Le message est clair.
Martin St-Louis ne changera pas.
Malgré les critiques qui explosent de partout, malgré les partisans qui parlent d’une équipe trop soft, malgré les analystes qui dénoncent une défensive désorganisée, malgré les défaites contre les Sharks de San Jose et les Ducks d’Anaheim… l’entraîneur du Canadien envoie exactement le signal inverse.
Il persiste.
Et c’est là que la colère commence à monter.
Parce que ce matin, à quelques heures d’un match crucial contre les Bruins de Boston, St-Louis a confirmé ses choix. Et ces choix-là ont fait bondir.
Arber Xhekaj, encore une fois, est laissé de côté.
Le seul défenseur capable d’imposer une présence physique, de protéger ses coéquipiers, de répondre quand ça brasse… est envoyé dans les estrades.
Alors que tout le Québec voulait un combat contre Tanner Jeannot:
XHEKAJ VS JEANNOT À SOIR? pic.twitter.com/dquFlfVIAe
— BPM Sports (@BPMSportsRadio) March 17, 2026
Pendant ce temps, Jayden Struble, un joueur beaucoup moins imposant, beaucoup moins intimidant, revient dans la formation.
Et ce n’est pas tout.
Lane Hutson est encore utilisé à droite.
Encore.
Même si tout le monde voit qu’il est inconfortable de ce côté-là, même si ses erreurs défensives s’accumulent, même si son match contre Anaheim a été extrêmement difficile, St-Louis refuse de le remettre à gauche.
Pire encore, Kaiden Guhle est relégué sur la troisième paire avec Alexandre Carrier.
Oui, Guhle, qui était censé être un pilier défensif, se retrouve maintenant sur une troisième paire.
Et à la place?
Struble monte avec Hutson.
C’est un véritable mélange de cartes.
Voici la réalité du moment :
Matheson - Dobson
Struble - Hutson
Guhle - Carrier
La paire Hutson-Guhle ne fonctionnait tout simplement pas et Carrier-Guhle et Hutson-Struble ont connu d whims moments l’an dernier, en espérant que ce sera Struble qui jouera à droite et non Hutson.
— Paul Ryan (@AvocadoPaul) March 17, 2026
Et encore une fois, Xhekaj regarde le match comme un indésirable qui va manger des "roteux" sur la galerie de presse.
Le message est impossible à ignorer.
Martin St-Louis ne veut pas jouer plus robuste.
Il ne veut pas changer l’identité de son équipe.
Il reste fidèle à sa vision.
Une équipe rapide.
Une équipe talentueuse.
Une équipe offensive.
Mais une équipe qui ne frappe pas.
Une équipe qui ne dérange pas.
Une équipe qui ne protège pas.
Et c’est exactement ce que les critiques dénoncent depuis des semaines.
Une équipe de saison régulière.
Une équipe spectaculaire.
Mais pas une équipe construite pour les séries.
Parce que pendant que les adversaires frappent, s’imposent, protègent leur territoire…
Le Canadien recule.
Encore et encore.
Et malgré ça, St-Louis envoie un message presque arrogant.
Il ne plie pas.
Il ne s’ajuste pas.
Il ne répond pas aux critiques.
Il continue.
Comme si de rien n’était.
Même à l’attaque, on voit cette même logique.
Kirby Dach est blessé pour deux à quatre semaines.
Zachary Bolduc revient dans la formation, aux côtés d’Evans et Texier.
Le reste des trios reste intact.
Caufield - Suzuki - Slafkovsky
Newhook - Kapanen - Demidov
Bolduc - Evans - Texier
Anderson - Danault - Gallagher
Et devant le filet, Jakub Dobes obtient le départ.
Mais ce n’est pas ça qui fait réagir.
C’est le choix en défense.
Encore.
Toujours.
Le refus de s’adapter.
Le refus de mettre plus de robustesse.
Le refus de répondre à ce que tout le monde voit.
Parce que ce que les partisans disent en ce moment est simple.
Le Canadien est trop soft.
Son entraîneur est trop soft.
Et son identité vient directement de lui.
Et au lieu de corriger ça…
Martin St-Louis double la mise.
Dans une ville comme Montréal, ce genre d’entêtement ne passe jamais inaperçu.
Et en ce moment, ça commence à ressembler à un bras de fer entre l’entraîneur… et tout le reste du monde.
