Mauvaise surprise en conférence de presse: Jacob Slavin exposé publiquement par son coach

Mauvaise surprise en conférence de presse: Jacob Slavin exposé publiquement par son coach

David Garel
Le 2026-05-22

Rod Brind’Amour est reconnu dans toute la LNH pour une chose : il protège ses joueurs.

Même quand ça tourne mal.

Même quand les Hurricanes de la Caroline s’effondrent en séries.

Même quand les critiques deviennent cinglantes.

Mais jeudi soir, après la correction infligée par les Canadiens de Montréal, quelque chose a complètement changé.

Voilà le plus gros signe de panique vu en Caroline depuis longtemps.

Car lorsque ton entraîneur-chef commence à pointer du doigt… le meilleur défenseur défensif de toute la LNH, c’est que la tempête est réelle.

Jaccob Slavin.

Le gars irréprochable.

Le défenseur que plusieurs considèrent comme le meilleur arrière purement défensif du hockey moderne. Le joueur qu’on présente constamment comme une machine défensive, calme, disciplinée, impossible à battre un contre un.

Le gars qui ne fait jamais d’erreurs.

Et pourtant, jeudi soir?

Le Canadien de Montréal l’a complètement mangé tout rond.

Juraj Slafkovský lui a donné une soirée infernale. Ivan Demidov lui a fait mal. Cole Caufield et Nick Suzuki l’ont constamment forcé à jouer sur les talons.

Et Phil Danault a eu l'air de Waynge Gretzky devant lui.

Le pauvre a terminé le match à -4.

Un chiffre impensable pour un défenseur de son calibre.

Ce qui choque encore plus, c’est la réaction de Rod Brind’Amour après le match.

Au lieu de protéger son joueur, au lieu de dire que toute l’équipe avait mal joué collectivement, il a envoyé Slavin sous l'autobus.

“Il a connu un match difficile. Il a été horrible. Je n’ai jamais vu ça en huit ans.”

Imaginez recevoir ça publiquement de ton entraîneur en pleine finale de conférence.

Le pilier défensif numéro un de ton organisation d.truit par ton coach.

Brind’Amour entraîne Slavin depuis huit ans.

Imaginez deux secones. Huit ans à le voir neutraliser Connor McDavid, Auston Matthews, Nikita Kucherov, Jack Eichel, Sidney Crosby.

Huit ans sans jamais ressentir le besoin de dire publiquement qu’il venait de voir quelque chose d’inacceptable.

Et là?

Après un seul match contre les Canadiens de Montréal?

Il craque devant les caméras.

Le message est tellement violent.

Ce que Brind’Amour est en train de dire, c’est simple : notre meilleur défenseur nous a coulés.

Il n’a même pas tenté de maquiller ça avec du langage de coach.

Pas de : “On gagne ensemble, on perd ensemble.”

Au moins, il a visé tout le monde... par la suite...

“En retard de trois buts après dix minutes, c’était une pente abrupte à remonter contre une bonne équipe”, a-t-il admis, encore visiblement ébranlé.

“On leur a laissé trop de passe-droits. N’importe quelle équipe te fera payer pour ça, surtout à ce stade-ci de la saison. On ne les a pas assez respectés : ils ont joué un grand match, ils étaient prêts, et pas nous.”

“On a raté tellement de couvertures, surtout Jacob, je ne sais pas à quoi on pensait”, a-t-il lancé, presque incrédule.

Ça dit tout sur l’état mental des Hurricanes aujourd’hui.

Comme si Slavin était le seul coupable. Faudrait rappeler au coach que son équipe a effectué deux tirs seulement en troisième période.

Pour une équipe connue pour bombarder les gardiens de partout, c’est humiliant comme jamais.

Les vieux fantômes recommencent à revenir: la finale de l’Est est devenue un véritable traumatisme pour la Caroline.

Depuis 2009?

Une fiche de 1-17.

Ça devient plus qu’une coïncidence.

C'est maintenant psychologique.

Et jeudi soir, Rod Brind’Amour avait l’air d’un homme au fond du trou pendant la première période.

Son regard sous le choc face à la journaliste de TNT, Jackie Redmond, disait tout.

Comme quelqu’un qui essayait encore de comprendre ce qu’il venait de voir.

Martin St-Louis venait de faire quelque chose que personne ne croyait possible.

Faire paraître Jaccob Slavin… comme le pire défenseur de toute la LNH...