Martin St-Louis protège Kirby Dach à tout prix : la colère éclate partout

Martin St-Louis protège Kirby Dach à tout prix : la colère éclate partout

Par William Petit Lemay le 2026-04-15

La saison régulière vient à peine de se terminer que le Canadien se retrouve déjà devant ses premières vraies décisions de séries. Pas des décisions théoriques. Des choix concrets, qui vont définir l’identité du groupe dès le premier match contre Tampa.

Et au centre de tout ça, un nom revient sans arrêt.

Kirby Dach

Pas pour les bonnes raisons.

Depuis plusieurs semaines, son jeu soulève des questions. Sur la glace, l’impact est mince. Les chiffres ne racontent pas grand-chose. Et même à l’œil nu, ça ne saute pas aux yeux. Peu de présence physique, peu d’implication dans les batailles, très peu de production. Un joueur qui traverse les matchs sans réellement les influencer.

Le problème, ce n’est pas seulement sa séquence actuelle. Des passages à vide, ça arrive. Le problème, c’est le moment choisi.

Les séries arrivent.

Le niveau monte.

Et lui… reste au même point.

Pendant ce temps, d’autres frappent à la porte. Des joueurs comme Brendan Gallagher, Joe Veleno ou même Zachary Bolduc amènent de l’énergie, du rythme, une intention claire à chaque présence. Ils jouent comme si leur place dépendait de chaque présence.

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Martin St-Louis devrait-il faire jouer Zachary Bolduc en séries? 🔵⚪️🔴🏆

♬ son original - BPMSPORTSRADIO

Ce qui est probablement le cas.

Et c’est là que le contraste devient difficile à ignorer.

Parce que malgré tout ça, Martin St-Louis continue de défendre son joueur. Publiquement. Calmement. Presque avec conviction.

Il parle de dimension physique.

Il parle de temps passé en zone offensive.

Il parle d’un potentiel encore présent.

Sur papier, ça se tient. Dans la réalité actuelle, ça passe beaucoup moins.

Parce que le dernier match l’a montré sans détour. Aucune mise en échec. Aucun tir. Aucun impact défensif marquant. Un temps de glace limité. Une présence effacée dans un match où plusieurs tentaient justement d’envoyer un message avant les séries.

Lui n’en a envoyé aucun.

Et pourtant, il reste dans la discussion.

C’est là que le malaise s’installe.

Pas dans une décision isolée, mais dans l’impression que certaines règles ne s’appliquent pas à tout le monde. Qu’un joueur peut continuer à être utilisé malgré des performances qui, chez d’autres, mèneraient directement à une place dans les estrades.

Ce sentiment-là, il ne vient pas de nulle part.

Il vient de l’accumulation.

Des matchs où il passe inaperçu.

Des séquences où il ne s’impose pas.

Des occasions manquées de prendre sa place dans un moment où tout le monde se bat pour la sienne.

Et pendant ce temps, le discours ne change pas.

On parle encore de ce qu’il pourrait être.

Mais en séries, ce qui compte, c’est ce que tu es maintenant.

Pas ce que tu pourrais devenir.

C’est ce qui rend la décision aussi délicate pour l’entraîneur.

Parce que le talent est là. Le gabarit aussi. Sur papier, Kirby Dach coche plusieurs cases qu’on recherche en séries. Taille, portée, habiletés avec la rondelle. Le genre de profil qui peut, en théorie, devenir un facteur.

Mais le hockey ne se joue pas sur papier.

Il se joue dans les coins.

Dans les batailles.

Dans les moments où tu dois t’imposer, même quand ça fait mal.

Et pour l’instant, cette version-là de Dach ne se manifeste pas assez souvent.

Alors la question devient simple.

Est-ce que tu mises sur ce qu’il pourrait t’apporter… ou sur ce que d’autres t’offrent déjà ?

Parce que les séries ne laissent pas de place à l’attente.

Chaque présence compte.

Chaque erreur coûte cher.

Et chaque décision derrière le banc finit par te rattraper.

Martin St-Louis le sait mieux que personne. Il a vécu ces moments-là comme joueur. Il sait à quel point une série peut basculer sur des détails.

C’est pour ça que son choix sera scruté.

Pas seulement pour ce qu’il dit.

Mais pour ce qu’il fait.

Si Kirby Dach est en uniforme au match numéro un, le message sera clair. Le Canadien choisit de croire encore. De miser sur un joueur qui n’a pas encore livré ce qu’on attend de lui.

Si ce n’est pas le cas, ce sera une autre réalité. Une décision froide, basée sur le rendement immédiat.

Dans les deux cas, ça en dira long.

Parce qu’à ce stade de la saison, il n’y a plus de zone grise.

Seulement des décisions… et leurs conséquences.