Maveric Lamoureux avait passé tout l’été à se préparer pour ce moment.
Le défenseur québécois voulait profiter du camp d’entraînement du Mammoth de l’Utah pour franchir une nouvelle étape dans son développement et, surtout, convaincre André Tourigny qu’il était prêt à s’établir pour de bon dans la LNH.
Tout était en place pour tenter sa chance.
À 22 ans, Lamoureux arrivait au camp après une saison importante dans la Ligue américaine. Il avait passé la majorité de la campagne avec les Roadrunners de Tucson, où il avait récolté cinq buts et 15 passes en 65 rencontres.
Son objectif était clair : revenir en Utah avec un jeu plus mature et suffisamment solide pour décrocher un poste régulier parmi les six défenseurs de l’équipe.
Son été avait d’ailleurs été consacré à plusieurs aspects de son jeu. Le défenseur de 6 pieds 6 pouces voulait améliorer son bâton, ses sorties de zone et sa capacité à défendre efficacement. Il avait également ajouté environ 12 livres à sa masse musculaire, atteignant environ 222 livres.
Lamoureux était prêt.
Quelques semaines avant le début du camp, il parlait même avec enthousiasme de cette nouvelle saison. Le Québécois voulait profiter de chaque occasion pour se rapprocher de son objectif. Il avait aussi une motivation supplémentaire avec Caleb Desnoyers, autre joueur québécois qui tentait de se tailler une place avec le Mammoth.
Les deux jeunes avaient développé une belle proximité depuis leur rencontre au camp précédent.
Ils rêvaient même de jouer ensemble en Utah et, éventuellement, de partager le même logement.
Cette possibilité devra maintenant attendre.
Lamoureux s’est blessé à l’épaule lors d’un match préparatoire contre les Kings de Los Angeles, le 23 septembre. Le diagnostic est finalement tombé lundi : le défenseur a dû subir une opération pour réparer son épaule disloquée.
La période d’absence annoncée est de quatre à six mois.

Pour un joueur qui voulait profiter du camp pour gagner une place dans la LNH, le timing est particulièrement difficile.
André Tourigny a d’ailleurs reconnu la déception entourant cette situation. L’entraîneur-chef du Mammoth a expliqué que Lamoureux allait rester avec l’équipe en Utah, mais qu’il perdrait malheureusement du temps de développement important.
Cette absence pourrait donc lui faire manquer une grande partie de la saison.
Lamoureux avait déjà goûté à la LNH au cours des deux dernières campagnes. Il a disputé 20 matchs avec le Mammoth, récoltant un but et trois passes, tout en accumulant 44 minutes de pénalité.
Son parcours avait commencé en 2022, lorsqu’il avait été sélectionné au 29e rang par les Coyotes de l’Arizona. Depuis, le géant de Laval travaille pour transformer son potentiel en présence régulière dans le meilleur circuit au monde.
Il devra maintenant patienter.
La blessure ne remet pas automatiquement en question son avenir, mais elle lui enlève une occasion importante de montrer ses progrès devant Tourigny et les dirigeants de l’Utah. Son développement devra se poursuivre autrement pendant sa réadaptation.
Pour un jeune joueur qui avait consacré son été à prendre de la masse, améliorer son jeu défensif et préparer son troisième camp en Utah, le coup est difficile à encaisser.
Le scénario aurait pu être complètement différent.
Lamoureux devait se battre pour une place. Desnoyers devait lui aussi tenter de percer. Les deux Québécois rêvaient de vivre cette expérience ensemble.
Au lieu de commencer la saison avec ses coéquipiers, Lamoureux devra regarder les premiers matchs depuis l’extérieur.
Son objectif reste toutefois le même.
S’établir dans la LNH.
Simplement, son chemin vers cet objectif vient de prendre un détour de plusieurs mois.
