Un malaise évident commence à s’installer autour de Jonathan Marchessault chez les Predators de Nashville.
L’attaquant québécois s’est retrouvé au cœur d’une situation pour le moins étrange après avoir été questionné sur les rumeurs de transactions qui secouent l’organisation. Et sa réponse a rapidement attiré l’attention.
Marchessault a rappelé publiquement qu’il possède une clause de non-mouvement, une protection contractuelle qu’il dit avoir travaillée très fort pour obtenir.
« J’ai une clause de non-mouvement, alors je gère ça du mieux que je peux… J’ai travaillé fort pour me mettre dans une position où j’ai ce contrôle-là. »
Jonathan Marchessault says he’s happy with his no-move clause, but declines to say whether he’s talked with Barry Trotz about a potential trade. pic.twitter.com/ThVdUJb189
— Alex Daugherty (@AlexDaugherty1) March 6, 2026
Une déclaration qui en dit long.
Parce que lorsque Marchessault insiste publiquement sur sa clause, cela envoie un message clair : il contrôle la situation. Et s’il doit quitter Nashville, ce sera uniquement selon ses conditions.
Lorsqu’on lui a ensuite demandé s’il avait discuté d’une éventuelle transaction avec le directeur général Barry Trotz, il a refusé d’entrer dans les détails.
« Je préférerais garder ça entre moi et Trotz. »
Un refus qui a immédiatement alimenté les spéculations.
Car selon l’informateur Darren Dreger, Nashville aimerait bel et bien se départir du contrat de Marchessault si une équipe partenaire acceptable se présente.
Darren Dreger: I think the Preds would trade Jonathan Marchessault as soon as they could find a partner; it's gotta be the right fit for his family - Barn Burner (3/4)
— NHL Rumour Report (@NHLRumourReport) March 6, 2026
Et on peut comprendre pourquoi.
L’attaquant de 34 ans est sous contrat à 5,5 millions de dollars par saison jusqu’en 2029, une entente longue et lourde pour un joueur qui approche de la fin de sa carrière.
Même si Marchessault demeure un attaquant capable de produire offensivement, ce type d’engagement financier peut rapidement devenir difficile à gérer pour une équipe qui tente de réorienter son alignement.
La situation contractuelle complique aussi tout.
Sa clause de non-mouvement est en fait une liste de 15 équipes auxquelles il peut refuser d’être échangé, ce qui limite fortement le marché potentiel.
Surtout que prariquement personne veut de cet attaquant fini à la corde. 35 ans. 11 buts et 7 passes en 43 matchs, différentiel de -20, disons qu'il n'a aucun droit d'être baveux comme ça.
Sême si Nashville veut tourner la page, Marchessault garde le contrôle du processus.
Mais la vérité est qu'il est devenu un indésirable dans la LNH.
Et son langage corporel lors de l’entrevue n’a rien fait pour calmer les inquiétudes.
Le vétéran semblait visiblement mal à l’aise, répondant de manière brève et parfois froide aux questions sur son avenir. Un contraste frappant avec l’image d’un joueur normalement très direct et très ouvert devant les médias.
Tout cela crée un contexte étrange.
Les Predators de Nashville sont encore engagés dans une lutte pour les séries éliminatoires, mais les mouvements à l’interne et les rumeurs autour de plusieurs vétérans donnent l’impression que l’organisation est déjà en train de préparer la suite, surtout que la vente de feu a commencé avec les transactions de Mike McCarron, Nick Blakenburg et Michael Bunting.
Et dans ce climat, Jonathan Marchessault semble se retrouver au centre d’une véritable honte sportive : une organisation qui explore des options… et un joueur qui possède tous les leviers pour décider de son destin.
Alors que la LNH... ne veut plus de lui...
Quel malaise...
