L’ambiance était tendue autour de Martin St-Louis mardi matin. Comme toujours.
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— x - Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) April 28, 2026
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L’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal avait déjà le visage fermé en arrivant devant les médias, mais plus les questions avançaient, plus son impatience devenait évidente.
Réponses courtes. Soupirs. Regards secs. Malaise dans la salle. Yeux au ciel. À un point tel qu’un journaliste a même fini par lui lancer, presque à la blague :
“Tu es tranquille aujourd’hui…” Une façon polie de souligner qu’il était encore une fois extrêmement froid avec les médias.
Plusieurs journalistes commencent à trouver ça lourd.
Depuis le début des séries contre le Lightning de Tampa Bay, St-Louis alterne entre sarcasme, réponses évasives et petites pointes de mépris.
On l’a encore vu lorsqu’il s’est fait questionner sur l’état de santé de Juraj Slafkovsky, Josh Anderson et Mike Matheson. Comme si ça lui brûlait la langue de nous donner des nouvelles aux partisans.
Il ne peut même pas utiliser l'excuse de vouloir cacher son jeu, car il a confirmé que les trois seraient à leur poste. Sans manquer de soupirer comme si on le "gossait".
Mais le moment qui a vraiment retenu l’attention est encore venu lors d’un échange avec Anthony Martineau de TVA Sports.
Clairement, le courant ne passe pas entre les deux hommes. Le journaliste tentait d’amener une réflexion sur les entraîneurs qui disent parfois des vérités difficiles publiquement à leurs joueurs, en citant notamment John Tortorella comme exemple.
Le malaise est vraiment parti de là. Anthony Martineau posait une question parfaitement normale à Martin St-Louis sur John Tortorella :
“Tu as été longtemps associé à John Tortorella comme entraîneur. Comment John t’a aidé dans ces périodes un peu plus difficiles quand tu en connaissais? Est-ce qu’il y a des choses que tu utilises aujourd’hui avec tes joueurs?”
Très bonne question.
Mais St-Louis a immédiatement répondu, avec un ton froid :
“La vérité.”
C’est tout.
Un mot sec. Regard fermé. Petit air impatient. Puis silence.
Martineau essayait simplement d’amener une discussion sur la façon dont un entraîneur peut aider ses joueurs mentalement dans les moments difficiles, surtout en pleine série éliminatoire. Mais encore une fois, St-Louis avait l’air de trouver la question inutile avant même qu’elle soit terminée.
Martineau a ensuite tenté sa 2e chance:
"' Même quand ça faisait mal? "
St-Louis a alors répondu avec un ton sec : Ouais… peut-être.”
Sans même le regarder. Plus méprisant que ça... c'est impossible...
La question n’avait rien de provocateur. Elle amenait une réflexion légitime sur la façon de gérer un groupe jeune qui traverse des difficultés offensives en pleine série éliminatoire. Mais encore une fois, St-Louis avait l’air irrité avant même que la question soit terminée.
Depuis quelques jours, plusieurs commencent à trouver que son attitude avec les médias devient franchement lourde.
Et le contraste avec Jon Cooper est énorme. Cooper peut être calculateur, stratégique, parfois même manipulateur devant les micros, mais il garde généralement un ton calme, ouvert et respectueux avec les journalistes.
Chez St-Louis, on sent plutôt une frustration constante qui commence réellement à contaminer l’ambiance des points de presse.
C’est devenu un thème récurrent depuis quelques jours. Chaque point de presse ressemble à un combat contre sa mauvaise humeur. Les réponses sont coupées au minimum. Les regards sont lourds. Les petits sourires sarcastiques commencent à s’accumuler.
Jon Cooper, de l’autre côté, continue de gérer les médias avec beaucoup plus de calme et de légèreté, même au cœur d’une série extrêmement tendue contre les Canadiens de Montréal.
Oui, la pression des séries est énorme. Oui, son équipe vient d’échapper un match extrêmement important. Mais St-Louis manque tellement de classe avec les médias québécois depuis quelques semaines.
Les journalistes font leur travail.
Il serait temps que St-Louis arrête de leur cracher dessus.
