Martin St-Louis joue pour gagner : l’effet Phillip Danault frappe de plein fouet la LNH

Martin St-Louis joue pour gagner : l’effet Phillip Danault frappe de plein fouet la LNH

Par André Soueidan le 2026-01-03

Depuis l’arrivée de Phillip Danault, quelque chose a changé dans la façon dont le Canadien respire ses matchs.

Pas un changement tape-à-l’œil.

Pas une transformation Instagram.

Un changement de fond, de structure, de sécurité.

Celui qui permet à une équipe de jouer pour gagner, pas juste pour survivre.

Quatre matchs. Trois victoires, une défaite en prolongation. Sept points sur huit.

Ce n’est pas un hasard. C’est une recette.

Danault n’est pas arrivé pour voler des minutes offensives, ni pour relancer sa carrière à coups de highlight.

Il est arrivé pour faire ce qu’il sait faire mieux que presque tout le monde dans cette ligue : calmer le jeu, gagner des rondelles, sécuriser les détails, et donner de l’oxygène à son entraîneur.

Et ça se voit partout.

Martin St-Louis peut maintenant gérer ses bancs autrement. Il peut absorber l’absence de Jake Evans, il peut bricoler sans paniquer quand Josh Anderson quitte un match, il peut répartir les responsabilités sans surcharger les mêmes joueurs.

Le Canadien joue avec plus d’assurance parce qu’il sait qu’il y a un filet de sécurité au centre de la glace.

Même dans les matchs imparfaits.

Contre Tampa Bay, le Canadien a trébuché en deuxième période.

Contre la Caroline, ça a brassé, ça a viré en montagne russe.

Mais dans ces matchs-là, Montréal n’a jamais complètement perdu le contrôle.

Et c’est là que Danault fait la différence : quand le chaos s’installe, il ramène le jeu à zéro.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, surtout aux mises au jeu ... un aspect souvent invisible, mais absolument vital quand tu veux fermer un match.

Bruins (premier match) : 33,3 %

Rouillé, blessé, timing absent. Rien de surprenant.

Lightning : 72,2 %

Malgré la défaite, Danault domine le cercle. Rappelez-vous de la mise au jeu gagnée sur le but égalisateur.

Panthers : 58,8 %

Match de caractère, victoire en remontée.

Hurricanes : 64 %

Match tendu, gros moments, rondelles clés gagnées.

Moyenne sur ces quatre matchs : 57,6 % aux mises au jeu.

Et ça, ce n’est pas anodin. C’est une moyenne de centre de confiance, pas d’urgence.

Depuis son arrivée, le Canadien a marqué 20 buts en quatre matchs.

En a accordé 14.

Mais surtout, il a cessé de paniquer dans les moments où, auparavant, tout s’effondrait.

Les transitions sont plus propres. Les sorties de zone sont plus simples. Les présences défensives sont plus cohérentes.

Phillip Danault n’a pas transformé le Canadien en contender du jour au lendemain.

Il a fait quelque chose de plus important : il a rendu cette équipe crédible, soir après soir.

Et quand une équipe blessée, imparfaite, encore en construction, se retrouve troisième dans l’Atlantique, quatrième dans l’Est, septième dans la LNH, ce n’est pas une illusion.

C’est une structure.

Martin St-Louis ne joue plus seulement pour développer.

Il joue pour gagner.

Et Phillip Danault est l’une des raisons majeures pourquoi.

AMEN