Mère abandonnée avec deux enfants: Samuel Montembeault à la une du Journal de Montréal

Mère abandonnée avec deux enfants: Samuel Montembeault à la une du Journal de Montréal

Par David Garel le 2026-03-13

Le débat autour de Samuel Montembeault vient de franchir un nouveau niveau à Montréal. Et cette fois, ce n’est pas un partisan anonyme sur les réseaux sociaux. C’est le journaliste Jean‑Nicolas Blanchet qui a lancé une charge brutale dans les pages du Journal de Montréal.

Une chronique sans pitié.

Une chronique qui dit tout haut ce que plusieurs commencent à penser tout bas : il faut arrêter de traiter Montembeault comme une victime.

Blanchet commence pourtant par admettre que la situation fait mal à regarder.

« Ça fait de la peine de voir Samuel Montembeault l’avoir autant échappé. J’ai envie d’avoir de la peine pour lui. »

Mais très vite, le ton change.

Parce que pour lui, cette vague de sympathie qui entoure le gardien du Canadiens de Montréal commence à dépasser les limites.

« Il n’opère pas à cœur ouvert. Sa vie n’est pas en danger. Il vit un échec. C’est tout. Comme tellement de monde. »

Et c’est là que Blanchet utilise une comparaison qui a frappé énormément de lecteurs.

Selon lui, il faut garder les choses en perspective.

« Comme la maman qui vient de se faire domper avec deux jeunes enfants et un salaire insuffisant pour garder sa maison. »

Ouch. Le mesage est sans piti.: la vie est dure pour bien du monde.

Et Montembeault ne mérite pas un traitement spécial.

« Samuel Montembeault ne mérite pas plus de pitié ou de sympathie que n’importe qui devant un échec. »

La critique est d’autant plus dure que Blanchet rappelle une réalité troublante : il y a à peine un an, Montembeault faisait partie des meilleurs dans son domaine.

« Il y a un an, il était un des meilleurs au monde dans ce qu’il fait. Ce n’était pas de la chance. »

Alors comment expliquer une chute aussi brutale?

Pour Blanchet, la réponse est claire.

« La seule conclusion, c’est qu’il a perdu sa confiance et qu’il est frappé par l’anxiété de performance. »

Selon lui, c’est le cerveau qui joue des tours au gardien.

Et dans un poste aussi stressant que celui de gardien du Canadien, l’effet peut devenir dévastateur.

Blanchet explique que l’anxiété peut provoquer toute une série de réactions physiques : tensions musculaires, tremblements, vision périphérique réduite, perte de coordination, décisions impulsives.

Autrement dit, tout ce qu’un gardien de la LNH ne peut pas se permettre.

« Quand tu es un gardien de la LNH, ça ne marche pas. »

Le chroniqueur va même jusqu’à raconter sa propre expérience pour illustrer ce phénomène. Lorsqu’il jouait au baseball junior élite, il avait lui-même vécu un épisode d’anxiété de performance au troisième but.

Une manche catastrophique.

Quatre erreurs.

Et un souvenir qui le hante encore près de vingt ans plus tard.

« Je voulais me transformer en perceuse pour tourner et disparaître dans le sol. »

Sûrement que Montembeault veut disparaître en entendant tous les analystes québécois vouloir qu'il débarrasse le plancher:

Selon lui, c’est exactement ce type de spirale mentale qui peut frapper un athlète professionnel.

Et quand ça arrive à Montréal… la pression devient exponentielle.

Pendant ce temps, la réalité sportive continue d’avancer.

Les jeunes gardiens Jacob Fowler et Jakub Dobeš prennent de plus en plus de place dans le portrait du Canadien.

Mais Blanchet refuse de conclure que tout est terminé pour Montembeault.

Au contraire.

Il croit que le gardien peut encore rebondir.

« Je pense qu’on va revoir le vrai Samuel Montembeault. Je ne sais pas quand, mais ça va arriver. »

Mais une chose est claire : selon lui, ça ne sert à rien de précipiter ce retour.

Parce que les problèmes qui se jouent dans la tête ne disparaissent pas en claquant des doigts.

Et pendant que Montembeault tente de retrouver ses repères… le filet du Canadien continue de tourner.

Et les mères solitaires continuent de tenter de rejoindre les deux bouts. Après tout, une mère "dompée" doit être prise en pitié.

Pas Samuel le "chokeux" et son salaire de 3,15 M$ par année.