À Milan, on a eu droit à un drôle de spectacle du côté américain.
Pendant que le tableau des séries se mettait tranquillement en place, avec le Canada solidement installé au premier rang et une route vers les médailles qui s’annonce franchement intéressante, les États-Unis, eux, ont surtout fait parler… leur bouche.
Le moment est devenu viral en quelques secondes : Matthew Tkachuk qui lance à Leon Draisaitl un petit bijou de manque de classe capté par un micro ouvert :
« Toujours la demoiselle d’honneur, jamais la mariée ». Derrière lui, son frère Brady Tkachuk ricane comme si on était dans une ligue de garage.
“Always the bridesmaid eh Leon? Always the bridesmaid, never the bride.” - Matthew Tkachuk to Leon Draisaitl
— Mikey O’ver (@MikeyOver1) February 15, 2026
This may go down as the most elite chirp of all time
Hockey players are just a different breed 😂pic.twitter.com/qnH5ZJUH3a
Oui, on sait : Matthew a battu Draisaitl deux années de suite en finale de la Coupe Stanley. Le “chirp” vient de là. Il est fier. Très fier. Tellement fier qu’il en oublie presque qu’il est aux Jeux olympiques, pas dans un bar de Sunrise après un match des Panthers.
Et c’est exactement ça, le malaise.
Parce que pendant que les Tkachuk jouent aux coqs sur la glace, la réalité du tournoi est beaucoup moins glorieuse pour les Américains.
Soyons honnêtes : les États-Unis n’ont impressionné personne depuis le début de la compétition.
Oui, ils ont gagné.
Oui, ils ont battu l’Allemagne.
Mais dans le contenu?
Dans le rythme?
Dans la domination territoriale?
Rien d’écrasant. Rien qui fait peur.
Et maintenant, selon toute logique, ils devront passer par la Suède dès les quarts de finale, advenant une victoire attendue des Suédois contre la Lettonie.
Un énorme morceau, beaucoup trop tôt.
C’est là que ça devient savoureux.
Pendant que les frères Tkachuk paradent, le bracket, lui, ne ment pas.
Les Américains risquent de se faire servir un quart de finale extrêmement lourd contre la Suède, une équipe structurée, disciplinée, physique, exactement le genre d’adversaire qui ne se laisse pas impressionner par des jokes de cour d’école.
Et comme si le cirque des frères Matthew Tkachuk et Brady Tkachuk ne suffisait pas, leur père Keith Tkachuk a lui aussi offert un moment… disons gênant
. On l’a vu dans les gradins, bières aux deux mains, en train de la caler comme un étudiant de première année complètement chaud après un match de ligue de garage.
Keith Tkachuk appears to be feeling the heat after that Denmark goal 😅 pic.twitter.com/75OGVsWDza
— B/R Open Ice (@BR_OpenIce) February 14, 2026
Sérieusement : très mauvais look. Pendant que ses fils jouent aux garnements sur la glace, le paternel donne l’impression d’être en party dans l’estrade.
Ça peut faire rire deux minutes sur les réseaux sociaux, mais aux Olympiques, ça renforce surtout une image de clan plus intéressé par le show que par la retenue. Encore une fois, la classe ne s’achète pas, et ce genre de scène-là n’aide absolument pas la cause américaine.
Et pendant ce temps-là?
Le Canada est assis confortablement.
Premier du classement.
Différentiel monstrueux.
Chemin beaucoup plus favorable vers le carré d’as.
Le Canada attend tranquillement le gagnant Danemark–Tchéquie, pendant que ses rivaux directs s’apprêtent possiblement à s’éliminer entre eux.
Pour Ottawa, Montréal, Toronto et le reste du pays, c’est le scénario parfait.
Tu laisses les Américains s’user contre la Suède.
Tu regardes ça de loin.
Tu prends des notes.
Et surtout : tu souris.
Parce que pendant que Équipe des États-Unis de hockey masculin joue aux vedettes TikTok, Équipe Canada de hockey masculin fait ce qu’elle fait de mieux : gérer un tournoi.
La différence est là.
D’un côté, tu as des gars qui narguent verbalement, qui se filment avec des mascottes, qui cherchent les moments viraux.
De l’autre, tu as une machine froide qui empile les buts et qui se prépare pour les matchs qui comptent vraiment.
Et désolé, mais la classe, ça ne s’achète pas.
Tu peux bien lancer des pointes à Draisaitl.
Tu peux bien jouer au "tough guy" devant les caméras.
Mais quand tu n’as encore rien gagné aux Olympiques, ça sonne creux.
Très creux.
Chez nous, on appelle ça du karma.
Parce qu’à force de faire les frais, à force de jouer les durs, tu finis toujours par tomber sur plus discipliné que toi.
Et si les États-Unis doivent vraiment passer par la Suède mercredi?
Disons simplement que du côté canadien, personne ne doit dormir mal.
Les Tkachuk peuvent bien se penser drôles.
Mais pendant qu’ils rient, le Canada avance.
Et dans ce tournoi-là, c’est exactement ce qui compte.
Horaire des matchs
Mardi 17 février
France contre Allemagne à 6 h 10
Italie contre Suisse à 6 h 10
Danemark contre Tchéquie à 10 h 40
Lettonie contre Suède à 15 h 10
Mercredi 18 février
Slovaquie contre France ou Allemagne à 6 h 10
Canada contre Danemark ou Tchéquie à 10 h 40
Finlande contre Italie ou Suisse à 12 h 10
États-Unis contre Lettonie ou Suède à 15 h 10
