Message sans pitié: Phil Danault averti par Martin St-Louis

Message sans pitié: Phil Danault averti par Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-01-17

Phillip Danault a joué 10 minutes 59 secondes samedi soir à Ottawa. Pour un centre vétéran acquis à prix élevé, c’est la honte.

Ce n’est pas un hasard, ce n’est pas une gestion de fatigue, ce n’est pas un simple concours de circonstances. C’est un message.

Dans cette victoire folle de 6-5 contre les Sénateurs, Martin St-Louis a clairement redessiné sa hiérarchie au centre. Joe Veleno a joué près de 15 minutes. Jake Evans, à son premier match de retour, a été utilisé davantage que Danault.

Même Brendan Gallagher, pourtant en perte de vitesse lui aussi, a terminé avec plus de 12 minutes. Quand un entraîneur réduit un joueur à moins de 11 minutes dans un match serré, rempli d’unités spéciales et de moments critiques, ça veut dire une chose : il ne lui fait plus confiance comme avant.

Et pourtant, paradoxe total, Danault a probablement joué son meilleur match depuis son retour. Il a récolté une passe, il n’a pas été catastrophique défensivement, il n’a pas plombé son équipe. Mais malgré ça, il a été tassé. Parce que le problème est qu'il n'est plus capable de suivre le rythme de la LNH.

Depuis son arrivée à Montréal, Danault glisse dans la hiérarchie. Lentement, puis soudainement. À Ottawa, la réalité a frappé de plein fouet : Joe Veleno est maintenant devant lui. Pas dans les discours, pas dans les conférences de presse. Sur la glace. Dans les minutes. Dans les décisions.

C’est un revirement de situation majeur. Il y a trois semaines, on parlait de Danault comme d’un stabilisateur, d’un centre d’expérience, d’un joueur capable d’aider dans les moments serrés. Aujourd’hui, il est utilisé comme un centre situationnel, presque comme un spécialiste : quelques mises au jeu, un peu de désavantage numérique, puis retour au banc.

La question devient inévitable : que va-t-on faire de Phillip Danault quand Kirby Dach reviendra? Parce que la réponse commence à se dessiner toute seule. Ce sera entre Danault et Gallagher. Et à Montréal, pour des raisons évidentes de culture, de respect et de symbole, Gallagher ne sortira pas facilement. Danault, lui, malgré son nom, malgré son passé, malgré son salaire, n’est plus intouchable.

Et parlons-en, du salaire. 5,5 millions $ l’an prochain. Dans un contexte où le Canadien devra gérer l’arrivée de jeunes comme Michael Hage, la congestion offensive avec le contrat de Texier et les retours de Kirby Dach, Patrik Laine (et Alex Newhook en mars) et possiblement une autre acquisition majeure sur le marché des transactions, ce contrat devient lourd très rapidement. Surtout pour un joueur qui joue 10 minutes par match.

Le plus ironique dans tout ça? Danault n’a pas mal joué samedi. Mais il a joué comme un joueur en fin de priorité. Utile, mais remplaçable. Correct, mais non essentiel. Et c’est exactement ce que son temps de glace raconte.

La victoire du Canadien à Ottawa est énorme au classement. Mais en coulisses, un autre match s’est joué. Un match silencieux, sans but, sans controverse, sans citation choc. Un match de hiérarchie.

Et Phillip Danault vient de le perdre.

Ce qui semblait impensable il y a un mois est maintenant clair comme de l’eau de roche : Joe Veleno passe avant Danault dans l’ordre des centres. Et quand les blessés vont revenir, la chaise musicale va s’arrêter.

La question n’est plus si Danault va sortir.

La question, maintenant, c’est quand. Il est averti...