Malaise pour Patrik Laine: Pierre LeBrun annonce l'inévitable

Malaise pour Patrik Laine: Pierre LeBrun annonce l'inévitable

Par David Garel le 2026-02-18

Le malaise Patrik Laine vient de changer de niveau.

Parce que oui, officiellement, selon Renaud Lavoie, l’attaquant finlandais aurait ressenti un inconfort en patinant plus tôt cette semaine. Il a demandé des tests médicaux mardi pour s’assurer qu’il n’y avait rien de sérieux. Et on nous dit maintenant qu’on peut s’attendre à le revoir sur la glace « prochainement ». (il est à l'entraînement aujourd'hui).

Sur papier, c’est banal.

Dans la vraie vie? C’est catastrophique pour Kent Hughes.

Parce que cette “petite alerte au bas du corps”, aussi mineure soit-elle, arrive exactement au pire moment possible : alors que le Canadiens de Montréal tente désespérément de se débarrasser du contrat de Patrik Laine.

Et c’est là que la porcelaine commence à craquer.

Déjà que Laine est pratiquement invendable à 8,7 M$, déjà que son impact à cinq contre cinq est inexistant, déjà que Martin St-Louis ne veut plus l’habiller… voilà maintenant qu’on ajoute un point d’interrogation médicale dans l’équation.

Même si ce n’est “rien de grave”.

Même si c’est préventif.

Même si c’est juste de la prudence.

Dans la LNH, dès qu’un joueur devient « évalué au jour le jour », sa valeur chute. Point.

Et c’est exactement ce que Pierre LeBrun vient de confirmer indirectement.

Selon Pierre LeBrun, oubliez les scénarios sexy. Oubliez la Caroline. Oubliez Los Angeles malgré la blessure de Kevin Fiala. Oubliez les histoires d’amis avec Sebastian Aho ou Nikolaj Ehlers.

LeBrun ne croit tout simplement plus à un échange hockey pour hockey impliquant Patrik Laine.

Pour lui, on se dirige vers un salary dump.

Un vrai.

Un échange où Montréal devra impliquer le salaire de Laine pour équilibrer une plus grosse transaction.

Pourquoi? Parce qu’aucune équipe sérieuse ne va sacrifier des actifs pour un joueur à 8,7 M$ qui :

Revient d’une hernie sportive.

N’a joué que cinq matchs cette saison.

Est persona non grata dans son propre vestiaire.

Et vient d’ajouter une alerte médicale à son dossier

Ça, ce n’est plus un pari. C’est un risque.

Et pendant que les rumeurs parlent de Caroline ou de Los Angeles, la réalité des discussions est ailleurs.

Toujours selon LeBrun, Montréal continue plutôt d’explorer des pistes lourdes financièrement :

Les Flames de Calgary demeurent un partenaire actif. Nazem Kadri (7 M$ jusqu’en 2029) est encore dans le décor. Blake Coleman (4,9 M$ jusqu’en 2027) aussi.

Vincent Trocheck continue également d’intéresser Montréal, même si tout le monde sait que le lien toxique entre Chris Drury et Jeff Gorton rend un scénario avec les Rangers extrêmement compliqué.

Et il y a toujours Jordan Kyrou, avec les Blues de Saint-Louis : 8,125 M$ jusqu’en 2031, pratiquement le miroir salarial de Laine.

Ce que ça veut dire, concrètement?

Que Kent Hughes ne cherche plus à « échanger Patrik Laine ».

Il cherche à obtenir un attaquant de premier plan. absorber son gros contrat en utilisant Laine comme monnaie de sortie.

Ce n’est plus un dossier de talent.

C’est un dossier comptable.

Et la petite blessure rapportée par Renaud Lavoie ne fait qu’empirer les choses.

Parce que pendant que Martin St-Louis peut se permettre de voir ça comme une pause stratégique (moins de pression médiatique, moins de questions immédiates, moins de malaise dans son vestiaire), pour Hughes, c’est l’inverse.

Chaque journée où Laine ne patine pas officiellement avec le groupe, chaque communiqué flou, chaque “évaluation quotidienne”, rend le dossier plus toxique.

Et plus cher.

On comprend maintenant pourquoi Pierre LeBrun parle de salary dump.

Pas parce que Montréal veut donner Laine.

Mais parce que Montréal n’a plus le luxe d’attendre une valeur hockey.

Le CH veut simplement tourner la page.

Et vite.

Parce qu’à ce rythme-là, Patrik Laine n’est plus un actif.

C’est un passif.

Et dans une ligue bâtie sur le plafond salarial, c’est exactement le genre de problème qui force un directeur général à avaler une pilule très amère.

La saga Laine n’est plus une question de destination.

C’est une question de dégâts.

Et plus ça traîne, plus la facture monte.