Martin St-Louis a choisi son gardien numéro un

Martin St-Louis a choisi son gardien numéro un

Par André Soueidan le 2026-03-28

Une décision qui ne fait pas de bruit… mais qui change tout.

À Nashville, ce soir, ce n’est pas seulement un match qui s’amorce pour le Canadien. C’est une hiérarchie qui vient de se confirmer. Une ligne qui vient d’être tracée. Et surtout… un message qui ne laisse plus de place au doute.

Parce que selon ce qui circule depuis l’entraînement matinal, rapporté notamment par Renaud Lavoie, tout indique que ce sera Jacob Fowler devant le filet contre les Predators.

Sur papier, ça peut sembler banal.

Mais dans le contexte actuel… ça ne l’est pas du tout.

Parce que Jakub Dobes est en feu. Parce qu’il vient de livrer deux performances solides au Centre Bell. Parce qu’il tient littéralement le Canadien en vie dans cette course aux séries.

Et malgré ça… on lui donne congé.

Pourquoi?

La réponse est simple. Et elle est lourde.

Parce que Martin St-Louis a déjà fait son choix.

Le Canadien joue un week-end avec deux matchs rapprochés. Nashville ce soir. Caroline demain. Et dans cette réalité-là, un entraîneur ne gère pas seulement la fatigue… il choisit son gardien numéro un.

Celui que tu envoies contre la meilleure équipe.

Celui que tu veux voir dans les matchs qui comptent vraiment.

Et ce gardien-là… ce n’est pas celui qui joue ce soir.

C’est Jakub Dobes.

Tout est là.

Tout est dit.

Parce que si tu gardes ton gardien “hot” sur le banc contre Nashville… ce n’est pas pour le punir. Ce n’est pas pour le reposer gratuitement.

C’est parce que tu le réserves.

Tu le gardes pour le défi le plus difficile.

Tu le gardes pour les Hurricanes.

Tu le gardes pour le match qui ressemble le plus à du hockey de séries.

Et dans ce simple geste… Martin St-Louis vient de confirmer ce que tout le monde commençait à comprendre.

Dobes est devenu le numéro un.

Pas sur papier.

Pas dans un point de presse.

Mais dans les décisions.

Dans les choix.

Dans la gestion réelle du calendrier.

Et ça… ça ne ment jamais.

Pendant ce temps… un autre nom disparaît tranquillement du portrait.

Samuel Montembeault.

Celui qui, il n’y a pas si longtemps, portait ce filet-là. Celui qu’on voyait comme un pilier temporaire. Celui qu’on espérait voir stabiliser la position.

Aujourd’hui?

Silence.

Plus de débat. Plus de rotation. Plus de zone grise.

Montembeault est sorti du portrait.

Et honnêtement… la situation devient presque ironique.

Parce que pendant que Dobes enchaîne les performances… pendant que Fowler obtient des départs stratégiques… Montembeault, lui, regarde.

On pourrait presque l’imaginer à l’écart, à Brossard, à enchaîner les pratiques, à jaser avec Patrik Laine après un entraînement…

“Pas pire, hein? Être payé pour pratiquer…”

C’est cruel.

Mais c’est la réalité de la LNH.

Et surtout… la réalité d’une équipe qui se rapproche des séries.

Parce qu’à ce moment-ci de l’année, il n’y a plus de place pour les sentiments.

Tu joues ton meilleur gardien.

Tu choisis ton cheval.

Et tu vis avec.

Martin St-Louis vient de le faire.

Sans l’annoncer.

Sans le dire.

Mais en le démontrant.

Et ce qui rend la décision encore plus intéressante… c’est le timing.

Le Canadien ne joue pas en situation de panique. Il ne sort pas d’une séquence catastrophique. Il ne cherche pas une solution désespérée.

Non.

Il est en contrôle.

Il choisit.

Il planifie.

Il prépare déjà la suite.

Et cette suite-là… elle passe par Jakub Dobes.

Parce que dans une course aux séries, chaque détail compte. Chaque match devient une répétition. Chaque décision devient un indice.

Et celui-ci est majeur.

Ce n’est plus une rotation.

Ce n’est plus une audition.

C’est une hiérarchie.

Dobes.

Fowler.

Et loin derrière…

Montembeault.

Le filet du Canadien vient de changer de mains.

Et à partir de maintenant… tout ce qui va suivre va tourner autour de ce choix.

Reste à voir jusqu’où il peut les amener.

Ouf…