son jeune noyau… puis qui devient soudainement prudent, distant et presque inconfortable lorsqu’un seul nom surgit dans la conversation.

Parfois, en conférence de presse, le silence raconte beaucoup plus que les mots.

Et aujourd’hui à Montréal…

Kirby Dach n’a clairement pas reçu le même traitement que les autres.

Ouf…