Méga transaction dans la division du CH: Kent Hughes n'a pas peur

Méga transaction dans la division du CH: Kent Hughes n'a pas peur

Par David Garel le 2026-01-19

La division Atlantique explose sur le marché des transaction… et le Canadien refuse de paniquer.

Quand on regarde le classement de la division du CH ce matin, une chose saute aux yeux : personne n’est confortable.

Cinq équipes occupent déjà des positions donnant accès aux séries, puisque les Bruins de Boston et les Sabres de Buffalo sont actuellement dans le portrait des équipes repêchées, pendant que Toronto n’est qu’à un seul point du cut.

Quant aux Panthers de la Floride, doubles finalistes consécutifs de la Coupe Stanley, ils ne seront jamais une équipe qu’on peut rayer d’un revers de main.

Dans un tel contexte, chaque défaite devient lourde de conséquences. Et chaque victoire partielle, insuffisante. Résultat : la division Atlantique est en train de devenir l’une des plus agressives de la LNH à l’approche de la date limite des transactions du 6 mars.

Et ça commence déjà à brasser.

Selon Frank Seravalli, les Maple Leafs de Toronto sont plus actifs que jamais dans le dossier Dougie Hamilton. Le défenseur droitier des Devils du New Jersey représente exactement ce que Toronto recherche : du prestige, du nom, du statut… quitte à refaire le même pari qu’à répétition.

À Toronto, on n’a jamais eu peur de frapper des coups de circuit médiatiques, même quand la logique hockey ne suit pas toujours.

Du côté de Detroit, le ton est encore plus clair : Steve Yzerman est en mode attaque. Les Red Wings sont profondément impliqués dans le dossier Elias Pettersson, un joueur qui suscite aussi l’intérêt de Los Angeles, Chicago, Utah et Ottawa.

Detroit regarde aussi du côté de Mika Zibanejad, pendant qu’Ottawa, de son côté, cherche désespérément un vrai centre établi pour stabiliser son top-6 et accélérer son cycle compétitif.

Même chose chez les Sénateurs : on regarde vers des centres vedette pour solidifier la colonne vertébrale, pendant que tout indique que la patience a atteint ses limites.

En Floride, on rêve à Evgeni Malkin et Artemi Panarin.

Bref : la division veut frapper fort, maintenant.

Le marché s’emballe… mais pas à Montréal.

Pendant que tout ce beau monde s’agite, le Canadien de Montréal adopte une posture radicalement différente.

Selon ce qui circule dans l’entourage de la ligue, et ce que plusieurs informateurs, dont Pierre LeBrun, laissent entendre, Kent Hughes n’est pas pressé. Pas du tout. Le message est clair : si le bon coup n’est pas là, il n’y aura pas de coup.

Contrairement à Detroit ou Toronto, le Canadien refuse de surpayer pour un nom. Oui, Montréal surveille des profils précis comme Blake Coleman ou Kiefer Sherwood, des joueurs capables d’amener du papier sablé, de l’énergie et une identité plus lourde en séries.

Mais il n’est pas question de vider la banque pour un centre vedette, même si les rumeurs abondent.

Pourquoi? Parce que l’organisation croit encore au développement interne. Elle croit qu’Oliver Kapanen peut évoluer. Elle accepte que le chemin soit moins rapide… mais plus stable.

Ce qu’on voit présentement dans l’Atlantique, ce sont deux visions qui s'affrontent.

D’un côté, Toronto, Detroit et Ottawa veulent accélérer, quitte à prendre des risques majeurs, quitte à payer plus cher aujourd’hui pour régler des problèmes structurels qui durent depuis des années.

De l’autre, Montréal observe. Analyse. Évalue. Et refuse de paniquer sous la pression du classement.

Le Canadien sait une chose : un mauvais échange fait plus de dégâts qu’une saison imparfaite. Et dans une division aussi serrée, la tentation est grande de faire un geste irréversible juste pour rester dans la course.

Le calme avant la tempête?

Est-ce que Kent Hughes finira par bouger? Peut-être.

Est-ce qu’il suivra la folie ambiante de l’Atlantique? Très peu probable.

Mais une chose est certaine : la division s’apprête à se transformer d’ici le 6 mars. Et même si le Canadien semble en retrait aujourd’hui, il devra vivre avec les conséquences des coups de circuit tentés par ses rivaux… qu’ils réussissent ou qu’ils explosent au bâton.

Parce qu’à Montréal, on ne veut pas gagner la date limite.

On veut gagner le cycle complet.

Et c’est exactement pour ça que le Canadien regarde la tempête… sans encore y plonger.