Malaise pour Henrik Lundqvist : le travail des arbitres contre le Canadien l’a rendu malade

Malaise pour Henrik Lundqvist : le travail des arbitres contre le Canadien l’a rendu malade

André Soueidan
Le 2026-05-30

Une séquence de quelques secondes continue encore aujourd’hui de laisser un goût amer chez les partisans du Canadien de Montréal… et Henrik Lundqvist n’a même pas essayé de cacher à quel point cette décision l’a secoué en direct à la télévision américaine.

Parce que pour l’ancien gardien étoile des Rangers de New York, ce premier but des Hurricanes n’aurait jamais dû être accordé.

Jamais.

Et quand un gardien de la trempe de Lundqvist parle aussi clairement d’une situation impliquant un autre gardien… tu écoutes.

Le contexte rendait déjà le moment énorme.

Le Canadien tirait de l’arrière 3-1 dans la série.

Toute la planète hockey savait que Montréal devait absolument marquer le premier but pour espérer casser le rythme infernal des Hurricanes de la Caroline.

Depuis le début de cette finale d’association, la Caroline prenait le contrôle des matchs rapidement et imposait immédiatement son tempo étouffant.

Puis est arrivée cette fameuse séquence.

Kaiden Guhle se fait prendre à contre-pied.

La Caroline attaque rapidement le filet. Devant Jakub Dobes, Stankoven entre légèrement en contact avec la jambe du gardien du Canadien au moment exact où celui-ci tente de maintenir son équilibre et son angle de poussée.

Taylor Hall marque.

Martin St-Louis challenge immédiatement le jeu.

Et soudainement, le match bascule complètement.

Le but est accordé. Le Canadien reçoit une punition pour contestation perdue. La Caroline repart directement en avantage numérique.

Même si les Hurricanes ne marquent pas sur cet avantage numérique, le mal psychologique est déjà fait.

On sent immédiatement une équipe montréalaise qui vient de perdre le peu d’air qu’elle essayait encore de conserver dans cette série.

Et pendant que les arbitres refusaient d’expliquer clairement leur décision à Martin St-Louis… Henrik Lundqvist explosait littéralement sur les ondes de TNT.

« Ça me rend malade », a lancé l’ancien gardien avec une frustration impossible à cacher.

Puis il a expliqué exactement pourquoi cette séquence était si grave du point de vue d’un gardien de but.

« Cette jambe-là détermine tout pour un gardien. C’est son seul point d’appui sur la glace pour garder son équilibre et pousser. Quand cette jambe est déplacée, il se retrouve dans les airs. Je suis complètement sous le choc qu’ils aient accordé ce but. »

Le plus fascinant dans cette sortie-là, c’est que Lundqvist ne parlait pas comme un partisan du Canadien.

Il parlait comme un gardien.

Et ça change tout.

Parce qu’un ancien gardien élite comprend immédiatement ce qu’un simple contact peut provoquer sur une séquence de ce genre.

Pour plusieurs amateurs, le contact semblait mineur. Mais pour quelqu’un qui a joué des centaines de matchs dans la LNH, le problème était évident : Jacob Dobes n’était plus complètement en contrôle de son appui au moment du tir.

Même Paul Bissonnette semblait surpris de voir Lundqvist aussi bouleversé.

« J’ai besoin d’une pause », a même fini par dire Lundqvist tellement il n’en revenait pas.

Et honnêtement… c’est exactement ce qui rend les partisans du Canadien malades eux aussi.

Pas nécessairement parce que ce but a coûté la série à Montréal. La Caroline était la meilleure équipe. Plus structurée. Plus expérimentée. Plus prête.

Mais encore une fois, la Ligue nationale donne l’impression que ses règlements changent d’une soirée à l’autre selon l’humeur du moment.

Un hors-jeu de quelques centimètres qui n’influence absolument rien peut être annulé après cinq minutes de révision vidéo.

Mais un gardien déséquilibré directement avant un but important en finale d’association? Là, soudainement, tout devient flou.

C’est cette incohérence qui finit par épuiser les amateurs.

Parce qu’au final, personne ne demande la perfection des arbitres.

Le hockey va toujours rester un sport rapide et chaotique.

Mais quand même Henrik Lundqvist regarde une reprise dix fois et affirme qu’il ne comprend absolument pas comment ce but a été accordé… peut-être que la LNH devrait commencer à écouter davantage les gens qui ont réellement vécu ces situations sur la glace.

Surtout quand leurs propres anciens joueurs disent ouvertement que certaines décisions leur donnent mal au cœur.

Misère…