Mépris en salle de presse: Martin St-Louis ridiculise un journaliste devant tout le monde

Mépris en salle de presse: Martin St-Louis ridiculise un journaliste devant tout le monde

Par David Garel le 2026-05-05

La séquence est tendue. Ça s’entend. Ça se sent. Et surtout, ça ne ressemble pas à une simple question d’après-match.

Tout part de la question de Simon-Olivier Lorange de La Presse, l'ennemi public numéro un de Martin St-Louis :

« Qu’est-ce que vous avez vu dans l’analyse? Qu’est-ce qui a fait en sorte que vos joueurs n’ont pas produit à cinq contre cinq contre le Lightning? Qu’est-ce qui pourrait les aider? »

Et là, immédiatement, Martin St-Louis ne répond pas directement. Il renverse la question pour ridiculiser le journaliste.

« Oui… mais les top joueurs de l’autre bord, ils ont-tu produit à cinq contre cinq dans les trois dernières games? »

Ouch. Le ton est arrogant, méprisant, pour marcher sur son ennemi.

Le journaliste bégaie. Il tente de ramener ça à son point initial.

« Non, non, je sais…mais c'était pas ça ma question. »

Pauvre petit.

Voici l'extrait vidéo malaisant au possible:

Mais St-Louis coupe et impose son angle :

« Je vais te remettre en perspective. Mon point, c’est qu’il n’y avait pas beaucoup d’espace. »

Et là, il déroule. Calmement. Fermement. Mais surtout de manière condescendanrte.

« Les deux équipes se défendaient très fort. »

« Les deux équipes ne faisaient pas beaucoup de revirements. »

« C’était 1-0, c’était 2-1… c’était des games défensives. »

Ce qu’il fait ici est important : il déplace complètement le débat. On n’est plus dans “pourquoi mes meilleurs joueurs n’ont pas produit”, mais dans “le contexte rendait la production presque impossible”.

Et il enchaîne avec sa vraie défense :

« Quand t’as des top guys qui sont capables de jouer ce genre de game-là… leur souci, c’est d’aller chercher un gros but. »

« Mais la game demandait de jouer défensivement. C’est ça qu’on a fait. »

Puis la phrase clé, celle qui protège directement ses joueurs comme Cole Caufield :

« Les top guys sont capables de faire ça. Ça, c’est une bonne recette. »

Même sans production, ils ont bien joué.

Il va même plus loin en donnant un exemple concret :

« Game 6… Cole a-tu eu une chance deux contre un? Il a juste pas marqué. »

Et il ferme la porte, clairement :

« Moi, je suis fier de leur comportement. Même si les statistiques offensives ne disent pas ça. »

C’est une réponse d’entraîneur qui protège.

Mais aussi une réponse d’entraîneur qui refuse de nourrir le narratif médiatique d'un journaliste qu'il méprise au plus haut point.

Parce que la question cherchait une faiblesse individuelle. Simon-Olivier Lorange voulait que St-Louis envoie Caufield sous l'autobus,

Mais le coach a répondu en imposant une lecture collective.

Il ne laisse aucune ouverture pour pointer ses joueurs.

Il ne laisse aucune prise pour alimenter les critiques sur ses top guns.

Et surtout, il refuse de jouer le jeu du blâme.

Ce n’est pas juste une réponse.

C’est une leçon. Dans tes dents Lorange...