Les États-Unis ont donn une une dégelée à la Slovaquie. 6–2. Ouch.
HOCKEY 🏒 Les États-Unis remportent leur match de demi-finales contre la Slovaquie par la marque de 6-2 et affronteront le Canada en finale du hockey masculin.@LNH_FR#MilanoCortina2026 #rcsports #jeuxolympiques #hockey pic.twitter.com/MHbHdKobiG
— Radio-Canada Sports (@RC_Sports) February 20, 2026
Mais ce match-là, ce n’est pas seulement une histoire de pointage.
C’est une histoire de caractère.
Parce que même dans une défaite lourde face aux Américains, Juraj Slafkovský a encore une fois montré exactement pourquoi il est devenu le cœur battant de cette équipe slovaque.
Oui, la Slovaquie s’est fait brasser. Oui, la profondeur américaine a fini par faire mal. Mais Slaf, lui, n’a jamais disparu. Il était impliqué dans tout. Présent physiquement. Vocal. Il a même marqué un but.
Engagé.
On l’a vu "trash-talker" à répétition les frères Tkachuk, on l’a vu japper constamment après les jeux arrêtés, regarder ses adversaires droit dans les yeux, refuser de subir.
Ce n’était pas un gars résigné.
C’était un gars fâché.
Et honnêtement, dans un contexte olympique, c’est exactement ce que tu veux voir de ton leader.
On l’a aussi vu s’échanger des mots très salés avec Brady Tkachuk. Beaucoup. Trop souvent pour que ce soit passé sous silence.
Slaf ne le sent pas. Ça se voit. Si ce match-là avait été disputé sous les règles de la LNH, il y a de très fortes chances que les gants seraient tombés. Slafkovský était prêt. Tu le voyais dans ses épaules, dans sa posture, dans son regard.
Et pendant ce temps-là, les Américains faisaient exactement ce qu’ils savent faire quand ils gagnent : du théâtre.
Matthew Tkachuk qui se permet des célébrations inutiles, des gestes provocateurs, du “brasse-camarade” gratuit alors que le match est déjà décidé. Zéro classe. Zéro retenue. Juste du bruit.
C’est ça qui a rendu cette défaite encore plus frustrante à regarder.
Parce que oui, les États-Unis sont plus profonds. Oui, ils ont plus de talent brut. Mais ils n’ont pas ce que Slaf apporte : cette rage propre, cette fierté nationale, cette volonté de ne jamais se faire marcher dessus.
Même mené. Même dominé au tableau.
Slafkovský n’a jamais baissé la tête.
Il parlait. Il provoquait. Il protégeait ses coéquipiers. Il jouait chaque présence comme si le match était encore à portée.
Et c’est ça qui ressort, malgré le 6–2.
La Slovaquie a perdu.
Mais Juraj Slafkovský, lui, a encore gagné en stature.
Il est devenu ce joueur que les adversaires détestent affronter. Celui qui te rentre dedans. Celui qui te parle dans l’oreille. Celui qui te regarde sans cligner des yeux quand tu essaies de l’intimider.
Les Américains ont pris le match.
Slaf, lui, a pris le respect.
Et dans un tournoi comme celui-là, ça vaut parfois presque autant.
Il faut le dire : les Américains ont encore manqué de classe. Quand tu mènes 6–2, que tu as clairement plié le match et que l’adversaire est déjà à terre, tu te gardes une petite gêne. Tu fermes ton banc.
Tu joues les dernières minutes proprement. Tu prends ton trou. Au lieu de ça, on a eu droit au cirque habituel : célébrations inutiles, gestes provocateurs, regards arrogants, attitude de gars qui veulent humilier plutôt que simplement gagner.
C’est ça qui irrite. Pas la défaite, la Slovaquie savait qu’elle affrontait une machine, mais ce besoin constant d’en rajouter, de faire du théâtre quand le travail est déjà fait. Zéro élégance. Zéro retenue.
À l’inverse, pendant que certains paradaient, Juraj Slafkovský continuait de jouer dur, de parler pour défendre les siens, de rester droit dans la tempête.
Deux cultures opposées sur la même glace : d’un côté, le swag vide; de l’autre, la fierté... la classe humaine. Et ça, même dans une défaite de 6–2, ça saute aux yeux.
Ce manque de classe-là ne restera pas sans réponse. Dimanche, c’est la finale tant attendue. Équipe Canada contre TEAM USA.
Et tout le monde sait déjà que ce ne sera pas un simple match de hockey. On se souvient du Tournoi des quatre nations, des bagarres, du "trash talk" constant, des regards croisés, de cette publicité américaine faite exprès pour narguer le Canada comme si tout ça était un jeu marketing.
Là, on est rendu au vrai moment. Médaille en jeu. Fierté nationale en jeu. Et après ce qu’on vient de voir — les célébrations inutiles, l’arrogance, le cirque quand les matchs sont déjà gagnés, tu peux être certain d’une chose : le Canada va arriver avec une mémoire longue.
Ce genre d’attitude, ça se paie toujours dans un match de championnat. Attends-toi à de l’intensité, à du jeu physique, à zéro pardon dans les coins de patinoire.
Ce sera électrique, hostile, chargé d’histoire récente, et absolument tout le monde s’attend à quelque chose de monumental. Les Américains aiment provoquer.
Dimanche, ils vont comprendre ce que ça coûte quand tu réveilles une machine comme le Canada dans une finale.
Dimanche... ils vont payer pour leur manque de classe...
