Jakub Dobeš est en train de renverser complètement le narratif à Montréal.
Encore une fois, contre les Blue Jackets de Columbus, il a trouvé une façon de gagner. Pas un match spectaculaire offensivement, pas un match parfait collectivement… mais un gardien qui fait les arrêts au bon moment, qui ferme la porte, qui donne deux points. Et dans une course aux séries, c’est exactement ça qu’on demande.
Jakub Dobes’ game-saving breakaway stop on Mason Marchment tonight
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 27, 2026
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Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Depuis le retour des Olympiques : six victoires en neuf matchs.
Depuis le début de 2026 : une fiche de 12-2-2.
Au total : 24 victoires en 36 matchs.
Habs rookie goalie Carey Price in 2007-2008:
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 27, 2026
• 24 wins in 41 games
Habs rookie goalie Jakub Dobes in 2025-2026:
• 24 wins in 36 games pic.twitter.com/cqMfnBnRY1
C’est du sérieux.
Et surtout, ce n’est plus un gardien qui “survit” dans la LNH. C’est un gardien qui s’impose. Qui prend de la place. Qui devient gros dans son filet. Qui inspire confiance.
Même si on tente de le frapper pour le déstabiliser, rien n'y fait:
Jenner goes completely untouched into Dobes, then has the gall to complain about the call. pic.twitter.com/11sOdR2dE7
— Matt Drake (@DrakeMT) March 27, 2026
Il reste... dans sa bulle...
On dit souvent que les gardiens sont des bibittes un peu plus… bizarres.
— Marc-Olivier Cook (@Cook_Marco) March 23, 2026
Preuve #9492949 : pendant que Fowler et Monty font de l’extra, Dobes, lui, est… dans son propre monde.
Je me demande ce qu’il se dit dans sa tête 🥲 @DLCoulisses pic.twitter.com/wZEHN8kWBW
Aujourd’hui, il est le numéro un. Clairement.
Et ça change tout.
Parce qu’il y a quelques mois à peine, on le voyait comme un projet. Un gars imprévisible. Un troisième gardien potentiel derrière Samuel Montembeault et Jacob Fowler. Même certains analystes et surtout un ancien gardien vedette, le regardaient avec méfiance.
José Théodore.
Depuis le début, il n’a jamais embarqué. Il parlait d’un gardien tout croche, difficile à suivre, pas assez structuré pour les séries. Il allait même plus loin en affirmant que si le Canadien voulait rêver à la Coupe Stanley, ça passerait par Jacob Fowler, pas par Dobeš.
Aujourd’hui?
Le scénario est en train de complètement basculer.
Même TVA Sports commence à changer de ton. On parle maintenant de Dobeš comme du vrai gardien d’avenir. Certains vont jusqu’à dire qu’il a plus de potentiel que Fowler, justement parce qu’il gagne déjà, parce qu’il livre déjà, parce qu’il prouve qu’il peut tenir un rôle de numéro un dans un contexte de pression.
C’est une revanche.
Une vraie.
Parce que Dobeš n’a pas répondu avec des mots. Il n’a pas répondu aux critiques. Il n’a pas essayé de convaincre.
Il a arrêté des rondelles.
Encore et encore.
Et pendant ce temps, ceux qui doutaient commencent à reculer. Lentement. Mais sûrement.
La question se pose maintenant.
Est-ce que José Théodore doit s’excuser?
Car ne faut pas oublier un élément qui rend tout ça encore plus lourd aujourd’hui. Quand Jakub Dobeš avait craqué après une défaite, quand il avait laissé paraître ses émotions au grand jour en pleurant toutes les larmes de son corps, la réaction n’avait pas été tendre.
On se souvient très bien du ton utilisé à ce moment-là, des commentaires qui ridiculisaient sa façon de bouger, cette image du gardien qui “fait un ange dans la neige” pour se moquer de lui.
José Théodore avait enfoncé le clou en remettant en question sa solidité mentale, en laissant entendre qu’un gardien qui pleure à Montréal s’expose à une carrière difficile.
Aujourd’hui, avec ce que Dobeš est en train d’accomplir, avec la façon dont il répond sur la glace, ce passage-là revient le hanter… et ça alimente inévitablement une question : est-ce qu’il ne lui doit pas, au minimum, un mea culpa?
Parce qu’à un certain point, quand un gardien te prouve match après match qu’il est capable de porter une équipe, qu’il gagne plus souvent qu’il ne perd, qu’il affiche des chiffres comparables, voire supérieurs, à ceux de Carey Price à ses débuts…
Tu ne peux plus juste dire qu’il est “tout croche”.
Tu dois reconnaître ce qu’il est en train de devenir.
Le nouveau patron devant le filet à Montréal.
