Pendant des semaines, c’était devenu presque gênant.
Chaque fois que le Canadien de Montréal obtenait un avantage numérique à cinq contre trois, on avait tous un peu la même réaction : parfait… mais est-ce qu’ils vont vraiment réussir à en profiter?
Et trop souvent, la réponse était non.
Habs should decline 5-3 powerplays I’ve never seen anything like it…#GoHabsGo
— Myles Stuart (@MylesStuart23) March 25, 2026
Pas parce qu’il manquait de talent. Pas parce qu’il manquait de joueurs capables de faire mal. Mais parce que le Canadien semblait constamment chercher le jeu parfait au lieu de simplement attaquer. On tournait autour. On échangeait la rondelle. On analysait. On hésitait. Et pendant ce temps-là, l’occasion glissait entre les doigts.
Et cette année, ça a coûté cher.
Parce qu’un cinq contre trois dans la LNH, surtout à ce moment-ci de la saison, ce n’est pas juste une belle opportunité. C’est un moment qui peut faire basculer un match. C’est là que tu dois frapper. C’est là que tu dois casser l’élan adverse. C’est là que tu dois punir l’autre équipe.
Et trop souvent cette saison, le Canadien a laissé ces chances-là mourir sans conséquence.
Mais cette fois, enfin, quelque chose a changé.
Dans un match énorme contre le Lightning de Tampa Bay, le Canadien a obtenu une séquence de cinq contre trois… et cette fois, il a livré.
Slafkovsky has his 29th goal.
— Eric Engels (@EricEngels) March 31, 2026
Juraj Slafkovský a inscrit son 29e but de la saison sur un superbe jeu, aidé par Ivan Demidov et Cole Caufield, et pour une rare fois, on a senti que Montréal avait enfin trouvé une façon de concrétiser dans ce genre de moment.
Et ce but-là, il fait du bien.
Pas juste au pointage.
Pas juste au momentum.
Mais à tout ce qui entourait cette lacune-là depuis des semaines.
Parce qu’il faut le dire franchement : Martin St-Louis se faisait critiquer avec raison sur ce point précis. Quand tu as autant de talent offensif à ta disposition, tu ne peux pas continuellement gaspiller des séquences à deux hommes d’avance. Tu ne peux pas laisser passer ça encore et encore sans que ça revienne te mordre.
Et ce soir, il faut lui donner du crédit.
Oui, Martin St-Louis a fait ses devoirs.
Oui, il a clairement ajusté quelque chose.
Oui, le Canadien a enfin répondu présent.
Mais attention : le problème n’est pas réglé à 100 %.
Parce que même sur ce but-là, on voit encore le même réflexe revenir. Montréal reste souvent trop statique à cinq contre trois.
On veut encore créer LE jeu parfait.
On attend encore LA passe idéale.
On garde encore trop la structure figée au lieu de vraiment faire bouger le triangle défensif.
Et c’est là que le prochain niveau se trouve.
Le Canadien doit apprendre à étourdir l’adversaire dans ces séquences-là. À tourner autour de lui. À le faire paniquer. À le forcer à sortir de sa structure. Parce qu’en cinq contre trois, si tu fais vraiment bouger la défensive, les ouvertures finissent toujours par apparaître.
Mais pour ça, il faut plus de mouvement.
Plus d’agressivité.
Plus de chaos organisé.
Cela dit, ce but-là reste énorme.
Parce qu’il représente plus qu’un simple filet de Slafkovský.
Il représente une réponse.
Une correction.
Un petit pas dans la bonne direction à un moment où le Canadien ne pouvait plus se permettre de gaspiller ce genre d’occasion.
Et si Martin St-Louis vient vraiment de régler cette honte-là… ça pourrait effectivement tout changer.
